La Nupes et Jean-Luc Mélenchon dénoncent « un tripatouillage électoral », un nouveau gouvernement attendu

LEGISLATIVES Revivez avec nous cette nouvelle journée politique à moins d'un mois des élections législatives et au lendemain de la nomination d'Elisabeth Borne au poste de Première ministre

Marion Pignot
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Conference de Jean Luc Melenchon de la France Insoumise le 21 avril 2022, a la Maison de la Chimie a Paris
Conference de Jean Luc Melenchon de la France Insoumise le 21 avril 2022, a la Maison de la Chimie a Paris — ISA HARSIN/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Emmanuel Macron a enfin fait son choix et a nommé Elisabeth Borne en tant que Première ministre. Ancienne patronne de la RATP, préfète de région, ministre des Transports, de la Transition écologique puis du Travail, Elisabeth Borne semblait cocher toutes les cases pour le président de la république.
  • Elisabeth Borne est la deuxième femme à occuper ce poste depuis le début de la Ve République. Seule Edith Cresson a été Première ministre de François Mitterrand pendant onze mois et a démissionné en 1992.
  • Cette nomination a eu lieu moins d’un mois avant les législatives. Les 12 et 19 juin, les Français et les Françaises éliront les 577 députés de l’Assemblée nationale.

A VOIR

A LIRE

 

Ce live est à présent terminé, merci de l'avoir suivi avec nous. On se retrouve dès demain pour suivre toute l'actualité politique française, entre nouveau gouvernement en attente et bataille des législatives !
19h54 : Jadot va poursuivre la politique, assure son entourage

L’ex-candidat à la présidentielle Yannick Jadot va poursuivre la politique et son « combat » pour l’écologie, a assuré mardi son entourage, trois jours après son apparition en soutien à Eva Sas, candidate de la Nupes pour la 8e circonscription de Paris. « Le combat de Yannick Jadot, c’est l’écologie et sa place dans la société, il n’a pas l’intention de changer de combat », a indiqué un proche, interrogé sur l’avenir de l’ancien candidat, sèchement défait le 10 avril (4,6 %).

Il fait de nombreuses rencontres politiques, a rapporté ce proche, excluant cependant toute possibilité de discussion avec la macronie en vue d’une entrée au gouvernement. S’il ne briguera pas la tête d’EELV au Congrès de novembre, les statuts du parti empêchant tout parlementaire de le faire, l’eurodéputé aura à cœur d’exercer son influence sur la ligne qui sera décidée, a confié cette source : « Est-ce qu’on pérennise le pôle écologiste avec Générations et Génération écologie de Delphine Batho ou est-ce qu’on devient un satellite de La France insoumise ? »

19h42 : Le Maire « très serein » avant l’annonce du nouveau gouvernement

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire s’est dit mardi « très serein » sur son avenir au lendemain de la nomination d’Élisabeth Borne comme Première ministre et avant l’annonce d’une nouvelle équipe gouvernementale, lors d’un déplacement à Tourcoing. « Les pistes professionnelles seront décidées par la Première ministre, par le Président de la République dans les heures qui viennent. Je suis très serein sur tout ça », a affirmé le ministre à la presse en marge d’une visite d’entreprise à Tourcoing avec la candidate LREM aux législatives dans la 9e circonscription du Nord, Violette Spillebout. Le nouveau gouvernement pourrait être dévoilé mercredi ou jeudi avant le prochain Conseil des ministres organisé le lendemain.

19h03 : Le Toulousain Maxime Médard suppléant d’une candidate LR

Le rugbyman toulousain Maxime Médard sera le suppléant de la candidate LR Laurence Arribagé dans la troisième circonscription de Haute-Garonne, lors des élections législatives qui se tiendront en juin, a-t-elle annoncé mardi. « Citoyen engagé, légende du Stade Toulousain et du XV de France et entrepreneur, j’ai le plaisir de vous annoncer que Maxime Médard sera mon suppléant pour les #législatives2022 ! », a écrit Laurence Arribagé sur son compte Twitter. L’arrière international, finaliste de la Coupe du monde 2011, a annoncé fin avril prendre sa retraite sportive à la fin de la saison, à 35 ans.



