Primaires PS en direct: Revivez le deuxième débat des primaires en direct

M.P.

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20h44: A venir, dans quelques instants, la synthèse de ce débat entre socialistes.

20h42: Si, par hasard, vous voulez encore du live mais ne plus entendre parler des socialistes ni écouter l'analyse de Christope Barbier, vous pouvez suivre OM-Dortmund, par ici, livé par l'excellent Bertrand Volpihac.
Le député UMP Yannick Favennec regrette l'absence de débat sur la ruralité. Et vous, y a-t-il des sujets oubliés sur lesquels vous auriez aimé entendre les candidats?
20h40: C'est la fin. Arlette Chabot conclut l'émission. Elle remercie les candidats.
20h37: Au tour de Ségolène Royal. «Je veux être celle qui redonnera à la France la fierté de son histoire», promet Royal. Elle parle de ses 30 années d'expériences, auprès de François Mitterrand, dans les ministères, à l'Assemblée et à sa région. «Je veux être la présidente des solutions efficaces et juste» en mettant en avant les valeurs de la France, dont la famille et l'éducation.
20h35: Martine Aubry juge qu'il faut «incarner» les valeurs de la France. «Je suis claire dans ce que j'annonce et je fais ce que je dis», insiste-t-elle. «Je voudrais dire aux Français: j'ai besoin de vous». Par exemple, pour lutter contre la solitude des personnes âgées, sur la solidarité avec les Français. «Je veux une France qui se rassemble autour des valeurs de justice», promet-elle.
20h34: François Hollande parle de l'après primaire et du contexte «qu'on n'a jamais connu», donc le candidat devra «avoir une crédibilité sans faille, car ce sera dur», mais il devra aussi avoir «du courage» pour faire les réformes. Enfin, il devra aussi «lever une espérance» dans le pays et donner«confiance».
20h32: Montebourg parle du «nouveau monde» qui doit être construit, grâce aux «mesures nouvelles», dont la «remise en ordre musclée du système financier», le protectionnisme et «la renaissance démocratique avec la VIe République».
20h31: «Soyons responsables, soyons crédibles», enjoint Jean-Michel Baylet, qui dit sentir un «vrai désir d'alternance» dans le pays. «Nous avons un objectif commun: c'est l'alternance, pour une France plus juste», malgrè les «divergences»
20h29: Conclusion. Manuel Valls débute. «Nous sommes dans un moment grave», commence-t-il, parlant en même temps «d'enthousiasme». Il assure que ses idées, «laïcité, désendettement, école», peuvent permettre «de gouverner dans la durée». Pour lui, «la gauche est à la croisée des chemins», soit se tourner vers des mesures du passé, soit des mesures modernes, les siennes. Voter pour lui, «c'est voter utile»
20h28: Et Jean-Michel Baylet? Là, c'est vraiment de la science-fiction vu qu'il plafonne à 1% des intentions de voix. «Le président d'une république laïque», répond-il, regrettant que la laïcité n'a pas été débattue, comme prévu initialement.
20h27: Et Ségolène Royal, elle sera quelle genre de présidente? Et bien «la présidente des solutions efficaces», qui instaurera «l'ordre juste» à tous les niveaux. «Il y a une marge de manoeuvre politique», veut-elle convaincre les Français.
20h25: C'est bientôt la fin. Il sera quel genre de président Arnaud Montebourg? «Un président arbitre et non un président chef de clan». Un président de la VIe République, surtout, avec un rôle plus important pour les citoyens, l'open data. «On ne pourra pas transofrmer notre pays si nous n'associons pas les gens» aux réformes, assure-t-il. C'est rien moins «qu'une nouvelle ère démocratique»
20h24: «Il va falloir remettre de l'équilibre dans la République», avance François Hollande. Avec une réforme du statut pénal du chef de l'Etat, ajoute-t-il.Ce qui est possible avec un Sénat passé à gauche, insiste-t-il. «On a la possibilité de redonner du souffle à la démocratie».
