Attentats d'Oslo: Marine Le Pen critiquée pour soutenir son père

POLÉMIQUE lle refuse de désavouer son prédécesseur à la tête du FN...

M.P. avec Reuters

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La présidente du Front national, Marine Le Pen, le 25 mai 2011, à Lille.
La présidente du Front national, Marine Le Pen, le 25 mai 2011, à Lille. — B.CHIBANE / SIPA

Comme à son habitude, Marine Le Pen a refusé de désavouer le dernier dérapage en date de son père, président d’honneur du Front national. Quitte à ternir la dédiabolisation du FN qu’elle met en place. L’ex-patron du FN avait expliqué la semaine dernière, après la tuerie d’Oslo perpétrée par un fondamentaliste chrétien d’extrême droite, que le gouvernement norvégien avait fait preuve de  «naïveté» en ne prenant pas la mesure du danger de l’immigration. Et que cette «naïveté» était «plus grave» que «l'accident d'un individu qui, sous l'effet d'une folie, fût-elle passagère, se met à massacrer ses concitoyens».

«Le Front national n'a pas changé»

Interrogée sur le sujet sur Europe 1, Marine Le Pen a déclaré: «Si j'avais été en désaccord ou si ses propos m'avaient paru choquants, je l'aurais dit mais là, vraiment, je crois qu'on est dans une polémique totalement artificielle». «Il s'est posé la question, et c'est une vraie question, sur les choix de société», a-t-elle ajouté. Ce qui a fait bondir le Parti socialiste et SOS-Racisme, qui ont dénoncé le refus de la présidente du FN de désavouer son père.                                  

«Marine Le Pen montre que le Front national n'a pas changé. C'est toujours Jean-Marie Le Pen, président d'honneur, qui en définit la ligne idéologique, haineuse et nauséabonde», écrit Harlem Désir, premier secrétaire du PS par intérim, dans un communiqué. De son côté, SOS Racisme estime que Marine Le Pen «montre le vrai visage du Front national: le visage d'un parti qui, malgré tous les ripolinages cosmétiques, reste le parti de la haine tenace et de l'indécence épaisse.»