PS: Des primaires vite fait, bien fait?

C. F.

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Le Comité national d'organisation des primaires au PS a tenu mardi sa première réunion, officialisant le processus qui doit aboutir à la désignation d'un candidat pour la présidentielle de 2012, a-t-on appris auprès de participants à la réunion.
Le Comité national d'organisation des primaires au PS a tenu mardi sa première réunion, officialisant le processus qui doit aboutir à la désignation d'un candidat pour la présidentielle de 2012, a-t-on appris auprès de participants à la réunion. — Sebastien Bozon afp.com

Alors que le PS est entré dans l’ère des primaires après le second tour des cantonales, des informations commencent à filtrer sur l’organisation de cette pré-élection pour désigner le candidat socialiste à la présidentielle 2012. Le parti s’orienterait vers un dispositif beaucoup plus light que prévu initialement, selon Le Parisien et Europe1.

Chaque candidat ne serait doté que d’un budget de 30.000 euros chacun. Si c’est plus qu’en 2006 (10.000 euros), cela ne permet guère de folies. «Une location de salle, quelques déplacements et c’est fini», indique Stéphane Le Foll, un proche de François Hollande, au Parisien. Quant aux dépenses personnelles pour compléter ce budget, elles seraient plafonnées.

Pas de meeting national

Selon les deux médias, aucun meeting national n’est prévu pour l’instant après le dépôt des candidatures entre le 28 juin et le 13 juillet.

Le parti craindrait des débordements similaires à ceux du 26 octobre 2006 au Zénith, lorsque Ségolène Royal et Laurent Fabius s’étaient fait siffler.

Un seul débat télévisé

Enfin, côté média, aucun débat télévisé n’est non plus programmé, malgré les nombreuses sollicitations de chaînes. Si débat télé il y a, il n’aurait lieu qu’après le second tour entre les deux finalistes, selon Europe1, qui précise que le PS travaille sur une campagne de pub avec plusieurs agences de communication.

De primaires «ouvertes  et populaires» visant à rassembler un million de votants au sein de la gauche, on serait donc passé à des primaires en catimini, vite fait bien fait. Un format qui satisferait les soutiens de DSK, le patron du FMI étant ainsi moins exposé que dans le cadre d’une bataille interne plus médiatique.