Présidentielle 2012: La compagne de François Hollande aurait été espionnée

ESPIONNAGE Selon L'Express, la journaliste Valérie Trierweiler aurait fait début 2011 l'objet d'une investigation sur son passé et son entourage par la préfecture de police de Paris, qui dément...

Anne-Laëtitia Béraud

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La journaliste Valérie Trierweiler, compagne de Francois Hollande, suit Francois Bayrou, le président du  Modem, lors de sa visite au salon international de l'élevage a Rennes, le 12 septembre 2011.
La journaliste Valérie Trierweiler, compagne de Francois Hollande, suit Francois Bayrou, le président du Modem, lors de sa visite au salon international de l'élevage a Rennes, le 12 septembre 2011. — L. LE SAUX/SIPA

La compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler, dans le viseur de la police ? Selon L’Express, qui met en avant «des sources policières concordantes, à plusieurs niveaux hiérarchiques», des personnels de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris auraient enquêté, début janvier 2011, sur Valérie Trierweiler, journaliste à Paris Match et compagne du leader socialiste.

«Il s'agissait d'établir une notice biographique fouillée sur Mme Trierweiler, y compris sur son réseau relationnel», assure une source citée par l’hebdomadaire. La préfecture de police de Paris a publié communiqué,  démentant «catégoriquement» l’information «selon laquelle des services de police auraient été chargés d’enquêter sur la compagne d’un candidat à l’élection présidentielle». L’institution «se réserve toutes les voies de droit utiles», indique-t-elle par ailleurs.

Les notes sur les personnalités du monde politique, des médias ou du spectacle devraient être une pratique révolue, après plusieurs scandales révélés dans les années 1990. Depuis la fusion de la Direction de la sécurité du territoire et des Renseignements généraux, le travail au service de renseignement intérieur est recentré sur des missions de protection des «intérêts fondamentaux de la nation», par exemple la lutte contre le terrorisme.

L'information a fait réagir des personnalités politiques. Harlem Désir, premier secrétaire du PS par intérim, réclame l'ouverture d'une enquête sur cet espionnage présumé, et demande à Claude Guéant, ministre de l'Intérieur, de s'expliquer. Le ministre s'est d'ailleurs exprimé, déclarant à l'AFP que «cela n'est pas avéré» et que «si c'était avéré, je serais indigné».