Législatives 2022 : Face à ses mises en examen, le LREM Thierry Solère renonce à se présenter dans les Hauts-de-Seine

RETRAIT Investi par la majorité et proche du président Emmanuel Macron, Thierry Solère cumule treize chefs d’accusation contre lui

X.R. avec AFP
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Thierry Solère le 10 mai 2022
Thierry Solère le 10 mai 2022 — Stephane Lemouton / POOL/SIPA

Après Jérôme Peyrat, contraint de se retirer face au poids de sa condamnation pour violences conjugales, la pression se renforçait autour d’un autre candidat investi par la majorité présidentielle. Thierry Solère, mis en examen pour treize chefs d’accusation par le tribunal de Nanterre depuis 2019, dont « fraude fiscale », « emploi fictif » et « financement illicite de dépenses électorales », a finalement annoncé retirer sa candidature dans les Hauts-de-Seine.

« Après dix années au Parlement, il est désormais temps pour moi de poursuivre cet engagement politique sous une forme nouvelle. Je le ferai en soutenant l’action du président de la République et continuerai naturellement à l’accompagner politiquement », a-t-il écrit dans un tweet, au jour de la clôture du dépôt des candidatures en préfecture. « Je ne serai donc pas candidat à cette élection législative et j’apporte mon plein soutien à Emmanuel Pellerin, candidat de la majorité présidentielle », que « je connais depuis de nombreuses années » et qui sera « à la hauteur pour remplir cette fonction », a-t-il ajouté.

Sa belle-mère et sa femme également concernées

Membre de longue date de la droite, organisateur en 2016 de la primaire remportée par François Fillon, Thierry Solère s’est ensuite rapidement fondu dans la macronie jusqu’à devenir un très proche conseiller d’Emmanuel Macron.

Fin mars, sa belle-mère a été mise en examen pour « recel de détournement de fonds publics », soupçonnée d’avoir occupé un emploi fictif à l’Assemblée nationale pendant quatorze mois, entre 2015 et 2016. Le cabinet Deloitte, qui a employé Thierry Solère entre 2011 et 2012 en lui versant 20.000 euros d’honoraires, l’est pour « trafic d’influence actif ».

La femme de Thierry Solère, qui a été sa collaboratrice parlementaire entre 2012 et 2017, a été placée sous le statut de témoin assisté, moins incriminant que celui de mis en examen. La cour d’appel de Versailles doit se prononcer le 1er juillet sur la demande d’annulation de la procédure déposée par les avocats de Thierry Solère en avril.