Résultats législatives 2022 : Plutôt que Premier ministre, Mélenchon est « surtout le premier menteur », estime Borne…

POLITIQUE Retrouvez toutes les informations de la journée politique au lendemain du premier tour des élections législatives 2022

M.P, C.P, M.F.
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La Première ministre Elisabeth Borne, le 10 juin 2022.
La Première ministre Elisabeth Borne, le 10 juin 2022. — SICCOLI PATRICK/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Ça y est ! Le premier tour des élections législatives a eu lieu dimanche. Environ 48 millions d’électeurs inscrits étaient appelés à élire leurs 577 représentants à l’Assemblée nationale pour les cinq prochaines années.
  • L’abstention, estimée à environ 52.5 %, a joué les arbitres. Selon les dernières estimations, Ensemble ! serait en tête (25.75 %), très légèrement devant la Nupes (25.66 %), le RN arriverait troisième (18.68 %), LR quatrième (10,42 %) et Reconquête ! cinquième (4.24 %).
  • Découvrez l’ensemble des résultats du premier tour des élections législatives 2022 directement sur 20minutes.fr.

A VOIR

A LIRE

 

Ce live est désormais terminé, merci de nous avoir suivis ! Vous pouvez nous retrouver demain pour suivre l’actualité des législatives tout au long de la journée.
18h30 : Zemmour ne devrait pas revenir au Figaro ou sur CNews

« Un mouvement est né il y a six mois. Il a déjà rencontré mille obstacles » mais « il a tenu bon et s’est installé partout en France. (…) La Reconquête restera un devoir. En avant ! », a tweeté dimanche soir Eric Zemmour, qui préside le parti et ne compte pas, selon son entourage, reprendre son émission sur CNews ou son travail au Figaro.


 

18h13 : Les députés sortants ont droit au chômage

Les députés sortants, battus dans les urnes ou qui ne se représentaient pas, peuvent toucher une allocation chômage, calquée sur celle du régime des salariés depuis 2018. L'Assemblée nationale devrait cette année encore être renouvelée dans des proportions importantes: sur les 440 députés sortants qui se représentaient aux législatives, 66 ont déjà été éliminés dès le 1er tour dimanche, sur fond de percée de l'alliance Nupes à gauche.

Or au cours de la dernière législature, les profils des députés, pour une bonne part issus de la société civile, ont été plus variés. La plupart ont cessé leur activité professionnelle pendant cinq ans et vont désormais rechercher un poste - s'il n'est pas déjà trouvé, comme pour Mickaël Nogal (LREM) recruté par un lobby de l'agroalimentaire dès avant la fin de son mandat.

18h13 : Les députés sortants ont droit au chômage

Les députés sortants, battus dans les urnes ou qui ne se représentaient pas, peuvent toucher une allocation chômage, calquée sur celle du régime des salariés depuis 2018. L'Assemblée nationale devrait cette année encore être renouvelée dans des proportions importantes: sur les 440 députés sortants qui se représentaient aux législatives, 66 ont déjà été éliminés dès le 1er tour dimanche, sur fond de percée de l'alliance Nupes à gauche.

Or au cours de la dernière législature, les profils des députés, pour une bonne part issus de la société civile, ont été plus variés. La plupart ont cessé leur activité professionnelle pendant cinq ans et vont désormais rechercher un poste - s'il n'est pas déjà trouvé, comme pour Mickaël Nogal (LREM) recruté par un lobby de l'agroalimentaire dès avant la fin de son mandat.

18 heures : Il n’y a pas que l’abstention qui a battu des records….

En recueillant, selon le ministère de l’Intérieur, quelque 25,75 % des voix, la macronie a battu dimanche le record du plus petit score d’une majorité présidentielle lors d’un premier tour d’un scrutin législatif consécutif à l’élection présidentielle.

Le précédent record était détenu par la même macronie, cinq ans plus tôt, mais qui avait toutefois convaincu 32,3 % des électeurs au premier tour de juin 2017.

 

18 heures : Il n’y a pas que l’abstention qui a battu des records….

En recueillant, selon le ministère de l’Intérieur, quelque 25,75 % des voix, la macronie a battu dimanche le record du plus petit score d’une majorité présidentielle lors d’un premier tour d’un scrutin législatif consécutif à l’élection présidentielle.

Le précédent record était détenu par la même macronie, cinq ans plus tôt, mais qui avait toutefois convaincu 32,3 % des électeurs au premier tour de juin 2017.

 

17h58 : Pendant ce temps, les Républicains dessinent son futur

LR et ses alliés de l’UDI ont qualifié 81 candidats pour le second tour. « Malgré toutes les manœuvres d’Emmanuel Macron pour faire monter les extrêmes, Les Républicains sont là, et nous sommes aujourd’hui le seul vote utile », a-t-il affirmé le patron de LR Christian Jacob.

Dans la future législature LR ne sera « en aucun cas une force d’appoint » de la majorité mais « une opposition déterminée mais utile, pas dans le blocage des instituions et pas dans les outrances », a-t-il ajouté, promettant de « voter et amender les réformes qui vont dans bon sens » mais de « s’opposer durement a celles qui vont à contresens de ce que l’on souhaite et à l’intérêt du pays ».

17h58 : Pendant ce temps, les Républicains dessinent son futur

LR et ses alliés de l’UDI ont qualifié 81 candidats pour le second tour. « Malgré toutes les manœuvres d’Emmanuel Macron pour faire monter les extrêmes, Les Républicains sont là, et nous sommes aujourd’hui le seul vote utile », a-t-il affirmé le patron de LR Christian Jacob.

Dans la future législature LR ne sera « en aucun cas une force d’appoint » de la majorité mais « une opposition déterminée mais utile, pas dans le blocage des instituions et pas dans les outrances », a-t-il ajouté, promettant de « voter et amender les réformes qui vont dans bon sens » mais de « s’opposer durement a celles qui vont à contresens de ce que l’on souhaite et à l’intérêt du pays ».

17h45 : Philippe Poutou appelle à faire barrage à LREM

« La macronie panique et parle d’un front républicain contre la gauche. Pas d’hésitation, faisons barrage à leur République des possédants, des inégalités sociales, celle de la répression et des violences policières, pour un front de luttes anti-libérales et même anticapitalistes », a tweeté le candidat NPA.


 

17h30 : LREM en tête dans six circonscriptions sur douze en Gironde

Si les candidats de la majorité présidentielle sont qualifiés dans onze des douze circonscriptions, ils ne sont pas toujours en ballottage favorable. Explication avec notre journaliste Elsa Provenzano.

 

17h04 : La CFDT dénonce le manque de clarté des consignes de vote d’LREM

« A chaque fois qu’il y a un candidat d’extrême droite en position de gagner l’élection, la CFDT appelle à voter pour la candidate ou le candidat du camp d’en face, quel qu’il soit et sans que cela nous lie à son programme », a déclaré le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.

« J’avoue que nous ne pensions pas être si singuliers au lendemain de ce premier tour », a-t-il ironisé, alors que la majorité a affirmé qu’elle déterminerait au cas par cas son attitude en cas de duel entre le Rassemblement national et la Nupes (union de la gauche). « Quand on se fait élire aux élections présidentielles grâce en partie aux voix d’électeurs qui font barrage à l’extrême droite, cela oblige. »

16h45 : Pour l’Ifop Jean-Luc Mélenchon n’obtiendra pas de majorité à l’Assemblée nationale

« C’est très peu probable. Les projections les plus hautes pour la Nupes et les plus basses pour la majorité présidentielle donnent 60 à 70 sièges d’avance pour cette dernière. C’est très conséquent », assure à l’AFP Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop.

