Législatives 2022 en Dordogne : « L’ordre des choses rétabli », pour la candidate dissidente LREM après le retrait de Jérôme Peyrat

SCRUTIN Après une série de critiques dans la classe politique, l’ancien conseiller politique d’Emmanuel Macron a annoncé son retrait de la course aux législatives

E.P. avec AFP
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Jérôme Peyrat a annoncé le retrait de sa candidature aux législatives, ce mercredi.
Jérôme Peyrat a annoncé le retrait de sa candidature aux législatives, ce mercredi. — WITT/SIPA
  • Le candidat LREM Jérôme Peyrat s’est retiré de la course aux législatives après des critiques liées à sa condamnation pour violences conjugales.
  • Voulant le soutenir, le délégué général LREM Stanislas Guerini s’est attiré de nombreuses oppositions.
  • La députée sortante LREM Jacqueline Dubois avait fait connaître sa candidature dissidente ce mercredi et estime que « l’ordre des choses est rétabli » avec ce retrait.

Sa candidature aura été de courte durée. Le candidat LREM aux législatives Jérôme Peyrat, condamné en 2020 pour des violences envers une ex-compagne,  a annoncé mercredi retirer sa candidature après une série de critiques dans la classe politique.

« J’entends que ma candidature aux élections législatives pourrait porter atteinte à ma famille politique. Je la retire », a indiqué l’ex-candidat dans la 4e circonscription de Dordogne. « J’invite chacune et chacun à regarder précisément les faits qui me sont reprochés, la décision de justice et les autres décisions prises dans cette affaire », souligne-t-il.

« Une certaine satisfaction » pour la députée sortante LREM

Jérôme Peyrat avait été condamné en septembre 2020 à une amende de 3.000 euros avec sursis dans une affaire de violence envers une ex-compagne, causant 14 jours d’ITT. Selon France Bleu, son ex-compagne avait quant à elle écopé d’amendes de 500 et 800 euros pour des appels et SMS malveillants à Jérôme Peyrat et à des proches.

L’ancien conseiller politique d’Emmanuel Macron avait été investi par la majorité présidentielle, à la surprise de la députée sortante Jacqueline Dubois (LREM). Celle-ci avait décidé de se présenter malgré cette investiture, rendant officielle sa participation à l’élection ce mercredi. « Je ne vais pas crier victoire même si je ressens une certaine satisfaction car il me semble que l’ordre des choses est rétabli, a réagi ce mercredi soir Jacqueline Dubois auprès de 20 Minutes. Maintenant je dois me tourner vers le combat politique, c’est le temps des élections. »

Indignation après les propos de Guérini

Son investiture avait provoqué des secousses jusque dans la majorité avec la candidature dissidente de la députée LREM sortante Jacqueline Dubois. Elle a aussi valu une polémique au délégué général LREM Stanislas Guerini pour des propos tenus sur France Info mercredi matin.

Le responsable LREM a décrit Jérôme Peyrat comme « un honnête homme. Je ne crois pas qu’il soit capable de violences sur les femmes », avait-il estimé : « Si j’avais la conviction ou même le soupçon qu’on a affaire à quelqu’un qui puisse être violent et coupable de violences sur les femmes, jamais je n’aurais accepté cette investiture-là ».

Des propos qui ont fait bondir l’opposition, notamment la LFI Mathilde Panot, qui a dénoncé une « honte » et un « naufrage ». « Je mesure que les propos que j’ai tenus ce matin (…) ont pu heurter et blesser », a réagi dans l’après-midi Stanislas Guerini sur Twitter. « Je veux réaffirmer ici avec force un engagement total de la majorité présidentielle pour soutenir la libération de la parole des femmes. »

« Pour ne laisser aucune place à l’ambiguïté sur nos engagements, j’ai échangé avec Jérôme Peyrat ce jour, et nous avons convenu ensemble qu’il retire sa candidature », conclut Stanislas Guerini.

Reste encore une incertitude après ce retrait. La candidate Jacqueline Dubois va-t-elle rester candidate pour l’alliance centriste ou recevra-t-elle l’adoubement officiel de la majorité présidentielle ? « J’apprécierai beaucoup que le parti m’apporte son soutien, glisse-t-elle. On verra. »