20h21: Baylet est mis en examen, voyons sa position. Il veut le respect de la présomption d'innocence et du secret de l'instruction, rappelle que «des hommes de gaiuche ont payé de leur vie» des fuites dans la presse. Reste qu'il juge qu'on est face d'une «affaire d'Etat». Arlette Chabot lui demande sa question sur la proposition de Royal sur l'inégilibilité de certains élus. «Le principe de la société française, c'est la condamnation, ensuite, c'est le pardon», les peines impresciptibles, c'est ce qui relève des «crimes contre l'Humanité», explique-t-il.
20h19: Il a peur que cela alimente «le populisme». Et veut que les «lois sur le financement des partis doivent être appliquées rigoureusement». Il estime que Squarcini et Péchenard devraient démissionner. Il est d'accord avec la proposition de Ségolène Royal sur les élus qui ont été condamnés. «L'amalgame ne nous favorise pas nous, mais favorise l'absention et l'extrême droite», conclut-il.
«Si je suis, comme je le pense, Présidente de la République»... Martine Aubry affiche une belle confiance. Et vous, qui vous a le plus convaincu?
20h19: Valls dit être «effrayé par l'amalgame de notre débat», au moment où trois quarts des Français jugent les politiques corrompus.
20h18: Royal veut «remettre de l'ordre dans la maison France». Et lance sa mesure phare: «lélu qui sera condamné pour des faits relevant de peines privatives de liberté sera retiré de ses fonctions et inéligible à vie»
20h16: Arnaud Montebourg n'est pas du tout d'accord. Il le dit. «On ne peut pas attendre que la justice passe» tout le temps pour réagir, interpelle Arnaud Montebourg. Bon, les vues de Montebourg et Aubry ne sont pas réconciliables sur le sujet.
20h14: Aubry veut respecter l'indépendance de la justice. C'est sa priorité. Elle le dit «amicalement» à Arnaud Aubry. Il ne faut pas parler avant la justice, estime-t-elle. Elle rappelle qu'elle a porté plainte dans l'Hérault au nom du PS, contre un élu qui piquait dans la caisse. «Je m'exprime quand la justice s'est exprimée», insiste-t-elle. «Je commence moi-même à douter de la justice de mon pays, je veux lui rendre son indépendance», dit Martine Aubry.
20h13: «Il est nécessaire que les socialistes fassent eux-même le ménage chez eux, vous voyez ce que je veux dire, dans les Bouches-du-Rhône», lance-t-il. Hop, un couteau planté dans le dos d'Aubry qui n'a, a minima, pas poussé au départ de Guérini du PS marseillais.
20h11: Passons à la morale en République. Arnaud Montebourg début. «La corruption n'est ni de droite ni de gauche», commence-t-il. Il faut donc pouvoir «mettre hors d'état de nuire» ceux qui «ternissent l'image de la France», à tous les niveaux. Il rappelle qu'il est le premier à s'être battu contre l'impunité du statut pénal du chef de l'Etat.
20h09: Au tour de Manuel Valls. L'intégration ne fonctionne plus en France. Il parle des «ghettos» qui existent en France. «Il faut réorganiser l'immigration», changer les titres de séjours. Et il «faut des critères d'intégration». Il faut que l'immigré parle la langue française par exemple. Et «s'il y a des critères, il faut qu'ils soient nets», insiste-t-il. «La France doit être claire, précise, généreuse», mais les critères doivent être «fermes». Ce qui signifie qu'«il y a fermement des reconduites à la frontière».
20h07: Pareil pour Arnaud Montebourg qui veut des «critères généreux». «Pas de régularisation massive», abonde Royal. «Pas de critères généreux», précise-t-elle et un «démentèlement des filières» qui exploisent les sans-papiers. «C'est de l'humain», précise Montebourg, par rapport à son critère «généreux». «Il faut être prudent», reprend Royal.