« Les duels entre la Nupes et Ensemble ! sont plutôt favorables à ce dernier, puisqu’ils ont des réserves de voix que la Nupes n’a pas. Le fait que la campagne pourrait s’orienter sur un "tout sauf Mélenchon" peut aussi recréer une mobilisation pour la majorité présidentielle. »

16h40 : « Face à l’extrême-droite, voulez-vous faire rempart ou marche pied ? », demande Julien Bayou à LREM

Le secrétaire national du parti Europe Écologie Les Verts réagit au communiqué de la candidate LREM Alexandrine Pintus dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais ou le second tour se jouera entre la Nupes et le RN. Candidate malheureuse a annoncé qu’elle voterait blanc.


 

16h32 : Le clivage gauche-droite est de retour en force, et personne n’en parle (sauf notre journaliste)

 

16h19 : Mélenchon traite LREM de « mauvais perdants »

« C’est clair qu’il y a un doute sur ce que fait Darmanin avec les résultats. Tout le monde comprend que ce sont de mauvais perdants. On ne peut pas avoir des mœurs de République bananière », a fulminé Jean-Luc Mélenchon devant le siège de LFI.

16h19 : Mélenchon traite LREM de « mauvais perdants »

« C’est clair qu’il y a un doute sur ce que fait Darmanin avec les résultats. Tout le monde comprend que ce sont de mauvais perdants. On ne peut pas avoir des mœurs de République bananière », a fulminé Jean-Luc Mélenchon devant le siège de LFI.

16h05 : La plus jeune candidate de France a été battue en Moselle

Raphaëlle Rosa, 18 ans, candidate pour les Républicains dans la 8e circonscription de la Moselle. « Ça a été une première campagne pour moi et ça restera une bonne expérience », a-t-elle confié malgré les 3,53 % de voix.

 

15h49 : Paris vire de bord pour la gauche

Cinq ans après le raz-de-marée macroniste, la capitale met le cap sur la gauche. Les candidats de la Nupes arrivent en tête dans 12 des 18 circonscriptions, dont la moitié face aux sortants de la majorité.

Au-delà des arrondissements populaires du nord-est, où le triomphe des élues LFI confirme la prédominance du vote Mélenchon au premier tour de l’élection présidentielle (entre 40 et 50 % des voix), l’effet Nupes est spectaculaire partout dans la capitale. Ainsi rive gauche, dans une 12e circonscription à cheval sur deux arrondissements de droite, le VIIe et le XVe, Céline Malaisé s’est qualifiée pour le deuxième tour (22 %).

Autre résultat net : six des neuf députés parisiens de la majorité sortante arrivent derrière la Nupes au premier tour, notamment le ministre Stanislas Guérini et Laetita Avia, en retard de 14 points face à Eva Sas dans la 8e circonscription (XIIe et XXe).

15h30 : « Matignon ne s’éloigne pas mais se rapproche », assure Jean-Luc Mélenchon

Il a réitéré sa demande aux jeunes, qui se sont beaucoup abstenus : « Déferlez, c’est le moment où vous avez les pleins pouvoirs de tout changer ».

« Je suis déjà fier qu’on soit les premiers dans les catégories précaires, les villes pauvres », s’est satisfait le tribun, en exhortant ses troupes à faire preuve de « ténacité et de constance ». « Je suis assez confiant », a-t-il sobrement commenté.

15h30 : « Matignon ne s’éloigne pas mais se rapproche », assure Jean-Luc Mélenchon

Il a réitéré sa demande aux jeunes, qui se sont beaucoup abstenus : « Déferlez, c’est le moment où vous avez les pleins pouvoirs de tout changer ».

« Je suis déjà fier qu’on soit les premiers dans les catégories précaires, les villes pauvres », s’est satisfait le tribun, en exhortant ses troupes à faire preuve de « ténacité et de constance ». « Je suis assez confiant », a-t-il sobrement commenté.

15h18 : Les législatives, plus dures que l’épreuve des poteaux

Isabelle Seguin qui avait remporté l’émission Koh Lanta en 2003 n’a pas passé le premier de tour de l’élection sans la 4e circonscription de l’Ain où elle était candidate. L’aventure s’arrête ici pour elle.

Isabelle Seguin
Isabelle Seguin - JEFF PACHOUD / AFP

 

15h18 : Les législatives, plus dures que l’épreuve des poteaux

Isabelle Seguin qui avait remporté l’émission Koh Lanta en 2003 n’a pas passé le premier de tour de l’élection sans la 4e circonscription de l’Ain où elle était candidate. L’aventure s’arrête ici pour elle.

Isabelle Seguin
Isabelle Seguin - JEFF PACHOUD / AFP

 

15 heures : Aujourd'hui on se demande si la blockchain peut remplacer nos bons vieux bulletins de vote ?

Notre journaliste Mathilde Saliou va vous parler des « Organisations autonomes décentralisées », les DAO, qui permettraient de rendre les processus de décision plus simples et de faire de la démocratie en direct.

 

14h30 : La majorité soutient les candidats « républicains », assure Borne

La Première ministre Elisabeth Borne a assuré lundi que la majorité présidentielle soutenait les candidats « républicains » face au Rassemblement national (RN), pas ceux « qui insultent nos policiers » ou veulent sortir de l’Europe, face à une polémique naissante sur l’absence de consigne nationale.

La gauche reproche à la majorité de ne pas se prononcer de façon suffisamment claire contre l’extrême droite, alors que la majorité a justement pu fustiger par le passé l’attitude de Jean-Luc Mélenchon face à des duels LREM-RN.

« On a quelques dizaines de circonscriptions dans lesquelles on a un duel entre RN et Nupes. Notre position c’est : "aucune voix pour le Front national". Ensuite, quand on a des candidats Nupes, très clairement, si on a affaire à un candidat qui ne respecte pas les valeurs républicaines, qui insulte nos policiers, qui demande de ne plus soutenir l’Ukraine, qui veut sortir de l’Europe, nous n’appelons pas à voter pour lui », a déclaré la cheffe du gouvernement, en campagne à Condé-en-Normandie (Calvados) où elle se présente, confirmant la politique du « cas par cas ».

14h26 : Eric Zemmour retombe comme un soufflé

L’échec du parti d’extrême droite Reconquête ! aux législatives est surtout celui de son chef de file Eric Zemmour : candidat surprise à l’élection présidentielle dont il fut la vedette, il termine en candidat défait, dès le premier tour, dans le Var. Seule nouveauté de la course à l’Elysée, l’ancien éditorialiste du Figaro et de CNews a suscité un immense intérêt médiatique, attisé par ses multiples provocations.

« Je serai au second tour. Ensuite, je serai soit président de la République, soit leader de l’opposition », clamait encore Eric Zemmour début avril, en répétant que sa rivale Marine Le Pen n’avait « aucune chance » de l’emporter face à Emmanuel Macron. Mais après avoir frôlé puis dépassé à l’automne la candidate RN dans les sondages, réuni des milliers de partisans dans ses meetings volcaniques, le candidat identitaire de 63 ans est retombé sur terre en terminant avec 7,07 % des voix, quand Marine Le Pen en récoltait 23,15 % et se qualifiait pour le second tour.

Ses ambitions aux législatives ont aussi été stoppées net dès le premier tour dimanche. Lui-même a été éliminé dans la 4e circonscription du Var, où il a réuni 23,19 % des voix, à seulement 1,5 point derrière le candidat RN. Au niveau national, Reconquête ! a réuni 4,24 % des voix, contre 18,68 % pour le RN.

14h26 : Eric Zemmour retombe comme un soufflé

L’échec du parti d’extrême droite Reconquête ! aux législatives est surtout celui de son chef de file Eric Zemmour : candidat surprise à l’élection présidentielle dont il fut la vedette, il termine en candidat défait, dès le premier tour, dans le Var. Seule nouveauté de la course à l’Elysée, l’ancien éditorialiste du Figaro et de CNews a suscité un immense intérêt médiatique, attisé par ses multiples provocations.

