Législatives 2022 : Ce qu’il faut savoir de pas trop ennuyeux sur le 1er tour dans le Nord

POLITIQUE A trois semaines du premier tour des élections législatives, « 20 Minutes » vous propose un état des lieux le moins rébarbatif possible des forces en présence dans le Nord

Mikaël Libert
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Illustration d'un bureau de vote à Nantes
Illustration d'un bureau de vote à Nantes — J. Urbach/ 20 Minutes
  • Le premier tour des élections législatives se déroulera le 12 juin.
  • Dans les 21 circonscriptions du Nord, on dénombre 193 candidats.
  • Seuls 3 députés sortants ne se représentent pas, du moins pas directement.

Retour vers le futurnes. On vient à peine d’élire le président de la République qu’il faut encore retourner voter, cette fois pour choisir les députés qui siégeront à l’Assemblée nationale ces 5 prochaines années. Rien d’exceptionnel à vrai dire, cette mécanique étant la même depuis l’instauration du quinquennat présidentiel en 2000. Sauf que les derniers scrutins ont été marqués par une abstention particulièrement élevée et que les politiques en sont encore à se demander comment ramener les Français aux urnes. Alors 20 Minutes a décidé de vous présenter ce premier tour dans le département du Nord, sinon de manière ludique, tout au moins de la façon la moins rébarbative possible.

Quelques chiffres pour commencer

Le Nord, ce sont 2,6 millions d’habitants dont 1,8 million sont inscrits sur les listes électorales. Pour les législatives, le département se divise en 21 circonscriptions, soit près du double du Pas-de-Calais qui n’en compte que 12.

Pour briguer un siège de député, ils sont 193 (le double en comptant les remplaçants) à tenter leur chance cette année. Cela fait en moyenne 9 candidats par circonscription. Cela vous semble beaucoup ? Il n’en est rien pourtant. A titre d’exemple, en 2017, pour la seule 1re circonscription, on ne dénombrait pas moins de 25 candidats.

Des partis en voilà

Le nombre relativement contenu de postulants s’explique notamment par l’apparition de La Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), une coalition de gauche composée de LFI, du PS, du PCF et des écologistes, permettant de présenter un candidat commun dans chaque circonscription. Cela n’empêche pas quelques impairs côté gauche dans certains secteurs. Ainsi, le Trèfle, un parti écologiste, présente des candidats dans les 3e et 11e circonscriptions. On trouve aussi des candidats divers gauche ou du Parti radical de gauche dans 6 circonscriptions.

On dénombre aussi pléthore de « sans étiquette » et quelques francs tireurs. A l’image de Nicolas-François Karasiewicz, personnalité non-voyante lilloise, avec son mouvement « Une vision nouvelle du territoire ». Ludovic Lussiez, le seul candidat nordiste, dans la 12e, du parti créé par Jean Lassalle, Résistons. Dans la 1re, Frédéric Chaouat se présente sous l’étiquette La sagesse politique. Ou encore, toujours dans la 1re, Jonathan Lefrancq, candidat malheureux à la présidentielle, qui se présente « Pour une république cohérente ».

La circo de tous les dangers

Si l’on dénombre donc en moyenne 9 candidats par circonscriptions, il en est une qui fait largement exception. Dans la 15e (Bailleul, Cassel, Hazebrouck, Merville, Steenvoorde), ils sont 14 à se présenter. Et dans ce cas, ce n’est pas à la gauche qu’il faut reprocher le manque d’union, mais plutôt au centre et à la droite. Il y a 3 candidats divers droite, un LR et deux du centre. Sans compter l’un des rares candidats de Debout la France, un de l’ex CPNT, un RN, un Reconquête. Du centre à l’extrême droite, ils sont donc tout de même 10.

Tu sors ou je te sors

De manière générale, les députés sortants repartent au charbon pour garder leur fauteuil. C’est le cas partout, sauf dans les 9e, 10e et 13e circonscriptions. Pour cette dernière (Dunkerque), pas de polémique, le député en place, Christian Hutin, 61 ans, a fait savoir qui ne comptait pas rempiler et souhaitait mettre fin à sa carrière politique.

Dans la 10e (Tourcoing), le cas est particulier puisque le sortant, Vincent Ledoux, n’est en poste qu’en raison du départ du candidat principal, Gérald Darmanin, au gouvernement. La tactique sera la même puisque l’actuel ministre de l’Intérieur se présente à nouveau à la députation.

A Lille, dans la 9e, la députée en place, Valérie Petit, renonce a se présenter de mauvais gré. Elue en 2017 sous l’étiquette LREM, elle avait basculé en cours de mandat chez Horizons tout en assurant la majorité présidentielle de son soutien constant. Une défection qui était mal passée, à tel point que cette même majorité a refusé de l’investir, lui préférant Violette Spillebout, candidate malheureuse à la mairie de Lille en 2020.