20h04: Passons aux sans-papiers. Régularisation ou pas? François Hollande propose une régularisation sur certains critères, les mêmes dans toute la France, «au cas par cas». Donc pas «massive» Jean-Michel Baylet est sur la même ligne, et ajoute qu'il est pour la suppression du délit d'aide aux sans-papiers. Martine Aubry est sur la même ligne que Jean-Michel Baylet. Elle précise que ça peut être plus rapide pour ceux qui travaillent ou dont les enfants sont scolarisés.

Ca s'est calmé, tous les candidats sont d'accord entre eux sur les sans-papiers. Quelle impression vous laisse le débat? Vous avez perçu les différences entre les propositions des uns et des autres?
20h03: «Remettons de l'argent de la justice et la police», avec l'argent de la suprression des jurés populaires, plaide Jean-Michel Baylet.
19h59: «Que d'urgence!», commente François Hollande. Il dresse un tableau noir de l'insécurité dans les quartiers. «Les violences aux personnes ont augmenté de 20%, c'est un record», assure-t-il. Alors oui à la réorganisation des forces de l'ordre, oui à la sanction dès le premier fait délictueux, oui, à la création de centre pour les jeunes délinquants. Mais l'encadrement des jeunes, il n'y est pas forcément favorable.Il propose un «service civique» pour ces jeunes. Mais la cause de toute cette violence, c'est l'éducation. ça tombe bien, c'est son projet!
19h58: «Dès le premier acte, il faut une sanction», insiste-t-elle. Donc justice et police vont ensemble. Il faut «mettee 10.000 policiers en plus», ça coûte 300 millions d'euros sur cinq ans, explique-t-elle. Ainsi que des magistrats supplémentaires.
19h57: Au tour de Martine Aubry. Alors convertie à la sécurité, lui demande Arlette Chabot? «Je ne connais pas un maire qui ne soit pas converti» à la sécurité, répond Martine Aubry.
19h55: Pour Montebourg, «la conversion de la gauche» à la sécurité, «elle est nécessaire», reconnait-il. Mais il veut proposer «un changement de méthode». En citant la police de Chicago, où la population était associée à «l'identification des problèmes de sécurité». De la délation, demande Arlette Chabot? «Nous avons besoin de régler les problèmes, dans le respect des lois».
19h53: Royal rappelle qu'«heureusement» le PS a évolué sur les questions de sécurité par rapport à 2007, quand elle était candidate et qu'elle portait ces sujets. Sans faire «injure au parti», précise-t-elle. «Chacun étant de bonne foi» à l'époque, note elle, grand prince. Elle rappelle sa proposition d'«encadrement militaire des jeunes délinquants».
Benjamin Lancar y va de son petit encouragement à ses amis socialistes: «Ringard, archaïques», lance le jeune pop sur Twitter.
19h50: «Mes tripes républicaines» bougent quand il voit le thème du débat: sécurité, commence Baylet. Evidemment, il veut plus de sécurité. Il rappelle qu'il y a plus de policiers dans les Hauts-de-Seine qu'en Seine-Saint-Denis. «Les polices municipales, je n'y suis pas hostiles, j'ai même évolué sur la question» de l'armement de cette police, dit-il. «Il faut que la réponse pénale soit» là «dès le premier acte», dit-il. «Tolérance zéro sur le premier acte délictueux», conclut-il.
19h50: Valls veut généraliser le système de la police municipale.
19h49: Il veut que la gauche gagne en «crédibilité 175 sur cette question. Plus de sécurité, «ça passe par une réorganisation des forces de l'ordre», dit-il. Dans cette dernière partie du débat, Valls devrait jouer sur du velours.
19h48: On part sur la sécurité, et sur les 10.000 postes de policers prévus. Valls, M. Sécurité du PS, est le premier interrogé. «La droite s'est fait élire en grande partie sur la question de la sécurité», rappelle Manuel Valls. «Or, les violences sur les personnes ont augmenté».
Dépêchez-vous de revenir de la cuisine ou des toilettes: la pub est déjà finie.

19h47: Retour plateau. Avant de repartir, on voit Ségolène Royal relire ses notes.

