Pour Ségolène Royal, Martine Aubry a menti sur son pacte avec DSK

PRIMAIRES PS La candidate socialiste accuse sa rivale de ne pas «dire la vérité» aux Français...

© 2011 AFP

— 

Ségoléne Royal au siege du parti socialiste rue de Solferino.
Ségoléne Royal au siege du parti socialiste rue de Solferino. — VINCENT WARTNER / 20 MINUTES

Ségolène Royal relance la guerre des roses. Après sa prestation en demi-teinte lors du premier débat télévisé de la primaire socialiste la semaine dernière, la candidate a affirmé ce mardi à Limoges (Haute-Vienne) que Martine Aubry «n'avait pas dit la vérité» sur le pacte avec Dominique Strauss-Kahn avant la primaire PS, ajoutant que les Français voulaient «des responsables politiques (...) qui ne leur mentent pas».

«Qu'il existe une entente politique entre eux n'est pas une chose honteuse, mais pourquoi alors le cacher aux Français? En l'occurrence Martine Aubry n'a pas dit la vérité. Or, les Français qui ont déjà beaucoup été trompés depuis cinq ans méritent la vérité et veulent des responsables politiques intègres, qui ne leur mentent pas», a déclaré à une correspondante de l'AFP la candidate aux primaires socialistes.

Dominique Strauss-Kahn avait confirmé dimanche soir l'existence d'un pacte avec Martine Aubry avant la primaire socialiste.

«Les Français jugeront sur pièces»

«Selon moi, la politique doit se garder de tricher ou de mentir. Dans cette affaire, les Français jugeront sur pièces», a poursuivi Ségolène Royal.

Plus tard, sur France 3 Limousin, elle a asséné: «Quand DSK dit qu'il y avait un pacte et que Martine a juré ses grands dieux qu'il n'y avait jamais eu ce pacte, en effet il y a un certain arrangement avec la vérité qui ne correspond pas, je crois, à ce qu'attendent les Français de leurs responsables politiques».

«Moi je crois que la politique, c'est de la vérité, c'est de la transparence, c'est ne pas mentir et ne pas tricher», a-t-elle ajouté affirmant vouloir pour sa part «être la garante de la morale publique».

Elle dénonce les propositions de légalisation du cannabis

Au cours de son déplacement, Ségolène Royal a par ailleurs commenté le sondage publié après le premier débat entre les six candidats du 15 septembre, la plaçant en 4e position des intentions de vote chez les sympathisants socialistes, derrière François Hollande, Martine Aubry et Arnaud Montebourg.

«Les analystes ont dit que je n'avais pas été assez agressive. Or, il s'agissait du temps de l'explication et j'estime que des aspirations présidentielles supposent justement d'être ferme mais calme», a-t-elle affirmé.

La candidate a également dénoncé le positionnement de Martine Aubry et Jean-Michel Baylet sur le cannabis, la première s'étant prononcée en faveur de sa dépénalisation et le second en faveur de sa légalisation.

«Il faut que les Français sachent bien qu'il n'y aura pas de cela avec moi et que je juge cette proposition irresponsable», a-t-elle assuré. «Avec moi, il n'y aura pas d'autorisation, c'est-à-dire de dépénalisation de la consommation du cannabis, parce que moi je veux donner aux jeunes de l'Education, du travail et pas de la drogue!», a-t-elle renchéri sur France 3.

Lors de ce déplacement, Ségolène Royal s'est entretenue avec les représentants du personnel des miroiteries GBM, une société limousine actuellement en redressement judiciaire, que les salariés envisagent de reprendre en Scop.

«Il faut prêter la plus grande attention à toutes les formes économiques alternatives et c'est pour apporter mon expérience aux salariés de cette société que nous nous sommes rencontrés», a-t-elle commenté.