Marine Le Pen veut un référendum sur la peine de mort

POLITIQUE La présidente du FN a proposé l'idée en cas de victoire à la présidentielle 2012...

Kenza Verrier

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Marine Le Pen, présidente du Front national, le 6 septembre 2011 à Paris.
Marine Le Pen, présidente du Front national, le 6 septembre 2011 à Paris. — CHAMUSSY/SIPA

Marine Le Pen était l’invitée jeudi soir de l’émission «Parole Directe» sur TF1. Interrogée à plusieurs reprises au sujet de sa position sur la peine de mort, la présidente du Front National s’est prononcée personnellement en faveur de son rétablissement. «Moi je suis avocate, je suis pour l'échelle des peines et je pense que la peine de mort participe de cette échelle des peines», a-t-elle avoué.

«Je n'imagine pas d'imposer une décision telle que celle-là»

Si sa position est claire sur le sujet, elle souhaiterait néanmoins, en cas de victoire à la présidentielle 2012, demander aux Français de se prononcer sur le sujet. «Je ferai sur ce sujet un référendum. Je n'imagine pas d'imposer une décision telle que celle-là sans demander son avis au peuple français. Ils choisiraient alors entre la peine de mort et la perpétuité réelle, mais réelle», a-t-elle développé.

En effet, la candidate à la présidence de la République trouve «inadmissible et insupportable» de voir des gens retrouver leur liberté après quelques années d’emprisonnement alors qu’ils étaient condamnés à la réclusion à vie.

Des avis contrastés au sein du Front National

L’idée d’un rétablissement de la peine de mort ne fait cependant pas l’unanimité au sein du parti frontiste.  «La peine de mort est un sujet extrêmement sensible et au Front national il y a des gens qui sont pour et des gens qui sont contre», a confié Marine Le Pen.
 
Il faut toutefois rappeler que Jean-Marie Le Pen, à qui elle a succédé à la tête du FN en 2011, était déjà favorable à un tel rétablissement. Il avait déjà proposé cette idée en 2006, déclarant que «la peine de mort est un impératif de justice, une garantie de limitation de l'ensemble de la criminalité et une prérogative indispensable à l'exercice de la souveraineté de l'Etat.»