19h43: Bon, je trouve que plus encore que lors du premier débat, Martine Aubry tente de se poser comme celle qui rassemble le plus. La plus collective, qui met en avant les points d'accord entre candidats. Elle marche un peu sur les plates-bandes de l'homme de la synthèse, François Hollande. Le Corrézien semble cette fois moins à son aise. La plupart des candidats n'hésitent pas à l'attaquer. Et sa remarque sur la «société mue par l'argent» (post de 18h43) est certes empreinte d'une certain réalisme mais surtout d'un certain défaitisme. Notamment sur le plan des valeurs, du moins celles de gauche. Sur ce coup, Aubry s'en est bien sortie.
19h43: Pause pub
Elle est sympa, Delphine Batho. La députée PS envoie de la lecture pour «pendant la pub». Ca tombe bien, c'est bientôt. Par contre on vous prévient: c'est les propositions de Ségolène Royal sur les banques.
19h42: «Je voudrais qu'on voit où est la modernité», et que ceux «qui nous traitaient d'archaïques» ont laissé la situation économique pourrir. «Là je parle au nom de nous tous, la modernité, c'est de changer le système et pas rafistoler»
19h41: Martine Aubry rappelle que les socialistes étaient traités «d'archaïques» quand ils parlaient de la limitation des stock-options et plafonnement des salaires et qu'aujourd'hui, ce sont des mesures qui sont valides.
19h39: Hollande veut changer la manière de recalculer le SMIC. «Il faudra sûrement une loi» pour déterminer la part distribuée aux salariés et aux actionnaires, dit-il. «Sur les salaires les plus élevés : nous avons fait une proposition pour que dans le secteur public, il y ait un plafonnement», rappelle-t-il. «Il sera mis fin aux stock-option».
Pour être équitable, il n'y a pas qu François Hollande qui tweete pendant le débat: Martine Aubry envoie carrément des vidéos de son intervention.
19h36: Montebourg parle de sa visite au Carrefour de Besançon, où il a rencontré des caissières, payées 750 euros. «Le Smic concerne seulement 10% des salariés, mais il faut l'augmenter», dit Montebourg. Pour les autres, il promet une «loi de partage»: «vous donnez 100 euros à vos actionnaires, vous donnez 100 euros à vos salariés». Cela permettra de «relancer le système économique».
19h35: Ségolène Royal veut «une progression obligatoire des salaires dans les entreprises».
19h34: Royal est interrogée sur le Smic à 1500 euros, une mesure qu'elle n'avait pas voulu porter. «J'avais eu le courage» de le dire à l'époque, rappelle-t-il. «Je veux que le travail paye correctement» mais que les revenus de «l'assistanat» ne soient pas au niveau des revenus du travail.

19h32: «Je suis pour l'équité, que les plus riches» paient «plus que les plus» pauvres, insiste-t-il.

Dans les commentaires, nyko83 juge que ce débat, c'est «le bal des utopistes». Et vous, vous êtes convaincus?
19h31: Jean-Michel Baylet reprend la parole, et tape sur les emplois aidés. Il y est farouchement opposé car les jeunes ne gardent pas ces emplois au final. Sur les salaires, «nous n'avons pas les moyens, d'aucune manière, de décréter» une hausse des salaires. Mais «il faut se détourner des plus démunis».
19h30: Aubry parle des allocations familiales. «il faut que tout le monde puisse être accompagné par l'Etat», avec plus «d'équité».
19h28: On parle désormais de la mesure dans le projet PS de 2007, qui était à 1500 euros. Et aujourd'hui, que dit le PS sur le sujet? Martine Aubry est interrogée. «Je n'étais pas candidate en 2007», botte-t-elle dans le jardin de Royal. Mais le journaliste assure qu'elle soutenait la mesure. «Je ne crois pas. Ou alors 1500 euros brut sur cinq ans», explique-t-elle. Pour autant, oui, dit-elle, il faudra que le Smic augmente comme les autres salaires.
L'@ump aussi regarde le débat: «Nationalisation des banques, blocage des prix, interdiction de licencier... Bienvenue en URSS #debat #primaires»
19h27: «Demain si nous l'emportons, il faudra mobiliser, ça viendra de l'énergie du terrain, des collectivités», espère-t-il.
19h26: Valls met en avant qu'il est le maire de la ville la plus jeune en moyenne de France, 26 ans. «On a sacrifié toutes les filières liées à l'enseignement technique», note-t-il. Pour lui, l'école, la formation, «oui Ségolène tu as raison, l'alternance», c'est la priorité.
19h24: François Hollande lui insiste: sa priorité, c'est les jeunes et le contrat de génération. Le coût: 8 milliards sur les 25 de marges de manoeuvre.
19h23: Manuel Valls ou Hollande? Valls engage Hollande à parler maintenant et non en dernière position comme d'habitude ce soir. «Pour une fois ne conclut pas», lance-t-il. A 20Minutes, certains se demandent si ce n'est pas une remarque à double sens de Manuel Valls.
19h22: Pour lui, la solution, c'est aussi la croissance verte. «Faire naître une nouvelle génération de capitaine d'entreprise qui n'existe plus», explique-t-il. D'où le problème crucial de la dette. «C'est pourquoi nous devrions lancer un plan massif» de croissance écologique.
Tweet historique de Dominique Bussereau: il est d'accord avec Ségolène Royal. Bon, c'est parce qu'elle tacle François Hollande.
19h20: Son plan prioritaire, c'est les jeunes en alternance. Au tour de Montebourg de répondre, qui parle de «propositions consensuelles, constructives, intelligentes». Il a mis de l'eau dans son Bourgogne.
19h18: Ségolène Royal juge qu'il ne faut pas créer de «nouvelles niches sociales». Si une entreprise doit recruter, c'est parce qu'elle a du travail et non parce qu'elle a des exonérations de charges. «Je propose de faire de la France un pays d'entrepreneurs». Elle veut «réserver aux PME une partie des commandes publiques». Tiens, Baylet a la même idée.
19h16: Jean-Michel Baylet est satisfait: tout les candidats sont d'accord sur le fait que l'emploi des jeunes est la priorité. Enfin, avec le pouvoir d'achat, le désendettement, etc. Il annonce deux propositions: la première concerne les PME, «quand une PME recrute un jeune en CDI, elle soit exonérée pendant trois années de charges sociales», explique-t-il. Et il propose de «plafonner les allocations familiales»
19h14: Elle explique qu'elle l'a fait, «j'ai eu tort», que Chirac l'a fait, que Raffarin l'a fait. «Ces mesures sont coûteuses, tous les syndicats le disent, je vais pas le redire», mais enfin, elle lit les déclas des syndicats quand même. «Il faut à la fois inciter et être coercitif», propose-t-elle plutôt. «Moi aussi je vais être coercitive», glisse Chabot qui a du mal à faire la loi. «Il faut agir des deux côtés mais pas de cette manière là».
19h12: Au tour de François Hollande, qu parle, encore, de son contrat de génération. Un junior sera engagé pour remplacer à terme un sénior, avec des éxonérations de charge à la clé. Une mesure jugée inefficace par Aubry
19h09: Retour. Arnaud Montebourg a du retard. Il attaque sur la TVA sociale, qu'il assimile à une mesure de «droite». Valls est faché «Arnaud, pas de coups, personne n'a le monopole de la gauche», rétorque-t-il. Pour lui, sa mesure peut aider les PME. «Comme François Fillon», dit Montebourg. «C'est trop facile», réplique Valls.

