Primaire PS: Il faudra faire un choix dimanche

SCRUTIN Le parti d'opposition invite tous les citoyens à élire son candidat à la présidentielle...

Matthieu Goar

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Illustration isoloir, bureau de vote.
Illustration isoloir, bureau de vote. — GILLES VARELA / 20 MINUTES

Opération scrutin ouvert au PS. Dimanche, le principal parti d’opposition invite tous les citoyens qui adhèrent aux valeurs de la gauche à venir choisir leur candidat à l’élection présidentielle. Cette procédure, inspirée des primaires américaines et des primaires italiennes de 2005, a été voulue par les militants qui l’ont ratifiée à 68%. Ce scrutin inédit est riche d’inconnues.

Quelle participation?

Il est impossible de répondre à cette question même si les socialistes ont vu large en mettant en place plus de 9.000 bureaux de vote. Officiellement, les dirigeants du parti et les candidats ont fixé le seuil de réussite des primaires à un million de participants.

Moins, «ce serait une déception», confie François Hollande. Récemment, Jean-Michel Baylet a parlé de deux millions, alors qu’Arnaud Montebourg s’est parfois pris à rêver de quatre millions de votants. Un total qui ne sera atteint que si le peuple de gauche, rural comme urbain, bobo comme popu, s’empare de l’événement.

Le Front de gauche et Europe Ecologie-Les Verts ayant refusé de participer aux primaires, leurs militants sont partagés. Rencontrés sur le terrain, certains veulent «peser sur la décision» et d’autres préfèrent «laisser les socialistes à leur tambouille». Un succès populaire apporterait un souffle au candidat.


L’organisation va-t-elle suivre?

De nombreux votes-tests ont été effectués. A chaque fois avec succès. Mais la dizaine de personnes qui gère chaque bureau aura du travail (faire signer la charte émarger les listes électorales, etc.). Et, si le succès est au rendez-vous, il peut y avoir un risque d’engorgement. Autre défi: faire remonter les résultats rapidement pour que Solférino les centralise au plus vite.


Quel écart entre les candidats?
Comme personne ne peut prédire qui va se déplacer, les sondages n’ont eu qu’un caractère indicatif. «Vu le nombre de candidats, il est presque impossible de ne pas avoir de second tour», glisse un hollandais. Les résultats du premier tour seront observés à la loupe. Si un favori domine, les choses se décanteront assez vite. Mais en cas de résultats serrés, la semaine prochaine pourrait être celle de toutes les tractations, avec un nouveau risque de tensions. Réponse à toutes ces questions dimanche soir.