Présidentielle 2012: Hollande estime que Sarkozy n'aurait pas survécu à une primaire à l'UMP

POLITIQUE Le député de Corrèze a évoqué les interrogations soulevées au sein de la majorité présidentielle...

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Le député de Corrèze, François Hollande, le 1er octobre 2011, à Arles (Bouches-du-Rhône).
Le député de Corrèze, François Hollande, le 1er octobre 2011, à Arles (Bouches-du-Rhône). — J.P. PELISSIER / REUTERS

Un avant-goût de campagne présidentielle? François Hollande a estimé vendredi à Clergoux (Corrèze) que Nicolas Sarkozy n'aurait pas été élu si une élection primaire avait été organisée à l'UMP.

«Il y aurait eu une primaire (à l'UMP), il y passait», a ironisé le candidat à la primaire PS devant 400 sympathisants venu écouter l'unique discours de sa campagne dans son fief corrézien, où il est député et président du conseil général. «Au second tour, nous aurons le face-à-face. Avec qui, d'ailleurs? Avec Nicolas Sarkozy, c'est le plus probable. Mais enfin, je sens qu'il y a des interrogations y compris dans son propre camp», a dit François Hollande.

«Il s'est bien passé quelque chose à New York, il peut se passer quelque chose à Paris»

«J'ai compris qu'Alain Juppé n'était pas complètement indifférent. Il a même dit "On ne sait jamais". Il s'est bien passé quelque chose à New York (l'affaire Strauss-Kahn), il peut se passer quelque chose à Paris: un évènement, une surprise, un accident», a-t-il ajouté. Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, avait assuré jeudi soir sur France 2 qu'il aiderait «sans ambiguïté» Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2012, tout en s'amusant à préciser: «s'il est candidat...». Alain Juppé a ensuite réaffirmé vendredi à Bordeaux que Nicolas Sarkozy est «le candidat tout naturel de la majorité» pour la présidentielle de 2012 et qu'il le «soutiendrait» car il estime que «c'est le bon candidat».

Mais sa position d'éventuel recours a pris l'ascendant face à une image très dégradée de Sarkozy, déjà impopulaire, et qui doit faire face à la mise en cause de plusieurs proches dans des dossiers retentissants, en plus de la défaite historique de son camp au Sénat. «Le plus probable, c'est que ce soit Sarkozy, parce qu'il ne leur laissera pas le choix. Mais nous devons nous préparer à tout. Ce ne serait pas la même chose si c'est Nicolas Sarkozy ou si c'est quelqu'un d'autre», a conclu François Hollande.