« Je serai au second tour. Ensuite, je serai soit président de la République, soit leader de l’opposition », clamait encore Eric Zemmour début avril, en répétant que sa rivale Marine Le Pen n’avait « aucune chance » de l’emporter face à Emmanuel Macron. Mais après avoir frôlé puis dépassé à l’automne la candidate RN dans les sondages, réuni des milliers de partisans dans ses meetings volcaniques, le candidat identitaire de 63 ans est retombé sur terre en terminant avec 7,07 % des voix, quand Marine Le Pen en récoltait 23,15 % et se qualifiait pour le second tour.

Ses ambitions aux législatives ont aussi été stoppées net dès le premier tour dimanche. Lui-même a été éliminé dans la 4e circonscription du Var, où il a réuni 23,19 % des voix, à seulement 1,5 point derrière le candidat RN. Au niveau national, Reconquête ! a réuni 4,24 % des voix, contre 18,68 % pour le RN.

14h17 : Un premier tour en demi-teinte dans le Cher

Ensemble a réussi dimanche à qualifier dans le Cher deux de ses trois députés sortants au deuxième tour des élections législatives, alors que la sortante Nadia Essayan a fait les frais de la percée de la Nupes dans la deuxième circonscription.

François Cormier-Bouligeon (Ensemble/Renaissance) dans la première circonscription et Loïc Kervran (Ensemble/Renaissance) dans la deuxième ont viré en tête à l'issue du premier tour. En 2017, François Cormier-Bouligeon avait profité de la vague macroniste pour faire basculer la circonscription, qui restait depuis vingt ans dans l'escarcelle RPR-UMP.

Ce territoire, qui comprend plusieurs cantons de Bourges, mais aussi la viticole Sancerre et le nord rural du département, a continué de faire confiance à la coalition présidentielle (32,14%), comme il avait fait confiance à Emmanuel Macron lors des deux tours de la présidentielle.

14h12 : Forcer la main de l’Assemblée

Si Emmanuel Macron n’obtient pas la majorité absolue et se refuse – ou échoue – à nouer des alliances, il lui reste une autre alternative. Celle de gouverner en minorité, comme cela a été le cas avec Michel Rocard à Matignon de 1988 à 1991, la gauche n’ayant pas obtenu la majorité absolue après la réélection de François Mitterrand.

Le chef du gouvernement avait alors usé à 28 reprises de l’article 49-3 de la Constitution qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans le soumettre au vote de l’Assemblée nationale. Pour l’empêcher, l’opposition peut tenter de faire voter une motion de censure et faire tomber le gouvernement, à condition d’être unie et de réunir une majorité pour la voter, ce qui ne s’était pas produit pour Michel Rocard, et nécessiterait à présent une alliance des extrêmes.

Depuis 2008 cependant, le recours au 49-3 a été sévèrement restreint : il ne peut s’appliquer qu’aux budgets et à un texte de loi par session parlementaire. Autre arme constitutionnelle, le vote bloqué via l’article 44 permet de demander au Parlement de se prononcer sur tout ou partie d’un texte en ne retenant que les amendements acceptés par le gouvernement. Il peut être utilisé en cas d’obstruction des oppositions ou pour mettre les députés devant leurs responsabilités.

14h05 : Difficile de gouverner avec une majorité rabougrie

Si les macronistes n’obtenaient dimanche qu’une majorité relative à l’issue du second tour des législatives, l’Assemblée nationale serait-elle ingérable ? D’un accord avec des députés de droite ou de gauche jusqu’au recours aux armes de la Constitution, des voies existent.

Selon les projections les plus défavorables pour Ensemble !, le camp présidentiel obtiendrait 255 sièges, devant la Nupes à 210 sièges maximum, mais sous la barre de la majorité absolue à 289 députés. Comment alors obtenir le vote de confiance au gouvernement, programmé a priori début juillet ? Puis mettre en œuvre les réformes ?

Pour faire passer ses textes, l’exécutif pourra chercher le soutien d’autres groupes politiques, au cas par cas ou dans le cadre d’un accord de législature. « Ça va mettre le gouvernement sous pression pour négocier davantage. Or cela n’est ni dans l’ADN de la Ve République, ni dans celui d’Emmanuel Macron », souligne auprès de l’AFP Emiliano Grossman, professeur associé à Sciences Po.

14h05 : Difficile de gouverner avec une majorité rabougrie

Si les macronistes n’obtenaient dimanche qu’une majorité relative à l’issue du second tour des législatives, l’Assemblée nationale serait-elle ingérable ? D’un accord avec des députés de droite ou de gauche jusqu’au recours aux armes de la Constitution, des voies existent.

Selon les projections les plus défavorables pour Ensemble !, le camp présidentiel obtiendrait 255 sièges, devant la Nupes à 210 sièges maximum, mais sous la barre de la majorité absolue à 289 députés. Comment alors obtenir le vote de confiance au gouvernement, programmé a priori début juillet ? Puis mettre en œuvre les réformes ?

Pour faire passer ses textes, l’exécutif pourra chercher le soutien d’autres groupes politiques, au cas par cas ou dans le cadre d’un accord de législature. « Ça va mettre le gouvernement sous pression pour négocier davantage. Or cela n’est ni dans l’ADN de la Ve République, ni dans celui d’Emmanuel Macron », souligne auprès de l’AFP Emiliano Grossman, professeur associé à Sciences Po.

13h56 : La Nupes mise sur les abstentionnistes et l’intensification de la campagne

Après l’euphorie du premier tour des législatives, le plus dur commence pour la Nupes, qui dispose d’une réserve de voix théoriquement moins grande qu’Ensemble et doit réussir à mobiliser les abstentionnistes pour espérer empêcher Emmanuel Macron d’avoir la majorité absolue.

Jean-Luc Mélenchon n’a pas prononcé les mots « Matignon » ou « Premier ministre » lors de son discours dimanche soir. Mais officiellement, l’objectif d’envoyer le 3e homme de la présidentielle à Matignon n’est pas abandonné. La Nupes ne part pas favorite dans nombre des duels en raison d’un désavantage sur les réserves de voix : unie dès le premier tour, la gauche a fait le plein, alors qu’Ensemble pourra compter sur les voix de droite.

Mais plusieurs dirigeants de la coalition voient tout de même un espoir, comme la numéro 2 du PS Corinne Narassiguin : « Il y a certaines circonscriptions où il a encore des réserves de voix, par exemple celles où il y avait d’autres candidats de gauche au premier tour », comme là où des dissidents PS se sont présentés.

13h47 : Borne qualifie Mélenchon de « premier menteur »

Que ce soit « sur les résultats de son camp » aux législatives ou sur le « programme » de la macronie, l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon est « surtout le premier menteur », a raillé lundi Elisabeth Borne devant les candidats du camp présidentiel réunis en visio-conférence.

« Quand Jean-Luc Mélenchon prétend vouloir être Premier ministre, c’est surtout le premier menteur », a déclaré la cheffe du gouvernement, selon plusieurs participants.

Selon Elisabeth Borne, le leader de la gauche unie, rassemblée sous la bannière Nupes, « ment sur les résultats de son camp en gonflant les chiffres pour faire les gros titres à 20 heures ».

13h39 : Le RN rafle le plus de communes

Comme lors de la présidentielle, le RN arrive en tête en nombre de communes. Selon un décompte de l’AFP, il en a conquis environ 11.300 sur près de 35.000, devant Ensemble ! avec plus de 9.000, la Nupes (près de 7.500) et LR (environ 4.900). Au second tour de la présidentielle, Marine Le Pen s’était imposée dans plus de la moitié des communes françaises, la plupart d’entre elles, situées dans les zones rurales, comptant moins de 1.000 habitants.