 

16h23 : Borne, un « bon soldat »

La plupart des responsables syndicaux jugent Elisabeth Borne ouverte à la discussion mais souvent trop peu encline à dévier de sa ligne. « Je l’ai côtoyée comme ministre du Travail. C’est rugueux, parfois, dans la confrontation », a ainsi souligné le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.

Pour Yves Veyrier, son homologue de FO, « c’est quelqu’un qui est dur en affaire ». « Parfois, ça ne tourne pas autour du pot pendant 20 ans. Là, vous avez une réponse, qui vous plaît ou qui ne vous plaît pas, mais au moins vous repartez avec une réponse », a confié à RMC le président de la CFTC Cyril Chabanier. Fabien Dumas, secrétaire fédéral SUD-Rail, en garde un souvenir teinté d’amertume : « Elle arrive avec une mission et elle ne fait pas un pas de côté. Tu peux développer les meilleurs arguments du monde, elle ne bougera pas. » Pour Didier Mathis, secrétaire général Unsa ferroviaire, Elisabeth Borne est un « bon soldat ». qui « appliquera ce que Macron lui dira d’appliquer ».

« Elle a une certaine autorité, -mais je crois qu’il en faut dans ces fonctions-, et elle écoute, c’est certain, mais on ne sait pas si elle entend toujours », a pour sa part commenté le président délégué du Medef Patrick Martin sur BFM Business mardi.

16h18 : Le tweet WTF

Il date un peu, mais ça nous fait tellement marrer qu’on ne peut pas s’empêcher de la remettre ici. Concombre, vélo, bayou et mission évangéliste, le tweet Kamoulox ou la com' EELV qu’on ne comprend toujours pas



 

15h12 : Des obstacles dans l’inscription des candidats de la Nupes

On l’évoquait à 14h12… Les candidats de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) aux législatives à Paris déplorent ce mardi les difficultés à s’inscrire en préfecture sous la nuance politique « Nupes », dénonçant une volonté d'« effacement » du bloc de gauche au soir des résultats.

Selon une circulaire du ministère en date du 16 mai, « Une nuance Ensemble ! (Majorité présidentielle) est créée en lieu et place de La République en Marche (désormais intitulée Renaissance), du Mouvement Démocrate, et comprenant l’ensemble des formations politiques alliées ». Mais la nuance Nupes n’a pas été créée. Car elle « réunit des candidats investis de manière indépendante par les partis associés à cet accord », ce qui « tend à démontrer la volonté pour ces candidats de rester attachés à leur parti d’origine », explique la circulaire.

​Julien Bayou y voit une « manoeuvre parfaitement scandaleuse », visant « à tromper le rendu du résultat du premier tour ». Des courriers vont être envoyés au ministère, et un référé est envisagé, a-t-il ajouté.

15h02 : Elisabeth Borne, le bon profil pour la planification écologique ?

Ministre des Transports, puis de la Transition écologique… Sur le papier, Elisabeth Borne a le profil pour être cette Première ministre garante de la planification écologique qu’a promis Emmanuel Macron. Mais coté ONG, il y a des sceptiques. Un article instructif de Fabrice Pouliquen, notre journaliste Planète :



 

15 heures : « La tâche qui nous attend est immense »

« Le président a été élu sur un programme clair et ambitieux. Pour le porter, il nous faut une majorité la plus large possible. La tâche qui nous attend est immense », a lancé Elisabeth Borne ce midi aux députés de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale.

« Vous pouvez compter sur moi pour qu’on continue cette méthode de travail étroit entre la majorité et le gouvernement », a promis, selon BFMTV, la fraîchement nommée à Matignon. 

14h15 : Borne à l’Assemblée, Borne à déjeunerElisabeth Borne vient d’assister à la réunion de groupe des députés de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale. Elle s’y est exprimée sur les législatives : « Je vois que vous êtes tous sur le terrain pour porter notre projet. Je suis aussi en campagne, je le dis, je continue cette campagne ! » Elisabeth Borne a ensuite déjeuné avec Emmanuel Macron à l'Elysée.
14h12 : Des soucis entre préfectures et étiquette Nupes ?

