Primaires PS: Des candidats à la chasse aux voix

PRESIDENTIELLE Les prétendants à l'investiture socialiste n'ont plus que six jours pour mobiliser...

Matthieu Goar

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François Hollande était hier en déplacement à Savigny-le-Temple, en Seine-et-Marne.
François Hollande était hier en déplacement à Savigny-le-Temple, en Seine-et-Marne. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Plus de temps à perdre. Bien calé sur un moto-taxi, un de ses moyens de transports favoris, François Hollande déboule à Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne). Au programme, un petit discours à la mairie, une visite du commissariat puis de la maison de la justice et du droit, des discussions impromptues avec les habitants…

«Je verrai dimanche si je suis aussi bien accueilli avec les électeurs, badine l'ancien premier secrétaire. Il faut qu'il y ait le plus de monde possible à venir voter. Ces primaires sont un test de confiance.» Toute la semaine, Hollande sera sur le terrain avec l'objectif de mobiliser. Aujourd'hui à Grenoble pour évoquer la recherche, mercredi dans sa ville natale de Rouen, jeudi à Toulouse pour son dernier grand meeting, vendredi à Dunkerque, samedi à Nancy pour parler de l'industrie… N'en jetez plus.

Pour le favori, il s'agit d'occuper le terrain, une tactique dont il use depuis presque un an, afin de «sentir la France». «Je demande aux électeurs de choisir celui qui a le plus de chances de faire gagner la gauche», appelle-t-il à six jours du scrutin.

100.000 appels?

Même s'ils se déplaceront de façon moins frénétique, ses concurrents ne sont pas en reste. Martine Aubry sera elle aussi sur la route, dans le Pas-de-Calais ou en Alsace. La candidate a décidé de lancer ses troupes à la chasse aux électeurs. Les «volontaires» qui se sont engagés auprès d'elle ont ainsi la mission de contacter sept de leurs proches pour les inciter à aller voter. Au final, le but est de toucher 100.000 électeurs potentiels.

«Il s'agit de leur expliquer que les sondages actuels ne sont pas du tout fiables, mais aussi de faire passer le message que Martine, elle aussi, peut battre Nicolas Sarkozy», détaille Olivier Dussopt, l'un des porte-parole de la candidate. Même optimisme du côté de chez Ségolène Royal qui donnera un grand meeting, jeudi à Paris, et se méfie des enquêtes d'opinion qui pourraient désabuser ses électeurs. «Il y a de nombreuses incertitudes autour du vote. Qui va venir voter? Et quel candidat va mobiliser?», conclut Guillaume Garot, porte-parole de Ségolène Royal.