Législatives 2022 : Les différentes configurations possibles au second tour

RESUME Combien de duels ? De triangulaires ? De députés déjà élus ? 20 Minutes fait le point

X.R. avec AFP
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Différentes configurations sont attendues pour le second tour des élections législatives. (illustration)
Différentes configurations sont attendues pour le second tour des élections législatives. (illustration) — UGO AMEZ/SIPA

Triangulaires, duels, candidats en solo et circonscriptions qui n’auront pas besoin de voter… Les configurations ne seront pas les mêmes dans toute la France dimanche pour le second tour des élections législatives. On vous résume tout en cinq infos.

Le nombre de candidats

Des 6.293 candidats en lice lors du premier tour, il n’en reste que 1.148, dont 655 hommes et 493 femmes. Parmi les prétendants, il y a encore 370 sortants, 70 autres ayant été éliminés. Les candidats de la majorité sortante (LREM, Modem, Horizons et Agir) sont les plus nombreux (415), devant l’alliance de gauche Nupes (380), sans compter trois dissidents socialistes qui ont refusé de se joindre à cette coalition. Quant au Rassemblement national, il aligne 209 candidats au second tour et Les Républicains 71 (en plus de cinq UDI et 14 DVD).

C’est l’heure du duel

La configuration que l’on retrouve le plus souvent, et de très loin, c’est le duel. Ensemble ! et la Nupes s’affronteront dans 270 circonscriptions sur 577, tandis que la coalition présidentielle sera confrontée au RN dans 108 d’entre elles. La question très médiatique du barrage à l’extrême droite dans les duels Nupes-RN concerne 62 circonscriptions, selon les données du ministère de l’Intérieur. Adversités équilibrées pour Les Républicains : 25 duels à venir contre le RN, 24 contre la Nupes et 18 contre Ensemble ! A noter que plusieurs candidats ont obtenu plus de 50 % des suffrages au premier tour, mais que la participation a été insuffisante pour valider leur victoire. Le suspense est donc faible pour Marine Le Pen ou Manuel Bompard.

De rares triangulaires

Les triangulaires seront au nombre de sept lors du second tour, contre une seule il y a cinq ans. Malgré cette progression, elles demeurent rares en raison également de l’abstention, le candidat arrivé troisième devant obtenir un nombre de voix au moins égal à 12,5 % des inscrits. Quatre circonscriptions mettront aux prises un candidat d’Ensemble !, de gauche et du RN : la 3e de la Dordogne, la 2e du Lot-et-Garonne, la 2e de la Nièvre et la 2e du Tarn.

Dans deux circonscriptions des Hauts-de-Seine, la 2e et la 3e, la triangulaire opposera LR à la Nupes et à Ensemble. Enfin, dans la 2e du Lot, il y aura un candidat PS dissident face à la Nupes et à Ensemble !. Une huitième triangulaire était prévue dans la première circonscription du Lot-et-Garonne, mais la candidate de la Nupes Maryse Combres a appliqué strictement le front républicain et s'est retiré pour laisser place à un duel Ensemble !/RN.

Solo sur le ring

Aussi curieux que cela puisse paraître, certains candidats n’auront pas d’adversaire, leurs rivaux, qualifiés pour le second tour, ayant finalement choisi de jeter l’éponge. Trois candidats de l’alliance de gauche Nupes se retrouvent ainsi seuls en lice et donc assurés de gagner : Clémentine Autain (2e de Seine-St-Denis), Soumya Bourouaha (4e de Seine-St-Denis) et Elie Califer (4e de Guadeloupe).

Déjà élus

Cinq candidats ont été élus dès le premier tour, quatre pour la Nupes et un pour la majorité présidentielle sortante Ensemble !. Les quatre députés de gauche qui n’auront pas besoin de croiser le fer dimanche prochain sont tous basés en Ile-de-France : il s’agit des sortants Insoumis de Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière (7e circonscription) et de Paris, Danièle Obono (17e circonscription), ainsi que deux nouvelles députées LFI à Paris, Sophia Chikirou (6e) et Sarah Legrain (16e). Pour sa part, Yannick Favennec-Bécot (64 ans), ex-UDI passé à Horizons, est parvenu à se faire réélire pour un 5e mandat (57,13 %) dans la 3e circonscription de Mayenne.