13h31 : Les duels à venir

Au second tour, les duels les plus fréquents opposeront un candidat d'Ensemble à un rival de la Nupes. Selon un décompte de l'AFP réalisé à partir des chiffres du ministère de l'Intérieur, la majorité sortante et l'alliance de gauche s'affronteront dans 271 circonscriptions sur 577. Ensemble! sera confronté au RN dans 107 d'entre elles.

La question du barrage à l'extrême droite se posera également dans les 62 circonscriptions où le parti de Marine Le Pen affrontera la Nupes menée par Jean-Luc Mélenchon. Il y aura également 25 duels entre le RN et Les Républicains, qui affronteront également la Nupes dans 18 circonscriptions et Ensemble dans 24. 



 

13h22 : Huit triangulaires à venir

Les triangulaires seront au nombre de huit lors du second tour, contre une seule il y a cinq ans. Malgré cette progression, elles demeurent rares en raison également de l’abstention, le candidat arrivé troisième devant obtenir un nombre de voix au moins égal à 12,5 % des inscrits.

Cinq circonscriptions mettront aux prises un candidat d’Ensemble !, de la Nupes et du RN : la 3e de la Dordogne, la 1re et la 2e du Lot-et-Garonne, la 2e de la Nièvre et la 2e du Tarn. Dans deux circonscriptions des Hauts-de-Seine, la 2e et la 3e, la triangulaire opposera LR à la Nupes et à Ensemble. Enfin, dans la 2e du Lot, il y aura un candidat PS dissident face à la Nupes et à Ensemble !.

13h11 : Dans l’Hérault, le pari manqué des dissidents face à la Nupes

L’alliance de gauche et des écologistes Nupes s’est qualifiée pour le second tour des élections législatives dans les neuf circonscriptions de l’Hérault, où les candidats dissidents soutenus par le Parti socialiste local n’ont pas fait le poids et la majorité présidentielle est en net recul.

Dans un paysage politique départemental nettement redessiné au soir d’un premier tour marqué par une forte abstention, une chose reste inchangée : à Béziers, l’épouse du maire Robert Ménard, la députée sortante Emmanuelle Ménard, soutenue par le Rassemblement National (RN), termine en tête haut la main avec 45,79 % des voix, dix points de plus qu’il y a cinq ans.

Son adversaire issue de la Nupes, Magali Crozier-Daniel, parvient à se qualifier mais aura fort à faire, avec seulement 17 %. Alors qu’elle détenait sept des neuf sièges de députés héraultais dans l’Assemblée sortante, la majorité présidentielle a vu trois de ses sortants éliminés dès le premier tour : Jean-François Eliaou (4e circonscription), Philippe Huppé (5e) et Christophe Euzet (7e).

12h55 : Les consignes de vote d’Elisabeth Bornes

« On a quelques dizaines de circonscriptions dans lesquelles on a un duel entre RN et Nupes. Notre position c’est : "aucune voix pour le Front national". Ensuite, quand on a des candidats Nupes, très clairement, si on a affaire à un candidat qui ne respecte pas les valeurs républicaines, qui insulte nos policiers, qui demande de ne plus soutenir l’Ukraine, qui veut sortir de l’Europe, nous n’appelons pas à voter pour lui », a déclaré la Première ministre Elisabeth Borne, candidate en campagne à Condé-en-Normandie (Calvados).

12h52 : Le maire LR de Limoges appelle à voter pour les candidats macronistes

« Le président de la République doit pouvoir disposer demain d’une majorité qui lui permette de mettre en place les réformes et mesures indispensables au soutien du pouvoir d’achat, de nos entreprises et à la sécurité de nos concitoyens », écrit dans un communiqué Émile Roger Lombertie, 71 ans, maire depuis 2014.

12h26 : Nupes ou pas Nupes ?

Sur Twitter, Jean-Luc Mélenchon a donné l’exemple d’un candidat « non comptabilisé par Darmanin au compte de la Nupes » et qui pourtant en ferait partie. Il s’agit de Joël Aviragnet arrivé en tête dans la 8e circonscription de Haute-Garonne.


Sauf que comme le rappelle en commentaire un internaute, le candidat PS a perdu l’étiquette du rassemblement de gauche, à quelques jours du premier tour, au profit d’une candidate Europe-Écologie-les Verts Anabelle Fauvernier.

« Il se présente comme un candidat sortant socialiste. Les tracts et les affiches qui sont distribués, les événements publics qu’il fait ne sont pas aux couleurs de la Nupes », avait justifié à l’époque auprès de France Bleue Frédéric Borras, coordinateur de la Nupes 31 et membre de la France Insoumise. Pourtant, sur son affiche de campagne, Joël Aviragnet se présente bien sous l’étiquette Nupes…

12h14 : La Nupes met en scène ses élus au premier tour

La Nupes, et en fait la France insoumise à elle seule, a fait élire 4 des 5 députés élus dès le premier tour. Toutes et tous à Paris (6e, 16e et 17e circonscription, dans l’est parisien) ou en lisière (Montreuil). Et elle compte bien profiter de cette image. Ainsi, le parti a convié les journalistes à l’entrée de ces élus à l’Assemblée nationale à 15h30, a appris notre journaliste politique Rachel Garrat-Valcarcel. L’idée est bien sur de montrer qu’il n’y a un camp en dynamique, et que c’est le camp de la Nupes.

12h13 : Malgré un parachutage critiqué, le gendre de Jean-Luc Mélenchon remporte 41,29 % à Villeurbanne

Le succès de Gabriel Amard dans la 6e circonscription du Rhône est sans appel.

 

11h56 : Midi : « Nupes est une opposition en carton-pâte ! », attaque Marine Le Pen

« Ce qui est très clair, c’est les pleurnicheries de Jean-Luc Mélenchon à destination d’En Marche, qui leur demande de faire appeler à voter pour eux, en contrepartie de l’appel de Jean-Luc Mélenchon à voter Emmanuel Macron. Donc, je le répète, Nupes est une opposition en carton-pâte », a lancé à la presse la présidente du RN.


 

11h51 : LREM pourrait avoir « besoin des Républicains », lancé Copé

« C’est toute l’ironie de l’histoire politique : aujourd’hui ma famille politique ne va pas bien, et pour autant on peut avoir besoin des Républicains », a affirmé sur France 2 Jean-François dans l’hypothèse ou le parti d’Emmanuel Macron n’obtenait pas la majorité absolue à l’Assemblée.

Les Républicains et leur allié l’UDI ont totalisé 11,3 % des voix, limitant la casse même s’ils vont perdre leur statut de premier groupe d’opposition à l’Assemblée.

11h40 : La Nupes accuse le ministère de l’Intérieur de « tripatouillages »

La Nouvelle Union populaire écologique et sociale reproche au gouvernement de ne pas décompter toutes les voix lui revenant au premier tour des législatives. Dans un tweet nocturne, Manuel Bompard a fait valoir que « la Nupes réalise 6.101.968 voix (soit 26,8 %) » et accuse le ministère de l’Intérieur de ne lui en attribuer « que 5.836.202 (25,7 %) pour faire apparaître artificiellement le parti de Macron en tête ».

Adrien Quatennens a enfoncé le clou sur RTL en dénonçant des « tripatouillages » d’un « ministère qui par exemple reclasse des candidats Nupes en Divers gauche ». Le patron des députés LREM Christophe Castaner a de son côté dénoncé une « théorie du complot », tandis que le ministère explique s’en tenir aux listes de candidats déclarés par l’alliance de la gauche.