Selon Julien Bayou, des préfectures refuseraient d’enregistrer des candidats sous l'étiquette de la Nupes. « Dans l’Ariège et dans la 12e circonscription du Rhône, les préfectures ont refusé la nuance politique revendiquée par nos candidats. Nous contestons la circulaire du ministère de l’intérieur sur laquelle s’appuient ces décisions », a expliqué le dirigeant écologiste lors d'une conférence de presse. Et d'ajouter : « Si la circulaire du ministère autorise les candidats de la majorité présidentielle à prendre tous l’étiquette Ensemble ! [les alliés de la majorité], cela doit être possible pour nous aussi. » « Nous sommes prêts à faire un référé pour obtenir gain de cause », a précisé Sophia Chikirou (LFI), selon Le Monde.

A noter que si les candidats de gauche sont tous enregistrés sous des étiquettes différentes (LFI, PS, PC, etc.), le score de la Nupes pourrait être amoindri. , plaide Julien Bayou.

14h01 : « Un non-évènement »

« Le fait qu’une femme soit nommée au poste de Premier ministre devrait être un non-évènement », a jugé ce matin sur BFMTV Roselyne Bachelot en parlant de la nomination d’Elisabeth Borne à Matignon.



 

14 heures : Syndicats vs première ministre

Une large coalition de syndicats de la fonction publique a interpellé mardi dans une lettre ouverte la nouvelle Première ministre Elisabeth Borne, l’appelant à augmenter les salaires et à renoncer au recul de l’âge légal de départ à la retraite. « En ce tout début de quinquennat, nos organisations syndicales CFE CGC, CFTC, CGT, FA, FO Etat, FSU, Solidaires et UNSA de la Fonction publique estiment que des mesures importantes doivent être prises sans attendre », écrivent les auteurs de ce courrier également adressé au président Emmanuel Macron.

« La première des urgences est celle des salaires et du pouvoir d’achat », martèlent les huit syndicats, deux mois après l’annonce d’une augmentation générale « avant l’été » par la ministre de la Fonction publique Amélie de Montchalin. « Le point d’indice [la base de rémunération commune aux 5,7 millions d’agents publics] doit en conséquence être fortement revalorisé et dans les plus brefs délais », ajoutent-ils.

Les signataires de la lettre ouverte jugent aussi qu’indexer la valeur du point d’indice sur l’évolution du coût de la vie « aurait toute sa pertinence ».

12h36 : Violences faites aux femmes, des candidats sous le feu des critiques

Dans le sillage du mouvement MeToo, les accusations de violences faites aux femmes ont surgi de manière inédite dans la campagne des législatives de juin. A la suite du mouvement MeToo, un collectif de féministes de gauche et écologiste, a créé un « observatoire des violences sexistes et sexuelles en politique ».

Avant les législatives, « c’est le bon moment pour mettre la pression » car « les choses ont changé mais ce n’est pas suffisant du tout », estime Mathilde Viot, ancienne collaboratrice parlementaire LFI. Le collectif assume de pointer du doigt des candidats accusés mais pas condamnés. « Dans une entreprise, on peut être mis à pied avec ou sans solde le temps de l’enquête. Ça devrait être la même chose en politique », affirme Mathilde Viot.

Ces féministes n’ont toutefois pas relayé les accusations contre Taha Bouhafs, « parce qu’il n’est pas investi » par LFI et qu'« on n’a pas eu le temps de réagir ». L’observatoire fustige, en revanche, la nouvelle candidature du ministre de l’Intérieur sortant Gérald Darmanin dans la 10e circonscription du Nord.

 

12 heures : « Mettre à la retraite la Première ministre dès le mois de juin »

« Affronter la Première ministre est un beau symbole, mais ça ne change rien sur le fond de notre campagne, nos propositions restent les mêmes », a confié Noé Gauchard, ce mardi matin, à 20 Minutes. « On continue à défendre un projet en complète opposition à celui d’Emmanuel Macron. On souhaite donc mettre à la retraite sa Première ministre dès le mois de juin, que son mandat soit le plus court possible. Car Elisabeth Borne incarne le pire des cinq dernières années du macronisme : la privatisation progressive de la RATP, la réforme SNCF, l’inaction climatique et la terrible assurance chômage. C’est aussi le pire des cinq années à venir, avec la retraite à 65 ans », a jouté l’adversaire de la Nupes d’Elisabeth Borne dans le Calvados. Et de conclure : « Ce sera quatre semaines intenses de campagne. Les électeurs vont pouvoir voter contre la Première ministre, qui s’est trouvée récemment des racines dans le Calvados. »

