Enquête sur Valérie Trierweiler: Claude Guéant porte plainte contre «L'Express»

JUSTICE Selon le magazine, la compagne de François Hollande a été la cible d'une enquête de police...

E.O.

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Claude Guéant à L'Assemblée nationale le 7 juillet 2011.
Claude Guéant à L'Assemblée nationale le 7 juillet 2011. — MARTIN BUREAU / AFP

A accusations Express, réaction express. Claude Guéant a décidé ce mercredi de porter plainte contre le magazine pour «diffamation publique à l'encontre d'une administration et diffusion de fausse nouvelle», a indiqué le ministère de l’Intérieur. Cette plainte survient après la publication d’un article affirmant que Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, a été espionnée par la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris.

Cette plainte contre L'Express va être déposée «très rapidement», a ajouté Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère, confirmant une information d'Europe 1.

Valérie Trierweiler«abasourdie»

Selon l’hebdomadaire «des sources policières concordantes, à plusieurs niveaux hiérarchiques» affirment que  «des fonctionnaires triés sur le volet (…)  ont reçu l'ordre d'enquêter sur Valérie Trierweiler» début 2011. Ils cherchaient à «établir une note biographique fouillée sur (elle), y compris sur son réseau relationnel», a indiqué une source policière au magazine. L’information a été démentie dès mardi par la préfecture de police de Paris.

«Lorsqu'on a des accusations à formuler, on les précise, on apporte des preuves, on saisit l'autorité hiérarchique ou judiciaire selon les cas. Mais les insinuations, ça suffit», avait réagi Claude Guéant mardi, tout en soulignant que si l'enquête était «avérée», il  serait «indigné». Le Parti socialiste a de son côté demandé l’ouverture d’une enquête.

Mardi, Valérie Trierweiler s'est quant à elle déclarée auprès de l'AFP «abasourdie» puis, par la voix de son avocate, «très choquée d'apprendre qu'une enquête ait pu être ordonnée et effectuée, aux fins de fouiller sa vie privée». Pour elle, «le démenti opposé par la PP de Paris ne suffit pas à dissiper son trouble». Elle n'excluait «aucune voie, y compris judiciaire, pour que cette affaire soit élucidée».