Ainsi certains candidats de Corse et d’outre-mer, des territoires hors accord national de la Nupes, n’ont pas été comptabilisés, comme Karine Le Bon dans la 2e circonscription de La Réunion (42,9 %) et le député sortant insoumis Hugues Ratenon dans la 5e (36,38 %). LFI rétorque qu’ils ont fait campagne pour la Nupes.

11h18 : A Nice, des duels LR versus LREM, mais aussi une surprise Nupes

A Nice, LR sera présent au second tour dans deux des trois circonscriptions qui couvrent la ville. Dans la troisième circonscription, un candidat Nupes a créé la surprise face à Pradal. Notre journaliste Fabien Binacchi revient sur les résultats de la ville azuréenne.

11h06 : Marine Le Pen espère l’élection de « dizaines de députés » au 2nd tour

« Nous sommes là, nous sommes bien là, nous sommes en dynamique forte depuis 2017 », a déclaré la finaliste de la présidentielle. Le Rassemblement national a réuni 18,68 % des voix au premier tour, contre 13,2 % en 2017, mais reste derrière la coalition de gauche Nupes (25,66 %) et de la majorité présidentielle Ensemble ! (25,75 %).

Le RN s’est qualifié au second tour dans plus de 200 circonscriptions, sur 577, et est en tête dans « 108 » d’entre elles, selon Marine Le Pen. Le RN est aussi présent dans cinq triangulaires.

 

10h49 : Jean-Michel Blanquer annonce un recours juridique

Battu de peu dans la quatrième circonscription du Loiret, l’ancien ministre de l’Education nationale a annoncé sur BFMTV qu’il allait faire un « recours juridique sur cette élection ». Jean-Michel Blanquer assure que ces rivaux ont violé plusieurs règles électorales comme le fait de sponsoriser des posts Facebook, d’imiter certains de ses tracts ou encore « des gens » qui seraient venus dans la circonscription pour le « parodier ».

« Le candidat de la Nupes se comporte de façon scandaleuse en permanence », s’est agacé Blanquer. « Un danger de radicalité très fort » se serait exprimé dimanche, selon lui.


 

10h43 : Un boulanger à l’Assemblée ?

A Besançon, le boulanger Stéphane Ravacley, qui avait mené une grève de la faim pour régulariser son apprenti guinéen, est qualifié pour le second tour avec 32,51 % des voix devant le candidat LREM.


 

10h43 : Un boulanger à l’Assemblée ?

A Besançon, le boulanger Stéphane Ravacley, qui avait mené une grève de la faim pour régulariser son apprenti guinéen, est qualifié pour le second tour avec 32,51 % des voix devant le candidat LREM.


 

10h32 : « Jean-Luc Mélenchon ne sera JAMAIS premier ministre ! »

« Je souhaite une bonne retraite à Jean-Luc Mélenchon. Il ne sera jamais premier ministre. Qu’il aille s’occuper de son potager, ça fera un circuit court », a lancé Laure Lavalette, porte-parole du RN sur France Inter ce matin.


 

10h19 : Nathalie Arthaud réagit aux résultats du 1er tour

Sans donner de consigne de vote pour le second tour, la porte-parole du parti d’extrême gauche trotskiste Lutte ouvrière assure dans un communiqué que le fort taux d’abstention reflétait « l’indifférence, voire le dégoût des milieux les plus exploités et les plus pauvres à l’égard des élections et de la vie politicienne ».

10h19 : Nathalie Arthaud réagit aux résultats du 1er tour

Sans donner de consigne de vote pour le second tour, la porte-parole du parti d’extrême gauche trotskiste Lutte ouvrière assure dans un communiqué que le fort taux d’abstention reflétait « l’indifférence, voire le dégoût des milieux les plus exploités et les plus pauvres à l’égard des élections et de la vie politicienne ».

10h04 : Le RN fait le plein dans le Pas-de-Calais

Avec 12 candidats au second tour, le Rassemblement National réalise un score historique dans le Pas-de-Calais, mais l’union de la gauche reprend tout de même du poil de la bête dans le Nord. Notre journaliste Gilles Durand nous livre quelques enseignements à tirer de ce scrutin.

 

9h59 : « Il y a un référendum anti-Macron qui est en train de s’installer pour le 2e tour », affirme Eric Coquerel

Le candidat Nupes qui s’exprimait sur LCP ce matin poursuit la stratégie de personnalisation du scrutin qui a fait demander à Jean-Luc Mélenchon qu’on le porte à Matignon.

9h59 : « Il y a un référendum anti-Macron qui est en train de s’installer pour le 2e tour », affirme Eric Coquerel

Le candidat Nupes qui s’exprimait sur LCP ce matin poursuit la stratégie de personnalisation du scrutin qui a fait demander à Jean-Luc Mélenchon qu’on le porte à Matignon.

9h44 : « C’est un échec total, absolu, indiscutable », reconnaît Gilbert Collard

Avec zéro candidat du parti Reconquête au second tour, Gilbert Collard, président d’honneur et porte-parole du parti d’Eric Zemmou, a reconnu un grand raté sur CNews ce matin.


 

9h34 : Rennes boude LREM, Nupes grande favori

Alors que les Rennais avaient massivement voté pour Emmanuel Macron en 2017, ce n’est plus la même en 2022. Le député sortant Florian Bachelier est arrivé 2e du 1er tour des élections, loin derrière le socialiste Mickaël Bouloux, candidat de la Nupes. Notre journaliste Camille Allain, revient sur les duels serrés prévus pour le second tour entre LREM et l’union de la gauche dans les diverses circonscriptions.

 

9h19 : « Nous sommes la seule force politique en mesure d’obtenir une majorité forte et claire », assure Elisabeth Borne

La Première ministre repart en campagne dès ce matin dans la 6e circonscription du Calvados où elle est arrivée confortablement en tête au premier tour.

09h03 : Pour Gabriel Attal, la Nupes s'éloigne de la république

 

8h55 : Pour Stanislas Guerini une élection de Nupes coûterait cher aux électeurs

 

8h43 : L’Alsace est toujours une terre favorable à la droite

Sur les quinze circonscriptions de la région, la majorité présidentielle a placé treize candidats au deuxième tour. Mais dans la capitale alsacienne, c'est la candidate Nupes qui est en tête. Découvrez le reportage de notre journaliste Thibault Gagnepain.

 

 

8h43 : L’Alsace est toujours une terre favorable à la droite

Sur les quinze circonscriptions de la région, la majorité présidentielle a placé treize candidats au deuxième tour. Mais dans la capitale alsacienne, c'est la candidate Nupes qui est en tête. Découvrez le reportage de notre journaliste Thibault Gagnepain.

 

 

8h43 : L’Alsace est toujours une terre favorable à la droite

Sur les quinze circonscriptions de la région, la majorité présidentielle a placé treize candidats au deuxième tour. Mais dans la capitale alsacienne, c'est la candidate Nupes qui est en tête. Découvrez le reportage de notre journaliste Thibault Gagnepain.

 

 

8h35 : Mathilde Panot fidèle au poste et à Jean-Luc Mélenchon

 

8h24 : Au micro de RTL, Clémentine Autain souhaite que Nupes l'emporte dimanche prochain pour éviter « cinq ans de carnage social »

 

8h14 : Dans le Rhône, la majorité présidentielle et la Nupes se retrouvent au coude à coude

Le reportage en région de notre journaliste Caroline Girardon.

 

8h05 : Pour le gouvernement Macron, « pas une seule voix pour le RN" dans les 58 duels RN-Nupes »

« Pas une seule voix » ne doit aller au Rassemblement national dans les 58 duels qui opposeront le parti lepéniste et la gauche Nupes au second tour des législatives, a exhorté lundi matin sur RTL la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire.