11h15 : Djebbari dit n’avoir « aucun état d’âme » à partir dans le privé

Jean-Baptiste Djebbari s’est dit mardi « parfaitement serein » et n’avoir « aucun état d’âme » à entrer au conseil d’administration d’un constructeur de voitures à hydrogène après avoir été ministre délégué aux Transports.

« Ça ne me met pas du tout mal à l’aise, c’est normal de retrouver une activité normale après la politique, il y a des règles, il faut les respecter », s’est défendu sur RMC le ministre qui s’apprête à quitter ses fonctions. Au ministère, « j’ai été pleinement au travail, sept jours sur sept, 24 heures sur 24 », s’est-il défendu.



La start-up Hopium, qui prépare la production de voitures utilisant de l’hydrogène, l’une des pistes pour décarboner la mobilité, a annoncé lundi avoir proposé que M. Djebbari la rejoigne quelques heures avant la nomination de la nouvelle cheffe du gouvernement, Élisabeth Borne.

10h59 : Philippe Martinez ne mâche pas ses mots

La nouvelle première ministre, Elisabeth Borne, « a un bilan qui est très négatif », a jugé mardi sur LCI le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, tout en saluant « le fait de donner toute leur place aux femmes » dans la vie politique.

Philippe Martinez a rappelé qu'Elisabeth Borne avait « engagé une réforme sur la SNCF qui a changé le statut des cheminots, qui a ouvert à la concurrence le réseau SNCF » puis été suivie d’une « grève importante ».



« C’est elle qui a modifié l’assurance chômage », et « elle a toujours refusé de donner un coup de pouce au smic. On peut venir de la gauche et avoir des réactions et des positions libérales, comme Manuel Valls ou Elisabeth Borne », , a-t-il encore rappelé. 

10h57 : C'est encore l'heure de l'analyse RGV

RGV, c'est toujours Rachel Garrat-Valcarcel notre journaliste politique.



On rappelle que Jérôme Peyrat, candidat de la majorité présidentielle dans la quatrième circonscription de la Dordogne, a été condamné en septembre 2020 à 3.000 euros d’amende avec sursis pour "violences conjugales".

 

10h55 : C'est l'heure de l'analyse RGV

RGV, c'est Rachel Garrat-Valcarcel notre journaliste politique.



 

10h50 : Ira, ira pas ?

Fidèle à ses habitudes, Emmanuel Macron a pris son temps. Réélu le 24 avril dernier, le chef de l’Etat n’avait encore rien dévoilé de son futur gouvernement. Mais le suspense a commencé à prendre fin ce lundi avec la démission de Jean Castex. En début de soirée , Elisabeth Borne a été nommée à Matignon pour lui succéder. L’ancienne ministre du Travail aura pour première tâche de trouver les bons profils pour former le gouvernement. Et enfin en finir avec l’interminable attente du personnel politique, qui guette depuis trois semaines le moindre signe pour connaître son avenir. Dans ce moment de flottement, propice aux rumeurs, les dernières heures d’attente sont difficiles pour les équipes sortantes comme pour les ministres pressentis. A lire, ce chouette papier «ambiance» de notre journaliste politique  Thibaut Le Gal



 

10h38 : Marion Maréchal quitte la direction de son école à Lyon

Marion Maréchal, ex-députée FN ralliée à Eric Zemmour a renoncé à son poste de directrice générale de l'école de sciences politiques qu'elle a co-fondée à Lyon et où elle va cependant garder des fonctions.

Marion Maréchal, qui a rallié en mars le parti d'Eric Zemmour, Reconquête, dont elle est devenue vice-présidente aux côtés d'autres transfuges tels l'ex-LR Guillaume Peltier et l'ex-RN Nicolas Bay, dirigera désormais le pôle réseau professionnel de l'établissement.



