Présidentielle 2012: DSK est le «mieux armé» pour éviter un nouveau 21 avril 2002

POLITIQUE Selon Pierre Moscovici, proche du directeur du FMI...

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Dominique Strauss-Kahn sur le plateau du journal de France 2, le 20 février 2011
Dominique Strauss-Kahn sur le plateau du journal de France 2, le 20 février 2011 — REUTERS/Ho New

Pierre Moscovici, proche de Dominique Strauss-Kahn, estime que, s'il est candidat du PS à la présidentielle, le directeur général du FMI ajoutera sa «patte» au projet du parti, qui ne doit pas être un «carcan», dans un entretien au Monde daté de lundi.

Il manque «une patte»

«J'ai contribué au projet et je dois dire que l'exercice a été plutôt réussi car la boîte à idées du PS s'est remplie. Il y a aujourd'hui un écosystème intellectuel qui s'est déployé au profit de la gauche et ce projet en fait la synthèse. Martine Aubry doit en être remerciée», déclare le député du Doubs.

«Cela dit, ajoute Pierre Moscovici, il manque la patte du candidat, l'orientation stratégique, la cohérence fondamentale que celui-ci va donner. Sur les trente mesures du projet, notre candidat pourra en choisir cinq ou dix. Il pourra aussi établir des priorités, en reporter d'autres et ajouter les siennes».

Le projet socialiste, «un socle commun»

De même, si le travail actuellement mené par Laurent Fabius, à la demande de Martine Aubry, pour définir les priorités de la première année de la législature en cas de victoire en 2012, est «une démarche utile», «in fine», prévient-il, «c'est bien (le candidat) qui définira une cohérence stratégique et c'est le président de la République élu, avec son gouvernement, qui mettra en oeuvre son programme».

«Le projet d'une part et le cadrage de l'autre seront des atouts précieux. Ils constitueront un socle commun mais ils ne peuvent pas être des carcans», insiste Pierre Moscovici.

DSK «mieux armé»

Le député du Doubs, qui a «l'obsession de ce qui s'est passé le 21 avril 2002», juge que Dominique Strauss-Kahn, dont la «popularité n'est pas friable», est «le mieux armé» pour éviter «l'élimination» du candidat PS au premier tour et battre Nicolas Sarkozy l'an prochain.

«Il ne faut pas tirer un trait sur Nicolas Sarkozy. Je le répète: sa défaite est probable mais sa réélection n'est pas impossible. Ne soyons donc pas présomptueux: le vainqueur des primaires socialistes ne sera pas ipso facto le prochain président de la République», souligne-t-il.

«C'est pourquoi nous devons bien choisir notre candidat. Nous n'avons pas le droit de nous tromper», ajoute Pierre Moscovici dans une allusion à François Hollande.