8h05 : Pour le gouvernement Macron, « pas une seule voix pour le RN" dans les 58 duels RN-Nupes »

« Pas une seule voix » ne doit aller au Rassemblement national dans les 58 duels qui opposeront le parti lepéniste et la gauche Nupes au second tour des législatives, a exhorté lundi matin sur RTL la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire.

8h05 : Pour le gouvernement Macron, « pas une seule voix pour le RN" dans les 58 duels RN-Nupes »

« Pas une seule voix » ne doit aller au Rassemblement national dans les 58 duels qui opposeront le parti lepéniste et la gauche Nupes au second tour des législatives, a exhorté lundi matin sur RTL la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire.

7h58 : Pari réussi pour la Nupes à Toulouse et en Haute-Garonne où la gauche se qualifie pour le second tour dans les dix circonscriptions

Découvrez le reportage sur place de nos journalistes B. Colin et H. Ménal. 

 

7h58 : Pari réussi pour la Nupes à Toulouse et en Haute-Garonne où la gauche se qualifie pour le second tour dans les dix circonscriptions

Découvrez le reportage sur place de nos journalistes B. Colin et H. Ménal. 

 

7h50 : Olivia Grégoire, la porte-parole du gouvernement, n’est pas du tout inquiète pour son président

 

7h50 : Olivia Grégoire, la porte-parole du gouvernement, n’est pas du tout inquiète pour son président

 

7h42 : Stéphane Le Foll face à Sanra Rousseau, la fin ne va pas vous surprendre...

 

7h28 : A la une de votre 20 Minutes ce matin
A la Une de 20Minutes ce lundi, au lendemain du premier tour des élections législatives 2022.
A la Une de 20Minutes ce lundi, au lendemain du premier tour des élections législatives 2022. - 20 Minutes

 

7h20 : Manuel Bompard, déterminé pour le second tour

 

7h10 : Ensemble, la coalition macroniste, peine à donner des consignes de votes claires

Ni déçus, ni contents, les membres de la majorité tentent de faire bonne figure après des résultats décevants, ne pensant qu’au second tour. Découvrez le reportage de notre journaliste Rachel Garrat-Valcarcel.

 

7h01 : Carton plein pour la Nupes en Haute-Garonne

La Nupes a frappé un grand coup en Haute-Garonne en plaçant au second tour ses dix candidats, qui sont en ballottage favorable dans huit circonscriptions.

Dans la plus prestigieuse, la 1re, Hadrien Clouet, un sociologue de 30 ans, totalise 39,79 % des voix, devançant nettement son adversaire LREM Pierre Baudis (28,05 %), issu d’une famille politique emblématique de Toulouse.

Surtout, la Nouvelle union populaire écologiste et sociale dispose de plus de 10 points d’avance dans trois autres circonscriptions. Dans la 4e par exemple, François Piquemal est bien placé pour rafler cette circonscription, qui englobe le quartier sensible du Mirail. Crédité de 46,54 % des voix, meilleur score de la Nupes en Haute-Garonne, ce responsable local du DAL (Droit au logement) a balayé la LREM Marie-Claire Constans (23,59 %).

7h01 : Carton plein pour la Nupes en Haute-Garonne

La Nupes a frappé un grand coup en Haute-Garonne en plaçant au second tour ses dix candidats, qui sont en ballottage favorable dans huit circonscriptions.

Dans la plus prestigieuse, la 1re, Hadrien Clouet, un sociologue de 30 ans, totalise 39,79 % des voix, devançant nettement son adversaire LREM Pierre Baudis (28,05 %), issu d’une famille politique emblématique de Toulouse.

Surtout, la Nouvelle union populaire écologiste et sociale dispose de plus de 10 points d’avance dans trois autres circonscriptions. Dans la 4e par exemple, François Piquemal est bien placé pour rafler cette circonscription, qui englobe le quartier sensible du Mirail. Crédité de 46,54 % des voix, meilleur score de la Nupes en Haute-Garonne, ce responsable local du DAL (Droit au logement) a balayé la LREM Marie-Claire Constans (23,59 %).

6h51 : L’ex-secrétaire d’Etat Nathalie Elimas n’a pas convaincu pas les électeurs

En raison d’une enquête la visant pour harcèlement moral, Nathalie Elimas avait été écartée par la majorité présidentielle, qui lui avait préféré Estelle Folest pour la 6e circonscription du Val-d’Oise. L’ancienne secrétaire d’Etat s’était toutefois présentée comme candidate dissidente MoDem. Avec 8,62 % des voix, elle est arrivée dimanche en 5e position, loin derrière Gabrielle Cathala (Nupes, 29,84 %) et Estelle Folest (22,25 %).

 

6h40 : Pas de second tour pour Florian Philippot

Toujours en Moselle, Florian Philippot connaît un nouvel échec. Il est éliminé avec 4,62 % des voix. Il se présentait pour son mouvement Les Patriotes dans la 6e circonscription du département, que se disputeront le trésorier du Rassemblement national Kévin Pfeffer (30,58 %) et le sortant Christophe Arend (ENS-Renaissance, 22,13 %).

6h31 : La plus jeune candidate de France éliminée

En Moselle, dans la 8e circonscription, la plus jeune candidate de France n’ira pas au second tour. Raphaëlle Rosa, 18 ans, qui se présentait sous l’étiquette LR, n’a rassemblé que 3,53 % des scrutins.

Laurent Jacobelli, porte-parole de Marine Le Pen, arrive en tête avec 35,18 % des voix de cette circonscription, qui comporte notamment Hayange, seule ville du département dirigée par un maire RN, Fabien Engelmann. Celui-ci est d’ailleurs le suppléant de Laurent Jacobelli. Il affrontera au second tour Céline Léger (Nupes-LFI), qui obtient 27,57 % devant le candidat de la majorité présidentielle et député sortant, Brahim Hammouche (ENS-Modem), éliminé avec 23,49 %.

6h31 : La plus jeune candidate de France éliminée

En Moselle, dans la 8e circonscription, la plus jeune candidate de France n’ira pas au second tour. Raphaëlle Rosa, 18 ans, qui se présentait sous l’étiquette LR, n’a rassemblé que 3,53 % des scrutins.

Laurent Jacobelli, porte-parole de Marine Le Pen, arrive en tête avec 35,18 % des voix de cette circonscription, qui comporte notamment Hayange, seule ville du département dirigée par un maire RN, Fabien Engelmann. Celui-ci est d’ailleurs le suppléant de Laurent Jacobelli. Il affrontera au second tour Céline Léger (Nupes-LFI), qui obtient 27,57 % devant le candidat de la majorité présidentielle et député sortant, Brahim Hammouche (ENS-Modem), éliminé avec 23,49 %.

6h31 : La plus jeune candidate de France éliminée

En Moselle, dans la 8e circonscription, la plus jeune candidate de France n’ira pas au second tour. Raphaëlle Rosa, 18 ans, qui se présentait sous l’étiquette LR, n’a rassemblé que 3,53 % des scrutins.

Laurent Jacobelli, porte-parole de Marine Le Pen, arrive en tête avec 35,18 % des voix de cette circonscription, qui comporte notamment Hayange, seule ville du département dirigée par un maire RN, Fabien Engelmann. Celui-ci est d’ailleurs le suppléant de Laurent Jacobelli. Il affrontera au second tour Céline Léger (Nupes-LFI), qui obtient 27,57 % devant le candidat de la majorité présidentielle et député sortant, Brahim Hammouche (ENS-Modem), éliminé avec 23,49 %.

6h15 : Ensemble ! en tête dans les Yvelines

Ensemble ! arrive largement en tête du premier tour des législatives, où la majorité présidentielle détenait déjà dix des douze circonscriptions.

