Copé tire à l'arme lourde contre Montebourg et les primaires

POLITIQUE Le secrétaire général de l'UMP dénonce un homme «au discours extrémiste» qui profite du soutien du FN...

Alexandre Sulzer
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Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, s'exprime durant une réunion publique, le 7 juin 2011 à Marcq-en-Baroeul (Nord).
Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, s'exprime durant une réunion publique, le 7 juin 2011 à Marcq-en-Baroeul (Nord). — P.HUGUEN / AFP

L’heure de la contre-offensive a sonné pour l’UMP. Enervé par la couverture médiatique des primaires socialistes -aussi bien sur le temps d’antenne que sur la bonne note attribuée par les médias à leur organisation- le secrétaire général du parti, Jean-François Copé, a annoncé ce mercredi matin un «programme d’action». Premier temps: les journées parlementaires qui se tiendront à Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire) jeudi et vendredi. Second temps: la création d’une cellule «ripostes», tenue de contrer les arguments socialistes, avec comme porte-flingues Valérie Rosso-Debord, Sébastien Huyghe ou encore l’ex-flic Bruno Beschizza. De quoi «prendre la main contre la gauche et l’extrême droite».

Car l’un et l’autre seraient en collision, si l’on en croit Jean-François Copé qui a concentré ses attaques sur Arnaud Montebourg. Un homme «pas anodin», «au discours extrémiste». Sa démondialisation serait ainsi «l’expression d’un courant populiste qui en appelle à la fermeture des frontières et à l’expropriation des banques», une mesure qui aurait été mise en œuvre une seule fois dans l’histoire, par «les Bolcheviks en 1917».

«C’est frais, c’est merveilleux, c’est Montebourg!»

Mais ce qui titille Jean-François Copé, c’est surtout «le soutien de choc» dont bénéficierait Arnaud Montebourg «en la personne de Marine Le Pen». Cela devrait créer un «problème de conscience majeur» au PS. Jean-François Copé attend que les deux candidats socialistes aux primaires soient interrogés ce soir dessus.

Et «on ne se contentera pas de réponses évasives». Ultime attaque contre Arnaud Montebourg qui aurait pris en «otage» le futur candidat: son cumul des mandats. «Le type, il est député et président du conseil général!», s’exclame Jean-François Copé qui pointe que le combat contre le cumul des mandats est un cheval de bataille de son adversaire socialiste. Et s’énerve qu’aucun média ne le coince là-dessus: «c’est frais, c’est merveilleux, c’est Montebourg!»