Primaire PS: Martine Aubry sur les pas de François Mitterrand

PRESIDENTIELLE La candidate socialiste s'est montrée très confiante sur l'issue du scrutin de dimanche...

Matthieu Goar

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Martine Aubry s'est esprimée devant ses partisans au gymnase Japy, à Paris, le jeudi 6 octobre 2011.
Martine Aubry s'est esprimée devant ses partisans au gymnase Japy, à Paris, le jeudi 6 octobre 2011. — CHAMUSSY/SIPA

Debout sur les chaises ou penchés à la balustrade, drapeaux à la main et pancarte à bout de bras, les partisans de Martine Aubry ont resserré les rangs, jeudi soir à Paris. «Depuis quelques jours, j’ai de plus en plus de bonheur et de force à aller vers cette échéance. Vous êtes cette force et cet enthousiasme», a scandé la candidate, accueillie par des «Martine, présidente!».

A deux jours d’un scrutin décisif pour son avenir politique, la maire de Lille a cultivé son image de femme politique à l’identité fermement ancrée à gauche. «Ils (la droite) passent leur temps à écouter les journalistes. Nous, nous écouterons simplement les Français, notamment quand ils seront dans la rue. Nous dialoguerons avec les organisations syndicales, nous aiderons les associations», a martelé Aubry, dans le vieux gymnase Japy du 11e arrondissement. Un lieu symbolique, à deux pas du métro Charonne, où huit militants de gauche avaient trouvé la mort en 1962 lors d’une manifestation réprimée par la police de Maurice Papon. «Ils étaient nos camarades et nos frères. Ils portaient nos valeurs», a rappelé la candidate, citant lors de son discours Mitterrand, dont les images de la victoire de 1981 avaient ouvert la soirée, avant de taper sur la majorité.

«Il faut tourner la page du sarkozysme, mais aussi celle du néolibéralisme. Ce sont les deux versants d’une même montagne.» Aubry a déroulé son programme devant sa garde fidèle, Laurent Fabius, Benoît Hamon et Bertrand Delanoë, l’actrice Virginie Ledoyen ou Axel Kahn. «Il serait singulier qu’il n’existe pas de féminin au mot président», a lancé le généticien à la tribune. Les partisans d’Aubry ne l’imaginent même pas.