La nouvelle ministre des Outre-mer et députée sortante LREM Yaël Braun-Pivet ravit la première place de la 5e circonscription, avec 36,59 % des voix, face à la candidate de la Nupes Sophie Thevenet (23,55 %). Députée sortante de la 10e circonscription, Aurore Bergé, présidente déléguée du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, se classe également première avec 33,43 % des voix face à son adversaire de la Nupes Cédric Briolais (22,04 %).

L’ex-ministre de la Ville Nadia Hai, élue députée de la 11e circonscription en 2017 et qui avait démissionné en 2020 en faveur de Philippe Benassaya (LR), se représente dans la 7e. Elle obtient une majorité des voix (29,55 %), talonnée toutefois par la candidate la Nupes Michèle Christophoul (27,19 %).

Le médiatique avocat Thibault de Montbrial (LR), qui a plaidé pour des victimes dans le procès des attentats du 13-novembre, ne parvient par contre pas au second tour, les électeurs de la 6e circonscription ayant adoubé la députée sortante Ensemble ! Natalia Pouzyreff (37,78 %).

Proche d’Emmanuel Macron, le maire ex-LR de Poissy Karl Olive, investi par Ensemble !, a convaincu les électeurs de la 12e circonscription. Il remporte 38,85 % des voix, en ballottage largement favorable face à son rival de la Nupes Edwin Legris (24,10 %).

Enfin, le seul député LR sortant Michel Vialay perd la 8e circonscription des Yvelines face à la coalition de gauche et à la majorité présidentielle. Ainsi, aucun candidat LR ne s’est qualifié pour le second tour.

5h33 : Cinq candidats déjà élus, dont quatre estampillés Nupes

Cinq candidats ont été élus dès le premier tour, soit un de plus qu’en 2017, dont quatre candidats de l’alliance de gauche Nupes. Parmi ces premiers élus se trouvent les députés sortants Insoumis de Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière (62,94 %), et de Paris, Danièle Obono (57,07 %). Deux autres nouvelles députées Insoumises ont été élues sur Paris, Sophia Chikirou (53,74 %), ex-directrice de la communication de Jean-Luc Mélenchon lors de la présidentielle de 2017, et Sarah Legrain (56,51 %).

Enfin, dans la 3e circonscription de Mayenne, Yannick Favennec-Bécot (64 ans), ex-UDI passé à Horizons, est parvenu à se faire réélire pour un 5e mandat (57,13 %).

5h05 : L’espoir ténu d’obtenir une majorité absolue

En arrivant au coude-à-coude avec la coalition de gauche lors du premier tour des élections législatives, l’alliance de La République en marche, du MoDem et d’Horizons part favorite pour rester la première force de la prochaine Assemblée et garde l’espoir d’obtenir une majorité absolue.

Le faible écart avec la Nupes a rassuré les troupes d’Emmanuel Macron, dimanche soir, qui estiment avoir montré leur solidité et endigué la dynamique mélenchoniste mise en évidence ces derniers jours par les sondeurs.



Des sueurs froides avaient gagné la macronie à mesure d’une campagne jugée poussive, sans dynamique, certains s’interrogeant sur la stratégie de reporter le plus tard possible le top départ de la bataille électorale. Le score obtenu dimanche par la majorité sortante témoigne de ces ratés, puisqu’elle obtient environ 1 à 3 points de moins qu’Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle le 10 avril. Par rapport aux législatives de 2017, la déperdition est encore plus nette : 5 à 7 points de moins.

Et si l’espoir de conserver une majorité absolue – 289 sièges – dimanche prochain demeure, il devient ténu : les projections des sondeurs accordent entre 260 et 310 députés à la coalition Ensemble !.

5h04 : « La messe n’est pas dite »

Experts et politologues mettent en garde contre les conclusions hâtives après le premier tour des législatives, loin de présager selon eux le résultat qui, dimanche prochain, donnera le « la » du second quinquennat d’Emmanuel Macron. Au soir du premier tour, la recomposition toute fraîche de la vie politique française en trois blocs – centre, extrême droite, gauche radicale et écologique – est déjà supplantée par un mano a mano entre les troupes d’Emmanuel Macron (Ensemble !) et l’alliance des gauches et des écologistes emmenées par Jean-Luc Mélenchon.

« Il y a un rapport de forces extrêmement serré entre la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) et la majorité présidentielle qui, à ce stade, ne permet pas à celle-ci d’être assurée d’avoir une majorité absolue » dans une semaine, observe Mathieu Gallard, directeur d’études à Ipsos France.

5h03 : Si vous avez tout loupé de l'actu politique de dimanche

Notre récap en live est par ici : 

ou dans notre journal en ligne par ici :


 

5h01 : Entre Percée de la Nupes et « ouf » de soulagement

La gauche unie (25 % à 26,2 %) et le camp du président Macron (25 % à 25,8 %) arrivent au coude-à-coude au premier tour des élections législatives dimanche, sur fond d’abstention record (52,1 % à 52,8 %). Ces résultats ne règlent pas deux grandes questions : le chef de l’Etat parviendra-t-il à conserver sa majorité absolue à l’Assemblée nationale ? Et la gauche trouvera-t-elle des réserves de voix suffisantes pour envoyer, comme elle l’espère, l’insoumis Jean-Luc Mélenchon à Matignon ? En attendant, le 19 juin, 20 Minutes vous résume cette soirée électorale en quatre infographies.


 

5 heures : Les grands perdants

Dans le Var, le polémiste d'extrême droite Eric Zemmour, qui avait atteint 7% des voix lors de la présidentielle, a mordu la poussière. Il est éliminé dès le premier tour, comme l'ex-ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, qui portait les couleurs de la majorité dans la 4e circonscription du Loiret. L'ancien Premier ministre Manuel Valls, également candidat de la majorité, n'a pas franchi le premier tour dans la 5e circonscription des Français de l'étranger, qui avait voté il y a une semaine déjà.

5 heures : Les grands perdants

Dans le Var, le polémiste d'extrême droite Eric Zemmour, qui avait atteint 7% des voix lors de la présidentielle, a mordu la poussière. Il est éliminé dès le premier tour, comme l'ex-ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, qui portait les couleurs de la majorité dans la 4e circonscription du Loiret. L'ancien Premier ministre Manuel Valls, également candidat de la majorité, n'a pas franchi le premier tour dans la 5e circonscription des Français de l'étranger, qui avait voté il y a une semaine déjà.

4h59 : Majorité pas garantie

Les projections des instituts de sondage pour le second tour ne garantissent pas une majorité absolue pour Ensemble!. Selon les projections, la majorité sortante se trouverait dans une fourchette entre au moins 255 et au maximum 310 sièges. Si Ensemble! n'atteint pas la barre des 289 sièges, cette confédération n'aurait qu'une majorité relative et pourrait être contrainte de chercher des alliés, par exemple du côté des Républicains, qui ont obtenu autour de 12% des voix, soit plus de deux fois le score de leur candidate Valérie Pécresse au premier tour de la présidentielle mais bien moins qu'en 2017 (18,7%).

4h57 : Ensemble ! tout juste devant la Nupes

Unie sous la bannière de la Nupes (LFI, PCF, PS et EELV), la gauche est arrivée d’un cheveu derrière la majorité présidentielle sortante. Le leader de cette alliance, Jean-Luc Mélenchon, qui avait présenté les législatives comme le « troisième tour de la présidentielle », a aussitôt appelé les électeurs de gauche « à déferler dimanche prochain » pour le second tour.

