Présidentielle 2012: Royal se pose en «présidente des solutions»

POLITIQUE La socialiste veut s'inscrire comme une candidate qui travaille sur la durée, sur le fond...

M.P.

— 

Ségolène Royal, le 9 juin 2011 à La Rochefoucauld.
Ségolène Royal, le 9 juin 2011 à La Rochefoucauld. — REUTERS/Lionel Bonaventure/Pool

Une candidate qui survolait ses dossiers? Qui jouait avec les médias? C’était Ségolène Royal version 2007. En 2011, elle a changé et veut le montrer. Dans un entretien à Libération paru jeudi, la présidente de Poitou-Charentes se pose en politique expérimenté, qui s’attache au fond plutôt qu’à la forme. Lorsqu’il lui est demandé comment le PS peut se sortir du piège médiatique de l’affaire DSK, elle répond: «En étant sur le fond des dossiers. En continuant à populariser le projet et les propositions».

Et entre la présidentielle 2007 et celle à venir, il y aura de fortes différences, prévient-elle. «Avec Internet, il y a une instantanéité de l’information, une rapidité, un zapping… Mais pour une présidentielle, il faut s’inscrire dans la durée», avertit celle qui craint une «campagne trash». Mais elle le répète encore: «ma force, c’est d’avoir déjà fait une campagne». «Je suis complètement aguerrie», assure la socialiste.  

«Vous aurez des surprises»

Sur la précédente présidentielle, Ségolène Royal fait une nouvelle fois son mea culpa: «Faute d’avoir eu ou plutôt pris le temps d’expliquer, j’ai donné souvent l’impression d’improviser». «Sans renoncer à rien, j’ai réajusté un certain nombre de choses», assure-t-elle. Mais elle garde son mantra: «la politique par la preuve», notamment sur les questions liées à l’écologie.   

Et pour la primaire socialiste, même si elle est lâché dans les sondages, elle reste confiante. Son «identité politique», c’est «l’ordre social juste, la mutation écologique», rappelle-t-elle. «Ma préoccupation n’est pas de me différencier à tout prix, mais d’être moi-même», explique la présidente de la région Poitou-Charentes, qui veut être «la présidente des solutions» et apporter aux Français sa «vision de la politique très opérationnelle».

Et d’ajouter que, pour elle, ses principaux adversaires sont «la droite, l’extrême droite et l’abstention». Et sa première mesure de candidate serait «la réforme bancaire». «Il faudra beaucoup de volonté politique pou la faire mais je pense que c’est la clé de la relance économique». Enfin, quand on lui demande si avoir comme principaux adversaires deux anciens premiers secrétaires n’était pas un handicap, elle répond: «je fais les choses aussi bien que je peux depuis quatre ans et j’attends les résultats». Et de conclure: «vous aurez des surprises».