Quand Valérie Trierweiler se décide à évoquer sa vie avec François Hollande

PEOPOLITIQUE Elle sera «plus utile comme ménagère de moins de 50 ans» que comme conseillère, assure-t-elle au «Nouvel Observateur»...

20minutes.fr

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François Hollande et Valérie Treirweiler le 16 octobre 2011, à Paris.
François Hollande et Valérie Treirweiler le 16 octobre 2011, à Paris. — SIPA

Pour la première fois, Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, évoque sa vie aux côtés du candidat socialiste à la présidentielle pour le Nouvel Observateur. Leur relation date de 2006 mais le député de la Corrèze, réticent à parler de sa vie privée, ne l'a officialisée qu'à l'automne 2010. Sollicitée depuis longtemps par l'hebdomadaire et nombre de journalistes, elle promettait de parler seulement «le jour où elle ne pourrait plus faire autrement». Le 16 octobre, soir de la désignation de son compagnon, elle poste sur son compte Twitter: «A mes amis journalistes et photographes, laissez moi le temps. Le temps de comprendre et d'apprendre. Mais j'apprendrais vite!».

 
A l'Obs, la journaliste de Paris-Match et de Direct 8 raconte son «histoire exceptionnelle» avec celui qu'elle connaît, pour des raisons professionnelles, depuis les années 80. Elle a 23 ans, lui jeune député, 34 mais déjà il connaît bien les journalistes. «Je l’ai vouvoyé jusqu’à la dernière minute», précise-t-elle. Et puis un jour, leur relation professionnelle est devenue une complicité, «qui, un jour, se transforme en coup de foudre», dévoile-t-elle. «On y a résisté, c’était l’interdit total. J’étais mariée, il n’était pas libre et c’était un homme politique».
 

Elle rectifie l'histoire officielle

Valérie Trierweiler revient sur un épisode, notamment rapporté par Serge Raffy dans son livre sur François Hollande et dont la narration l'a mise hors d'elle: l'interview de Ségolène Royal à Paris-Match, en 1992, à la maternité alors qu'elle vient d'accoucher de la petite Flora. L'interview est cosignée, précise-t-elle. «Ma consœur, chef du service people de "Match", est allée à la maternité, pas moi. L’interview s’est faite par fax et via l’attachée de presse. C’est tellement plus romanesque de me faire aller à la maternité… Il faut s’en tenir aux faits!», rectifie-t-il.
 
Et maintenant, elle sera peut-être la prochaine première dame. «Sa mue, François l’a faite. Moi, pas totalement», reconnaît-celle qui doit faire avec une ex, Ségolène Royal, qui s'annonce très présente dans l'entourage de François Hollande dans les mois voire les années à venir. Sur le ralliement de la présidente de la région Poitou-Charentes dans l'entre-deux tour à François Hollande, elle commente: «Politiquement, c’était dans l’ordre des choses. Sur le plan personnel, elle montre pour la première fois qu’elle a refermé la porte sur le passé». 
 

«Rôle d'accompagnement»

«Je serai dans un rôle d’accompagnement . Je lui suis plus utile comme ménagère de moins de 50 ans - référence d’une journaliste qui travaille aussi à la télévision sur Direct 8 - que comme conseillère politique. C’est un excellent stratège, il n’a pas besoin de moi», développe-t-elle. Et d'ajouter: «On n’est pas toujours d’accord. Je le dis de façon franche».