19h07: Premier bilan: Ségolène Royal a mangé du lion. A défaut «d'allumer des soleils» comme promis, elle allume son ex, François Hollande. Lequel apparaît un peu en retrait, comme un commentateur et non comme un acteur du débat. Aubry est plutôt bien dans son match. Valls et Montebourg, tels qu'en eux-même.

19h04: Petite pause pub bienvenue. C'est vrai, ça avait manqué lors du premier débat. Merci I-Télé.
19h03: ça s'échauffent vraiment, Aubry fait la police. «Si vous pensez que c'est uniquement en taxant qu'on va soutenir notre économie, on trompe les Français», dit Valls. «On parle d'une contribution écologique, mais on ne sait pas qui paye», demande Royal. Le débat part dans tous les sens. Ils se coupent la parole et s'écharpent sur la TVA sociale, la contribution écologique. «Est-ce qu'on peut dire qu'on est tous d'accord sur la réforme fiscale», lance Aubry telle la cheffe de parti qu'elle semble encore être.  «Ouf, tu nous rassembles Martine», intervient Valls.«Martine Aubry, vous faites la synthèse des débats», apprécie Arlette Chabot qui a du mal à lancer sa page de pub.
18h59: Bon c'est reparti, on dirait qu'il fait une leçon. Sur le protectionnisme: «la politique commerciale, ce n'est pas la France qui décide, c'est l'Europe», assure-t-il. «Le mot-clé, c'est la réciprocité», dit-il. Arnaud Montebourg a le regard noir. Sur la TVA sociale, «il y a un point d'accord, important», c'est que les charges sur le travail sont trop importantes. Il parle de «contribution écologique». «Mais qui paye», demande encore Ségolène Royal.
Le débat est bien plus animé que le premier. Au risque de donner l'image d'une division? Votre avis dans les commentaires.
18h58: «Bon, il y a des idées», commente François Hollande, comme si il était un commentateur du débat et non un acteur...
18h56: Ségolène Royal reprend la parole. «Conditionnant les aides économiques à l'interdiction de licencier si elles font des bénéfices», explique-t-elle. Pour elle, avant de penser à relocaliser, il faut d'abord empêcher de délocaliser. «Il faut que les Etats agissent pus vite que les spéculateurs», exorte-t-elle. Elle promet donc un Grenelle des entrepreneurs et faire en sorte que l'Etat soit «stratège». Enfin, elle est «hostile» à la «TVA antisociale»
18h53: Arnaud Montebourg rappellle que 290 mesures de protectionnismes ont été pris dans le monde «contre nous». «Les naïfs, c'est nous». Ce n'est donc pas une mesure dépassée mais d'aujourd'hui. «je veux des taxes contre la Chine, la Corée du Sud, les pays qui prennent des mesures contre nous», dit-il. «Et l'Albanie», ajoute Valls qui n'est pas pro-protectionnisme.
Dans les commentaires, gazou93 estime que «Madame Royal mène le débat. Les discussions se font autour de ses propositions. Même si le débat n'est pas terminé, elle a déjà remporté cette manche.» C'est aussi votre avis?
18h52: Pour Jean-Michel Baylet, toutes ces mesures, c'est  «tout ce qui a été essayé il y a cinquante ans et qui n'a pas marché» et du coup «nous sommes en train de porter atteinte à notre crédibilité».
18h51: Valls précise qu'on peut exempter de cette TVA les produits de première nécessité et qu'elle sera progressive. Pour lui, c'est 10 milliards d'euros en plus dans les caisses de l'Etat.
18h50: Aubry interpelle «Manuel» sur sa TVA qui va plus toucher les couches populaires. «Non», dit-il. «La compétitivité se gagne par la recherche, l'innnovation, la formation des salariés», assure-t-elle, citant l'exemple de l'Allemagne.
18h47: Valls parle d'employés confrontés à «un margoulin» qui veut vendre l'entreprise, près de Villeurbanne. «Je me refuserai toute ma vie de leur faire croire qu'on peut régler des problèmes» avec des solutions «qui ne sont pas applicables», dit-il. «Ce n'est pas en surtaxant, avec des mesures administratives que nous règlerons nos problèmes». Lui, préfère sa TVA sociale productivité.
18h46: Montebourg prend la parole. Il est plutôt d'accord avec Royal. Et parle de l'exemple brésilien, où des entreprises ont été relocalisées après que des taxes ont été instaurées sur certains produits fabriqués en Chine.