4h53 : Abstention record

Moins d'un électeur sur deux s'est rendu aux urnes dimanche. L'abstention au premier tour des législatives a battu un nouveau record pour se situer entre 52,1% et 53,2%, selon les estimations. Elle est légèrement plus forte qu'il y a cinq ans lorsqu'elle avait atteint la barre des 51,3%. Au second tour, elle avait même atteint 57,36%. Lors de la présidentielle d'avril, il y avait eu un rebond de la participation (26,3% d'abstention au premier tour), qui aura donc été de courte durée. Depuis l'instauration du quinquennat et l'inversion du calendrier électoral en 2002, les électeurs peinent de plus en plus à mobiliser pour désigner leurs députés à l'Assemblée nationale.

4h52 : Marine Le Pen se réjouit des résultats du RN aux législatives

De la sérénité sans trop d’euphorie. Réunis devant la petite salle Mollet d’Hénin-Beaumont, traditionnellement réservée à l’atelier couture de la ville, les 150 sympathisants de Marine Le Pen sont venus féliciter la candidate du RN. Avec 55 % des suffrages récoltés dès le 1er tour des législatives, la finaliste de la dernière élection présidentielle aurait dû valider sa réélection dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais dès ce dimanche 12 juin.

Sauf que le faible taux de participation (moins de 25 % des inscrits) l’obligera à repasser par un second tour dimanche prochain face à Marine Tondelier, candidate de la Nupes et élue d’opposition à Hénin-Beaumont. Mais au-delà de son score très favorable, Marine Le Pen est revenue plus largement sur les résultats du RN lors de ce premier tour des législatives. Pour la suite c'est par ici : 



4h52 : Marine Le Pen se réjouit des résultats du RN aux législatives

De la sérénité sans trop d’euphorie. Réunis devant la petite salle Mollet d’Hénin-Beaumont, traditionnellement réservée à l’atelier couture de la ville, les 150 sympathisants de Marine Le Pen sont venus féliciter la candidate du RN. Avec 55 % des suffrages récoltés dès le 1er tour des législatives, la finaliste de la dernière élection présidentielle aurait dû valider sa réélection dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais dès ce dimanche 12 juin.

Sauf que le faible taux de participation (moins de 25 % des inscrits) l’obligera à repasser par un second tour dimanche prochain face à Marine Tondelier, candidate de la Nupes et élue d’opposition à Hénin-Beaumont. Mais au-delà de son score très favorable, Marine Le Pen est revenue plus largement sur les résultats du RN lors de ce premier tour des législatives. Pour la suite c'est par ici : 



4h51 : Quel pouvoir ont les députés ?

Avec le Sénat, l’Assemblée nationale détient le pouvoir législatif, c’est-à-dire faire la loi et contrôler le gouvernement. En cas de désaccord sur un texte de loi avec la chambre haute, actuellement dominée par la droite, ce sont les députés qui ont le dernier mot.

Les parlementaires peuvent déposer des propositions de lois et des amendements, et examinent les projets de lois du gouvernement. Ils contrôlent l’action du gouvernement au travers de questions orales ou écrites, de commissions d’enquête ou missions d’information. Les députés sont chargés en outre d’évaluer les politiques publiques.

Principale arme aux mains des députés, la motion de censure contre le gouvernement est soumise à des règles bien précises. Pour faire chuter le gouvernement, elle doit être votée à la majorité absolue, par au moins 289 suffrages.

4h42 : Comment fonctionnent les législatives ?

Les élections législatives sont nationales mais se jouent dans 577 circonscriptions. Chaque député y est ainsi élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours, utilisé depuis 1958. Seule exception : les législatives de 1986, quand François Mitterrand avait choisi la proportionnelle intégrale pour limiter la victoire annoncée de la droite, quitte à faire entrer 35 députés FN à l’Assemblée.

Si dimanche aucun des candidats ne dépasse les 50 % des voix au premier tour, les deux arrivés en tête seront automatiquement qualifiés pour le second tour du 19 juin. Et ceux qui dépassent en voix les 12,5 % des inscrits – même en troisième ou quatrième position – pourront se maintenir. Mais ce dernier cas sera rare, étant donné les niveaux d’abstention annoncés, supérieurs à 50 %.

Au second tour, sera élu celui qui remporte le plus de voix. Ce mode de scrutin « reproduit la logique de l’élection présidentielle et amplifie son résultat », permettant au chef de l’Etat d’avoir les coudées franches pour mener ses réformes, soulignent le juriste Benjamin Morel et Chloé Ridel, de l’association Mieux voter, dans une récente tribune à La Croix. Mais il « participe pour beaucoup à la frustration démocratique et à la crise de la représentativité ».

4h37 : Quelles cohabitations a connues la France depuis 1986 ?

La cohabitation entre un président de la République et un Premier ministre de bords opposés a eu lieu trois fois sous la Ve République, marquée parfois par de sérieux soubresauts, mais sans provoquer de crise majeure.

1986-1988 : François Mitterrand se voit contraint de cohabiter avec Jacques Chirac. Il déclare laisser le gouvernement de droite « déterminer et conduire la politique de la nation », conformément à l’article 20 de la Constitution. Mais il critique ouvertement les choix et les erreurs de Matignon, s’érigeant en opposant depuis l’Elysée et s’assurant une réélection haut la main en 1988.

1993-1995 : Rebelote en 1993 pour François Mitterrand. Edouard Balladur s’installe en chef du gouvernement, fort d’une majorité parlementaire écrasante. La cohabitation n’en est pas moins « courtoise ». Certains parleront même de « cohabitation de velours ».

1997-2002 : Coup du sort, Jacques Chirac élu est contraint de cohabiter avec la gauche après avoir dissous l’Assemblée nationale sur un mauvais calcul. Lionel Jospin devient Premier ministre et le président opte pour « une cohabitation constructive ». Les deux politiques parviennent à sauver la face à l’international même si des tensions émaillent ces cinq années de partage du pouvoir.

4h37 : Quelles cohabitations a connues la France depuis 1986 ?

La cohabitation entre un président de la République et un Premier ministre de bords opposés a eu lieu trois fois sous la Ve République, marquée parfois par de sérieux soubresauts, mais sans provoquer de crise majeure.

1986-1988 : François Mitterrand se voit contraint de cohabiter avec Jacques Chirac. Il déclare laisser le gouvernement de droite « déterminer et conduire la politique de la nation », conformément à l’article 20 de la Constitution. Mais il critique ouvertement les choix et les erreurs de Matignon, s’érigeant en opposant depuis l’Elysée et s’assurant une réélection haut la main en 1988.

1993-1995 : Rebelote en 1993 pour François Mitterrand. Edouard Balladur s’installe en chef du gouvernement, fort d’une majorité parlementaire écrasante. La cohabitation n’en est pas moins « courtoise ». Certains parleront même de « cohabitation de velours ».

1997-2002 : Coup du sort, Jacques Chirac élu est contraint de cohabiter avec la gauche après avoir dissous l’Assemblée nationale sur un mauvais calcul. Lionel Jospin devient Premier ministre et le président opte pour « une cohabitation constructive ». Les deux politiques parviennent à sauver la face à l’international même si des tensions émaillent ces cinq années de partage du pouvoir.

Bonjour à toutes et à tous ! Bienvenue sur ce nouveau live de la rédaction de 20 Minutes consacré aux législatives 2022. Dimanche, environ 48 millions d’électeurs inscrits ont été appelés à élire leurs 577 représentants à l’Assemblée nationale. Ces législatives étaient peut-être les plus palpitantes depuis vingt-cinq ans. Ok, ça ne s'est peut-être pas beaucoup vu pendant la campagne mais, hier, la soirée a été riche en émotions : percée de la gauche, au coude-à-coude avec les macronistes, majorité absolue pas garantie pour Emmanuel Macron, abstention record, le RN qui vise un groupe et élimination de Jean-Michel Blanquer et Eric Zemmour... Restez connectés avec nous pour tout savoir de l'actu politique au lendemain de ce premier tour.