Jean-François Copé invite à «garder sérénité et sang-froid» face aux mauvais sondages

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Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a jugé ce vendredi que Nicolas Sarkozy laisserait «comme marque de ce premier quinquennat une aptitude exceptionnelle à gérer les crises» et il a invité à «garder beaucoup de sérénité et de sang-froid» face aux mauvais sondages.

«Le niveau des sondages pendant un mandat présidentiel, c'est pas forcément majeur. On ne gouverne pas pour que le sondage de la semaine soit bon, on gouverne parce que c'est l'intérêt supérieur du pays», a déclaré Jean-François Copé sur France 2 alors que le chef de l'Etat est au plus bas dans les enquêtes d'opinion.

On peut «comprendre que les Français s’inquiètent»

«Le vrai sujet, c'est le rendez-vous des urnes et c'est pour ça que j'ai souhaité qu'avec les militants on démarre tôt cette campagne» pour la présidentielle de 2012, a-t-il ajouté.

«On vient de se prendre cinq crises en cinq ans : une crise monétaire qui a failli ruiner les épargnants, une crise économique, une crise sociale, une crise environnementale, une crise géopolitique avec ce qui se passe au sud de la Méditerranée» et on peut donc «comprendre que les Français s'inquiètent», a fait remarquer le député de Seine-et-Marne.

«On est en train de se mettre en ordre de bataille» à l’UMP

«Moi, j'invite quand même chacun à garder beaucoup de sérénité et de sang-froid», a-t-il dit, assurant que Nicolas Sarkozy «laissera quoi qu'il arrive comme marque de ce premier quinquennat une aptitude exceptionnelle à gérer les crises».

A l'UMP, «on est en train de se mettre en ordre de bataille» et «mon rôle c'est que chacun soit respecté, que chacun anime une part de la réflexion», a-t-il dit, soulignant qu' «il y a toute la place au sein de l'UMP pour la sensibilité centriste, radicale, et humaniste.»

Il a souhaité «de tout cœur» que les radicaux restent au sein du parti majoritaire et souligné que leur président, Jean-Louis Borloo, était «une personnalité dont nous avons besoin au côté de Nicolas Sarkozy l'année prochaine».