18h43: Il veut parler des licenciements boursiers et ça commence à s'agiter. Il faut «la dissuasion financière». «Payer quoi?», demande Royal.«Je ne crois pas aux sanctions judiciaires ou administrative», dit-il. «Tout ne s'achète pas par l'argent», assure Aubry. «Dans une société mue par l'argent, si», répond Hollande. «C'est précisément ce qu'il faut changer», répond Aubry.
Sur Twitter, Dominique Bussereau, ancien ministre de Nicolas Sarkozy et adversaire malheureux de Ségolène Royal en Poitou-Charentes, n'est pas avare de commentaires. Martine Aubry est «réaliste», François Hollande «classique», Manuel Valls «plus réaliste économiquement», Jean-Miche Baylet? «Au moins il est sincèrement européen». Sans surprise, la palme va à Ségolène Royal «maîtresse d'école screugneugneu».
18h41: «Le premier devoir, c'est de demander un plan de coordination économique», au niveau européen. Puis, de faire sa réforme fiscale, «la justice fiscale».
18h39: Au tour de Hollande qui n'a pas trop parlé. «Nous allons arriver au pouvoir tous ensemble», anticipe-t-il. Avec «une croissance très faible», «un chômage historique», «un déficit considérable».... Il dresse un tableau bien noir. «Loin de moi l'idée qu'on pourra tout faire tout de suite», relève-t-il.«La menace sur l'emploi», c'est la crise actuelle, les banques qui ne pourraient plus soutenir les entreprises ou particulier. Il évoque donc l'éventuelle nécessite d'une recapitalisation des banques...
18h38: On parle de l'usine LU. «En 2001, je me suis battu, j'étais un peu seul», intervient Manuel Valls. Il dit maintenant avoir peur «du dirigisme» et de la course à la proposition la plus à gauche.
Vous en pensez quoi de ce débat ? Donnez-nous vos impressions dans les commentaires ci-dessous.
18h37: «Trop bureaucratique», rétorque Royal qui vend sa mesure d'interdiction des licenciements.
18h36: Martine Aubry veut intervenir. «Je suis d'accord, on ne peut pas laisser partir Molex, Continental, etc», dit-elle. «Que les salariés puissent comme les actionnaires, quand ils ne sont pas d'accord, saisir le tribunal de commerce. Si on avait ça avec Molex, l'entreprise serait restée en France plutôt qu'aller aux Etats-Unis». Trop lent, réplique Royal.
18h35:Elle tient à se démarquer ce soir, Ségolène Royal. Elle est plus punchy que lors du premier débat. Chabot lui demande si ce n'est pas un retour aux idées des années 70. «Eh bien on le dira et ça ne me dérangera pas!», rétoque Ségolène Royal. Elle veut aussi permettre aux salariés de reprendre leur entreprise en difficulté.
18h32: Royal explique qu'il faut protéger le pouvoir d'achat des Français en priorité, d'où son idée de bloquer les prix. Elle rappelle que le projet PS a été fait avant «l'accélération de la crise». Elle propose donc l'entrée de l'Etat «dans les entreprises stratégiques», qui «correspondent à l'intérêt national».Et hop, elle rappelle qu'elle l'a fait dans sa région Poitou Charentes dans une fonderie notamment. Deuxième mesure: «interdiction des licenciements boursiers», et non la taxation supplémentaire comme prévu dans le projet socialiste...
18h31: Il veut calculer les cotisations sociales différement. «Je ne conteste pas le niveau de protection sociale en France», précise-t-il. Ouf. Lui veut un grand impôt uninonimal avec CSG et cotisations sociales ensemble.
18h30: «Je suis pour une politique de grands travaux européens», explique-t-il. Jean-Michel Baylet met sa casquette de patron (de La Dépêche du Midi) et ne veut plus entendre parler de «mesures étatiques». La croissance, c'est les entreprises, martèle-t-il.
18h28: Au tour de Jean-Michel Baylet. «Relance au niveau européen» et «assainissement au niveau budgétaire en France»: voilà les deux idées phares du radical de gauche.
@VincentFeltesse, l'animateur de la campagne numerique de Francois Hollande met les choses au point: Pour que ce soit clair, ne twitte pas en direct du plateau TV. C'est
18h27: «On ne pourra pas dépenser un euro supplémentaire sans que ce soit au détriment d'une autre politique publique», dit-il. Puis il y aura une hausse des impôts. «Juste», assure-t-il. Il parle aussi des PME et PMI qu'il faudra soutenir.
