Présidentielle: Et si Sarkozy n'y allait pas?

POLITIQUE Le chef de l'Etat semble de plus en plus fragilisé...

J. M.

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Nicolas Sarkozy, le 2 septembre 2011, lors d'une table ronde à Sainte-Marguerite, dans l'est de la France.
Nicolas Sarkozy, le 2 septembre 2011, lors d'une table ronde à Sainte-Marguerite, dans l'est de la France. — P. HERTZOG / AFP

«Je ne sais pas qui sera le candidat de l’UMP.» En annonçant qu’il renonçait à briguer l’Elysée, Jean-Louis Borloo n’a pas manqué, ce dimanche, de relancer un débat très à la mode ces derniers jours: et si Nicolas Sarkozy n’y allait pas non plus? Entre les affaires et la défaite de la droite aux sénatoriales, le chef de l’Etat apparaît en effet plus que jamais fragilisé.

Les Français n'y croient pas

«Les Français donnent une cohérence globale aux affaires et à la politique menée par Nicolas Sarkozy qu’ils identifient comme favorable aux riches. Ils font la connexion», expliquait récemment à 20Minutes le directeur général adjoint de l’institut BVA, jugeant que «c’est plus préjudiciable pour lui que pour n’importe quel autre homme politique».

Les Français, d’ailleurs, pour plus des deux tiers d’entre eux, estiment que Nicolas Sarkozy perdra lors de l'élection présidentielle de 2012 en France s'il est candidat, selon un sondage Viavoice publié ce lundi Libération. Tandis que moins d’une personne sur 4 indiquent ce dimanche, dans un autre sondage pour Ouest France, souhaiter la candidature du chef de l’Etat.

«Tout peut arriver»

Autour du chef de l’Etat, les fidèles serrent les rangs. Claude Guéant, a jugé ce dimanche que Nicolas Sarkozy était «le seul candidat qui s'impose» à droite, qualifiant d'«incongrue» la suggestion selon laquelle le chef de l'Etat pourrait ne pas se présenter à sa succession. «Il n'y a pas besoin de recours puisque nous avons un candidat naturel qui s'appelle Nicolas Sarkozy», a de son côté affirmé François Fillon.

Et pendant que Brice Hortefeux -lui aussi mis en cause- monte au front pour dénoncer dans les affaires des «boules puantes» destinées à salir Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé martèle que le chef de l’Etat restera «la seule personnalité» capable de prendre les bonnes décisions face à la crise 2012. Même Alain Juppé, qui fait figure avec François Fillon de favori en cas de désistement, a témoigné son soutien au pensionnaire de l’Elysée. Mais comme il le dit lui-même : «Tout peut arriver»