PS: Les détails sur la convention d'investiture de François Hollande

POLITIQUE Le rassemblement est en marche, c'est ce que veut montrer le PS...

Maud Pierron

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François Hollande lors de son meeting à Paris le 13 octobre 2011.
François Hollande lors de son meeting à Paris le 13 octobre 2011. — PATRICK KOVARIK / AFP

La parenthèse des primaires se referme définitivement samedi, à la Halle Freyssinet de Paris (13e), avec la Convention d’investiture du candidat socialiste. Moins d’une semaine après la désignation de François Hollande qui a récolté plus de 56% des voix. Dès lundi, les équipes du candidat et de la Première secrétaire Martine Aubry se sont vues pour négocier chaque détail sur le déroulement de ce grand raout. Car sous l’œil de dizaines de caméras, chaque détail aura son importance politique.

La convention doit acter «le rassemblement et la mobilisation derrière François Hollande», selon Olivier Faure, un de ses conseillers en communication et non  «le lancement de sa campagne», insiste-t-il. «L’idée est de matérialiser l’état d’esprit qui prévaut depuis dimanche», renchérit David Assouline, proche de Martine Aubry et secrétaire national à la communication du PS, qui suit le dossier depuis le début.

Pas de show à l’américaine

Prévue de longue date, cette manifestation avait été initialement pensée par la direction du PS comme un grand show à l’américaine, comme Barack Obama et Hillary Clinton ont pu le faire, prouvant ostensiblement la réconciliation entre tous les ex-concurrents et lançant la campagne du candidat. Coût estimé: 500.000 euros (lire par ici). Trop pour  François Hollande et ses équipes qui dès lundi ont demandé de revoir à la baisse le devis, jugeant que le score net et l’attitude rassembleuse de Martine Aubry dès dimanche soir ne nécessitent pas cette débauche pécuniaire.

Va donc pour une convention type meeting taille XXL. La Halle Freyssinet sera configurée pour accueillir 5.000 personnes. Des militants, bien sûr, mais pas seulement. «Les primaires étaient un processus ouvert, la convention ne pouvait être tournée vers les seuls socialistes», juge Olivier Faure. Et pas d’inquiétude, si la salle est pleine, les curieux pourront suivre la convention devant l’esplanade où sera installé un écran géant.

Tous les anciens candidats aux primaires seront là, ainsi que tous les anciens Premier ministres socialistes, pour marquer le coup. Rémi Féraud, le Premier secrétaire de la Fédération de Paris ouvrira le bal, il sera suivi par la présidente du MJS, Lauriane Deniaud. Jean-Pierre Mignard, le président de la Haute autorité des primaires prendra la parole pour proclamer les résultats du processus, détaille David Assouline.

Négociations sur l’ordre de passage

Ensuite ce sera au tour des ex-candidats. C’est là que ça s’est gâté et qu’il a fallu ménager les susceptibilités des uns et des autres. Martine Aubry, en tant que Première secrétaire et non ex-«impétrante» ouvrira le bal par un discours. Suivront par ordre alphabétiques les autres ex-candidats. Enfin presque, puisque Ségolène Royal, en tant qu’ancienne candidate socialiste à la présidentielle a obtenu une dérogation et parlera juste avant François Hollande. L’ordre de prise de parole sera donc le suivant: Jean-Michel Baylet, Arnaud Montebourg, Manuel Valls et Ségolène Royal. LA star de la soirée, François Hollande, prendra la parole en dernier. Au menu: «le rassemblement» et ses grands thèmes. En tout cas, «pas de discours programmatique ni d’innovation intellectuelle», ajoute Olivier Faure. Ça attendra le lancement de sa campagne.

Pour le plus grand bonheur des habitués des meetings socialistes, les deux hymnes du parti résonneront entre les murs de la Halle Freyssinet. François Hollande entrera sous les vivats non pas au son de Rost, comme lors de ses réunions publiques, mais avec l’air «Il est temps, il est l’heure». En conclusion, ce sera la musique sans parole d’Alex Baupain. Entre les deux, le show aura duré 2h30.