18h27: L'effort sera «aussi important qu'après la Deuxième guerre mondiale». La première «priorité», «le désendettement». «Lutter contre l'endettement, c'est être de gauche», martèle-t-il.
18h27: Manuel Valls dit partager les mêmes «valeurs» que ses camarades, mais «la crise est là, la crise s'est agravée», note-t-il.
Pour ceux que ça intéresse, Cécile Duflot live-tweete le débat avec sa fille.
18h25: Martine Aubry rappelle que ce projet, «nous le portons tous», puiqu'il a été «voté à l'unanimité». Et toc. «C'est incroyable que les banques ont continué à spéculer sur l'épargne des Français», insiste-t-elle. «Nous avions été prudents», assure-t-elle, quand le projet a été voté. «Il faut être plus clair», et dire «quelles sont les priorités». «Rien n'est fait pour relancer la croissance», regrette-t-elle. Ces priorités: «emploi, éducation, sécurité, pouvoir d'achat»
Manifestement François Hollande tweete pendant le débat. On n'ose pas croire que le candidat ne poste pas lui-même ses messages...
18h21: Montebourg doit répondre. Il pense que parler de ça, c'est vouloir «régler la climatisation» dans une voiture qui roule à tombeau ouvert... «nous n'aurons pas d'autre choix que de faire payer les banques pour préserver le niveau d'activité dans notre pays», assure-t-il. Bref, il ne répond pas à la question de Gérard Leclerc qui lui redemande: «le projet est-il dépassé?». «Les banques riches paieront pour les banques fragiles», répète en boucle. Le projet «doit être enrichi», conclut-il.
18h21: Il rappelle que le projet a été construit sur une base de croissance à 2,5% et demande donc si le projet PS tient toujours.
18h20: Gérard Leclerc arrive sur le plateau. Avec lui, on va parler crise.
18h18: Petit sujet sur les primaires mode d'emploi. Vous pouvez le retrouvez ici
18h17: Sans croire «aux formules magiques», Valls dit vouloir nommer un «vrai Premier ministre», qui sera respecté. Il garantira la séparation des pouvoirs, notamment entre l'exécutif et la justice et protègera le juge d'instruction. Ensuite, ce sera le combat pour l'emploi.
18h16: Jean-Michel Baylet, le fédéraliste, lui, ira voir les autres pays européens pour réclamer une gouvernance européenne. «Sinon, nous irons dans le mur». «Il faut un pilote dans l'avion», assure-t-il. Ensuite, il faut assainir les finances. Enfin, il faudra «associer les par
18h14: Arnaud Montebourg fera «voter en urgence la mise sous tutelle des banques», un peu comme Royal. Pour garantir l'épargne, en rentrant dans les conseils d'administration d'autorité. Et il annonce qu'il chassera ainsi les paradis fiscaux. «La finance est devenue dangereuse». Sans cette réforme, «impossible» de réformer la France, assure-t-il.
18h13: François Hollande lui, veut «rétablir la confiance», d'abord «dans l'avenir», donc sa priorité, c'est «la jeunesse». Il mettra donc en place son «contrat de génération». Puis, il faudra «rétablir la justice fiscale».
18h12: Martine Aubry veut elle  réduire de 30 % le traitement du président. Et puis il faut une «Europe qui protège», pour mettre en place «le juste échange». Mais la «première loi» imposera l'égalité salariale entre homme et femme, insiste-t-elle.
18h11: Ségolène Royal commence. Alors quelle sera sa première décision? «C'est la loi de l'argent qui commande, il faut rompre avec ce système, c'est pourquoi ma première mesure sera la réforme bancaire», annonce-t-elle. Pour mettre les banques au pas. Ensuite, elle bloque le prix de l'essence et de 50 produits de première nécessité. Et pour l'Education, elle rétablit l'année de formation des profs. Et la retraite à 60 ans.
18h09: Donc ils ont chacun 1 minute pour expliquer la première mesure qu'ils prendront à l'Elysée. Un débat en trois parties, explique-t-elle: d'abord la crise, ensuite, le pouvoir d'achat, enfin, sécurité et immigration.
18h09: C'est parti, Arlette Chabot ouvre le bal
17h55: François Hollande est «dans un état d'esprit serein et respectueux», a-t-il dit à I-Télé à son arrivée sur le plateau. Ségolène Royal, elle, jure qu'elle «va allumer tous les soleils comme dirait Jean Jaurès».

