2012: Chevènement envisage «sérieusement» d'être candidat

POLITIQUE Il ne voit pas d'«alternative» entre DSK et Sarkozy...

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Le congrès du Mouvement républicain et citoyen (MRC), réuni dimanche au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne, a élu Jean-Pierre Chevènement à la présidence de ce parti dont il était jusqu'à présent le président d'honneur.
Le congrès du Mouvement républicain et citoyen (MRC), réuni dimanche au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne, a élu Jean-Pierre Chevènement à la présidence de ce parti dont il était jusqu'à présent le président d'honneur. — Pierre Verdy AFP

Et si les ex de la Mitterrandie revenaient en piste en 2012. Après Jean-Luc Mélenchon qui serait en passe d'être le candidat du Front de gauche, Jean-Pierre Chevènement envisage de se présenter. Le président d'honneur du MRC a indiqué vendredi envisager «sérieusement» d'être candidat à la présidentielle car selon lui il n'y a «personne aujourd'hui entre Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn» pour incarner «l'alternative».

«Je l'envisage, parce que très sincèrement je ne vois personne aujourd'hui entre Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn qui puisse être véritablement le candidat de l'alternative, donc j'y réfléchis et sérieusement», a déclaré Jean-Pierre Chevènement, interrogé sur LCI sur une éventuelle candidature en 2012. Il a précisé qu'il prendrait sa décision «avant l'automne».

«L'homme de la Nation»?

«Je pense que la gauche peut gagner mais risque de décevoir, ce que je ne souhaite, et je voudrais la mettre au niveau, à la hauteur des défis», a expliqué le sénateur de Belfort. L'ancien ministre socialiste a écarté un soutien à Jean-Luc Mélenchon qui ambitionne d'être le candidat du Front de gauche. «Mélenchon cherche à constituer un pôle de radicalité à gauche, ça n'est pas mon cas», a-t-il expliqué. «Moi je m'adresse à tous les Français et je reste fidèle à ce que je disais en 2002: ce qui est nécessaire à la France c'est un candidat qui soit l'homme de la Nation».

Jean-Pierre Chevènement s'était présenté à la présidentielle de 2002 où l'émiettement de la gauche au 1er tour avait contribué à l'élimination du candidat du PS Lionel Jospin, devancé contre toute attente par le président du FN Jean-Marie Le Pen.

Quant à participer aux primaires présidentielles du PS pour 2012, le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen a lancé : «C'est une plaisanterie» car «Madame Aubry attend que M. Dominique Strauss-Kahn se décide, et à partir de là les jeux seront faits».