Présidentielle 2012: Martine Aubry, ses points forts et ses points faibles

POLITIQUE A l'occasion de l'élection présidentielle «20 Minutes» fait le point sur les forces et les faiblesses des principales têtes d’affiche de la future élection...

Matthieu Goar

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Martine Aubry réagit aux rebondissements dans l'affaire DSK le 1er juillet 2011 à Paris.
Martine Aubry réagit aux rebondissements dans l'affaire DSK le 1er juillet 2011 à Paris. — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Les points forts

Face à Arnaud Montebourg ou encore François Hollande, Martine Aubry peut mettre en avant son passé dans les ministères. Elle a connu ses premières expériences gouvernementales dans les cabinets d’Auroux ou de Bérégovoy dès le premier septennat de François Mitterrand. Ministre en 1991 et 1997, elle a permis l’adoption de lois qui ont profondément modifié la société française comme les 35 heures ou la couverture maladie universelle (CMU). A son actif en tant que première secrétaire, elle a pacifié le PS et remis au travail les secrétaires nationaux qui ont abouti à un projet complet en vue de la présidentielle dès le printemps 2011. Ses collaborateurs louent son caractère tenace, parfois coriace, son attrait pour le travail en équipe et sa grande sensibilité. Entre l’extrême gauche et l’aile libérale du PS, elle apparaît également comme la plus rassembleuse.

Les points faibles

Martine Aubry, personnalité complexe, reste la «dame des 35 heures» pour une bonne partie de la population française. Une caricature car Aubry n’est pas si arc-boutée sur les valeurs de gauche (par exemple son alliance avec le MoDem à Lille). Reste que pour une partie des électeurs centristes libéraux, elle reste marquée par cette loi. Et dans son entourage, il lui faudra assurer la bonne entente entre l’aile gauche Hamon-Emmanuelli et les strauss-kahniens qui l’ont rejointe (Cambadélis, Borgel). Autre point faible dans une campagne présidentielle très médiatisée, Martine Aubry est allergique au cirque médiatique qui accompagne les candidats. Il lui arrive de s’emporter contre les photographes et les cameramen. Dernière énigme: son envie de politique est indéniable mais a-t-elle vraiment envie d’être présidente? La réponse est sans aucun doute oui, mais elle affiche parfois un détachement déconcertant par rapport au petit jeu médiatique.