17h49: Tous les candidats sont arrivés sur les plateaux d'I-Télé.


17h50: Comme pour le premier débat, les équipes des différents candidats se sont données rendez-vous, et ont donné rendez-vous, aux journalistes. Pour Arnaud Montebourg, il faudra aller dans le 14e, au Café d’Osmoz. François Hollande réunit ses troupes dans le 11e, au bar du Bataclan. Pour Martine Aubry, c’est comme la dernière fois, au Café Le Cardinal dans le 9e arrondissement.
17h48: J’espère que vous avez votre goûter parce que les deux heures qui viennent s’annoncent riches. En propositions, on espère, en coup d’éclat, peut-être.

Débats des primaires socialistes, acte II. Les six candidats ont rendez-vous à 18h, pour deux heures d’échanges, sur le plateau d’i-Télé, en partenariat avec LCP, Europe 1 et Le Parisien. A charge, pour eux, de se démarquer, encore une fois, sans s’opposer frontalement.

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Les enjeux sont différents pour chacun. François Hollande, toujours en tête des sondages, doit travailler sa stature de président, quand Martine Aubry doit montrer qu’elle l’a. Ségolène Royal, qui avait loupé son examen de passage fin septembre, doit se rattraper. Les deux «outsiders» autoproclamés, Arnaud Montebourg et Manuel Valls, continueront leur opération conquête de notoriété. Cette fois, les six candidats resteront en plateau les deux heures durant et pourront s’interpeller.

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