Primaire socialiste: Les candidats se retrouvent ce mercredi pour un 2e débat télévisé

DEBAT Les échanges entre candidats devraient se focaliser sur les questions économiques et sociales...

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Les six candidats de la primaire socialiste lors du débat sur France 2, jeudi 15 septembre 2011.
Les six candidats de la primaire socialiste lors du débat sur France 2, jeudi 15 septembre 2011. — CHESNOT/SIPA

Les six candidats à la primaire socialiste, portés par la victoire de la gauche au Sénat, se retrouvent ce mercredi pour une nouvelle confrontation télévisée de deux heures (18h à 20h) afin d'«aiguiser les arguments» à onze jours du scrutin.

Le premier débat, globalement policé, avait réuni le 15 septembre 4,9 millions de téléspectateurs (22,1% de part d'audience), suscitant l'enthousiasme des socialistes. La presse et les politologues l'ont jugé «plutôt réussi» mais sans «grande surprise», malgré les quelques piques adressées sur le nucléaire ou les déficits en fin d'émission par Martine Aubry à l'autre favori, François Hollande.

Davantage de d"bat et déchanges

L'«idée» du débat de mercredi, orchestré par la journaliste Arlette Chabot et organisé conjointement par i-Télé, LCP, Europe 1 et Le Parisien-Aujourd'hui en France, est de «vraiment laisser la place aux débats et à l'échange», a expliqué à l'AFP Gérard Leclerc (LCP).

Trois thèmes devraient être abordés: les questions «économiques», «sociales» et de «société».

Comme pour le premier débat, le PS a demandé «l'égalité des temps de parole» et «le tirage au sort pour l'ordre des passages», et les candidats seront réunis autour de six pupitres disposés en arc de cercle, selon un cadre du PS. Mercredi, «ils vont aiguiser leurs arguments» bien que les «deux maîtres-mots» soient «débat» et «respect», selon cette même source.

S'il n'y a pas eu d'accrochages «frontaux» entre candidats depuis la première manche, la compétition s'est un peu tendue.

Petites piques entre amis

Au rayon des différends, des piques de Ségolène Royal - les Français veulent «des responsables politiques (...) qui ne leur mentent pas» - et de l'entourage de François Hollande envers Martine Aubry concernant le «pacte» entre celle-ci et Dominique Strauss-Kahn, après l'interview de l'ex-directeur général du FMI à TF1.

Sur le fond, Hollande et Aubry ont eu des échanges sans concession sur le contrat de génération, les postes dans l'éducation, l'expérience personnelle... Interrogés par l'AFP, le premier s'est félicité que la discussion se fasse «autour de (ses) propositions», tandis que la seconde a vu dans «l'intérêt pour le débat» la marque d'«une repolitisation».

Arnaud Montebourg et Manuel Valls, les deux outsiders, ont eux poussé leur avantage, après leurs prestations remarquées.

Le député de Saône-et-Loire a qualifié lundi les candidatures des deux favoris d'«identiques» et a revendiqué son positionnement à gauche du débat, critiquant un projet du PS accusant «15 ans de retard» sur certains points. Le député-maire d'Evry voit, lui, dans ce deuxième débat l'occasion pour les Français de «choisir» après un premier débat qui a «informé» et «révélé des personnalités».

Le porte-parole de Ségolène Royal, Guillaume Garot, annonce que l'ex-candidate de 2007, jugée en retrait lors du premier débat, «s'emploiera (mercredi) à être toujours dans l'explication de ses solutions pour redresser la France et répondre aux préoccupations des Français».

Quant à Jean-Michel Baylet (PRG), seul candidat non-socialiste, il poursuit sa stratégie de différenciation sur des sujets de société (euthanasie, cannabis).

L'essentiel, explique le même cadre du PS, est «de garder en tête que le 16 octobre (ndlr: second tour de la primaire) au soir, ce sera l'unité, et ce moment d'unité est imposé par la victoire aux sénatoriales», dimanche, d'autant plus que la page DSK semble cette fois-ci tournée.