Législatives 2022 : Franck Bonhomme, un « zombie » candidat en Gironde

WALKING POLITICIAN Franck Bonhomme, créateur de la Zombie Walk à Bordeaux, enfile le costume de candidat aux législatives en Gironde, sous les couleurs du parti de Jean Lassalle

Mickaël Bosredon
Franck Bonhomme, candidat du parti Résistons ! dans la sixième circonscription de la Gironde
Franck Bonhomme, candidat du parti Résistons ! dans la sixième circonscription de la Gironde — Mickaël Bosredon/20Minutes
  • Mordu de pop culture, Franck Bonhomme est le créateur de la Zombie Walk à Bordeaux.
  • Il y a deux mois, à la demande de son ami Jean Lassalle, il a accepté de se présenter aux législatives en Gironde sous les couleurs du parti Résistons !
  • S’il assume ne pas faire dans le politiquement correct, il assure que sa démarche n’en est pas moins très sérieuse, et qu’il souhaite plus de proximité entre les élus et la population.

A Bordeaux, il est surtout connu en tant que Zombie One, le créateur de la Zombie Walk au début des années 2010. Alors que la manifestation n’a plus lieu depuis 2020 et la crise sanitaire, Franck Bonhomme enfile cette année un nouveau costume, celui de candidat aux législatives, sur la 6e circonscription de la Gironde, lui-même résidant sur ce secteur, à Saint-Jean d’Illac, depuis 25 ans.

Et c’est sous les couleurs du parti Résistons ! de Jean Lassalle que Franck Bonhomme fait campagne, notamment contre le député sortant, le LREM Eric Poulliat. « J’ai rencontré Jean Lassalle il y a trois ans, et c’est devenu un ami, raconte Franck Bonhomme. Il y a deux mois, il m’a demandé si je voulais être candidat sur la Gironde. Le lendemain, j’acceptais. Je n’ai aucune ambiguïté avec Jean Lassalle, et je suis dans la lignée de ses valeurs humaines, citoyennes, et de ses combats. Pour moi, c’est un homme politique qui va au bout des choses. »

Le principal importateur de vins d’Afrique du Sud à Bordeaux

Si Franck Bonhomme accepte de passer pour iconoclaste ou disruptif, assume ne pas faire dans le « politiquement correct », il refuse en revanche d’endosser le rôle du candidat hurluberlu. Habitué à mener plusieurs projets de front, il assure penser à la politique « depuis plusieurs années. » « Je m’y préparais, mais j’ai été pas mal pris par mes activités professionnelles jusqu’ici. »

Après avoir été dans la pub pendant vingt ans, notamment chez Publicis, il a créé plusieurs entreprises dans le domaine du vin. « J’ai été le principal importateur de vins d’Afrique du Sud, en étant basé à Bordeaux », sourit-il, l’air de dire que les défis ne lui font pas peur. « Mais ce n’était pas de la provocation, jure-t-il, c’est juste que j’aime aller là où on ne m’attend pas, j’essaie d’anticiper les évolutions du marché. » Son nouveau projet tourne autour d’une société de production et de réalisation de films, avec à la clé un festival à Bordeaux prévu pour fin 2023.

Souhaitant davantage « de proximité entre les élus et la population », il explique que sa construction politique s’est renforcée récemment autour de deux événements, les « gilets jaunes », dont il a été partie prenante, et la crise sanitaire. Deux événements qui l’ont rendu très critique contre le gouvernement et Emmanuel Macron en particulier.

« J’ai signé des autographes dans Bordeaux en tant que Professeur Raoult… »

Très prolixe concernant la crise sanitaire sur les réseaux sociaux, il insiste pour préciser n’avoir « jamais nié que le Covid-19 représentait un véritable danger pour la population ». En revanche il reconnaît n’avoir « pas beaucoup de divergences avec les analyses de Didier Raoult », et s’amuse de sa ressemblance avec le scientifique marseillais. « J’ai même signé des autographes dans Bordeaux en tant que Professeur Raoult… »

Concernant ses objectifs sur ces élections, Franck Bonhomme relève avoir réussi à réunir « plus de 5.000 personnes au plus fort de la Zombie Walk », et que s’il réussit « à convaincre autant de gens » à voter pour lui, il sera « au deuxième tour » des législatives dimanche soir. Sinon, il se replongera dans ses (nombreux) projets. Ce mordu de pop culture assure d’ailleurs que la Zombie Walk à Bordeaux « n’est pas morte. »