Primaires PS: Moscovici joue la montre

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Il reste treize jours avant le dépôt des candidatures et Moscovici compte bien entretenir le suspense. Le député PS strauss-kahnien a indiqué mercredi qu'il dirait au plus tard le 28 juin s'il est candidat aux primaires socialistes, assurant que les défenseurs des idées de Dominique Strauss-Kahn ne sont «ni dissous ni éparpillés».

«Je n'ai demandé de parrainage à personne» pour concourir aux primaires mais «dans une semaine, si rien ne se décide, je commencerai à les demander» et «je peux les avoir», a déclaré M. Moscovici lors d'une conférence de presse.

«J'ai jusqu'au 13 juillet pour trouver les parrainages, mais le 28 juin, je vous dirai ce que je fais, avant peut-être», a-t-il dit se référant aux dates de dépôt des candidatures.

Sans réponse de Martine Aubry

«Ma démarche est de bonne foi. A l'heure où je vous parle, je n'ai pas fait de choix», a-t-il ajouté, assurant ne pas être dans une démarche d'«ultimatum», ni de «ralliement».

Le député du Doubs a par ailleurs indiqué que son texte «L'audace d'innover», soumis depuis une semaine à tous les militants et candidats aux primaires PS, avait recueilli «plus de 70 signatures» de grands élus, et «400 de personnalités et militants».

Il a précisé avoir reçu «une réponse gentille» et «polie» de Ségolène Royal à ses propositions, «une réponse plus substantielle de François Hollande», tandis que Martine Aubry n'a pas encore répondu.

«Les strauss-kahniens ne sont ni dissous ni éparpillés, ils sont regroupés, ils sont nombreux», a assuré le leader de «Besoin de gauche», un des mouvements défendant les idées de l'ex-patron du FMI, mis hors jeu de la présidentielle après sa mise en accusation pour crimes sexuels aux Etats-Unis.

Le «rêve» de Collomb

«Cette famille de pensée réformiste, elle existait avant et elle continuera après. Elle a envie de peser par elle-même, elle veut peser par ses idées», a-t-il ajouté.

Interrogé sur un ticket Hollande président/Aubry Premier ministre qui serait «le rêve des Français» selon un autre Strauss-Kahnien, le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb, il a lancé: «C'est le rêve de Gérard Collomb, c'est pas le rêve des Français!».