Présidentielle 2012: Martine Aubry, ses idées

POLITIQUE A l’occasion de l'élection présidentielle «20 Minutes» fait le point sur les idées principales têtes d'affiche de la future élection...

Matthieu Goar

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Martine Aubry lors d'une conférence de presse le 16 février 2011 à Clamart.
Martine Aubry lors d'une conférence de presse le 16 février 2011 à Clamart. — F. DUFOUR/ AFP

Il y a d’abord les thématiques que Martine Aubry revendique haut et fort. La fille de Jacques Delors possède une vraie fibre sociale. C’est elle qui rédigea en 1983 les futures lois Auroux et son projet de couverture maladie universelle aide encore de nombreux pauvres à se soigner.

 

Au niveau culturel, Aubry s’est découvert au fil des années une passion pour l’art: elle s’est battue pour que sa ville de Lille soit capitale européenne de la Culture et elle a fait de la gare Saint-Sauveur (où elle a présenté sa candidature) un lieu d’exposition. Malgré l’épisode des piscines lilloises (entre 2002 et 2009, la municipalité avait réservé certains horaires aux femmes sous la pression d’associations), Aubry reste une républicaine convaincue.

Et l'économie?

D’un point de vue économique, les idées d’Aubry sont plus alambiquées. Il est indéniable qu’elle conserve une réputation de femme de gauche, interventionniste. La faute aux 35 heures (une réforme qui avait rencontré son opposition au départ). Pourtant, elle revendique souvent une formation de terrain dans l’entreprise Pechiney entre 1989 et 1991 et entretient de très bons rapports avec certains patrons, comme d’ailleurs de nombreux dirigeants de gauche. Cela lui vaut parfois la méfiance de certains syndicats. Mais, avant l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn, elle était prête à rallier sa candidature alors que DSK représente l’aile libérale du PS. On se demande également comment elle arrivera durant sa campagne à concilier l’aile gauche et les strauss-kahniens qui l’ont rejointe.