La direction générale de l'Institut de sciences sociales, économiques et politiques (Issep) sera assurée par son ancien adjoint, Thibaut Monnier, également cofondateur de l'école qui a ouvert une antenne à Madrid en 2021. La petite-fille de Jean-Marie Le Pen avait lancé cette école de sciences politiques en septembre 2018 à Lyon avec pour objectif de former une "nouvelle élite politique" et défendre "enracinement" et "identité culturelle".

10h07 : Et voici Aurélien Rousseau, le dircab

L'ancien directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France Aurélien Rousseau a été nommé mardi directeur de cabinet de la nouvelle Première ministre Elisabeth Borne, a-t-il annoncé sur Twitter.



Ancien professeur d'histoire, énarque et conseiller d'Etat, Aurélien Rousseau avait été directeur adjoint de cabinet des Premiers ministres Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, de 2015 à 2017, avant d'être nommé directeur général de l'ARS Ile-de-France en 2018.

9h28 : « L'élève zélée d’Emmanuel Macron »

Pour Adrien Quatennens, Elisabeth Borne est « l’élève zélée d’Emmanuel Macron ». Invité ce mardi matin par France Info, Adrien Quatennens, député et coordinateur de LFI, a vivement critiqué la fraîchement nommée à Matignon : « C’est bien que ce soit une femme, mais il faut voir ce qu’elle incarne politiquement. C’est l’autre nom de la maltraitance sociale et de l’irresponsabilité écologique qu’incarne Emmanuel Macron. »



« On lui doit l’ouverture à la concurrence de la SNCF, la fin des tarifs réglementés de gaz, la réforme de l‘assurance-chômage, la mise à pied de l’inspecteur du travail Anthony Smith qui avait protesté contre le fait que les travailleurs n’avaient pas de masques en période Covid, le fait qu’elle ait repoussé de dix ans le plan de réduction du nucléaire », a égrainé Adrien Quatennens, qui assure qu’Elisabeth Borne n’est pas de gauche. « Il ne suffit pas d’avoir un CV pour se caractériser politiquement, il y a le bilan et les intentions, c’est l’élève zélée d’Emmanuel Macron. »

9h23 : « Il y a de bons machos dans la classe politique »

Appelée à commenter la place des femmes dans le paysage politique, Corinne Lepage, avocate, ancienne ministre et présidente de Cap21, a estimé ce matin dans Télématin (France 2) que « l’état d’esprit de l’opinion publique française a beaucoup évolué » depuis l’époque d’Edith Cresson mais qu’il restait « a de bons machos dans la classe politique



 

9h17 : Borne, sans limite ?

Elisabeth Borne, 61 ans, a été nommée Première ministre ce lundi. Membre du gouvernement tout au long du premier mandat d’Emmanuel Macron, cette haute fonctionnaire passée par la SNCF et la RATP est la deuxième femme à occuper ce poste depuis l’instauration de la Ve République. Ancienne directrice de cabinet de Ségolène Royal, Elisabeth Borne doit désormais composer son futur gouvernement. Voici son portrait ?

 

8h56 : Borne à Matignon ? « Une très bonne chose », selon Duflot

« C’est une très bonne chose car toutes les personnes de moins de 35 ans ne se souviennent pas d’une femme Première ministre », a fait savoir Cécile Duflot ce matin sur France Info. Et d’émettre toutefois quelques réserves : « Est-ce qu’elle aura une latitude d’action vis-à-vis du président qui n’a jamais fait la démonstration de vouloir mettre en acte ses engagements en matière d’écologie ? C’est ça qu’il faudra regarder. »



 

8h53 : Borne to be… dans le Calvados

Lors de sa passation de pouvoirs avec Jean Castex, Elisabeth Borne a cité la « situation internationale » et le « défi climatique et écologique » comme priorités. Elle sera aussi chargée de mener la bataille des législatives pour obtenir une majorité à l’Assemblée et devrait, selon France Info, « maintenir sa candidature dans la 6e circonscription du Calvados ». L’adversaire de la Nupes d’Elisabeth Borne dans cette circonscription a dénonceé lundi, dans un communiqué, le « bilan désastreux » qu’elle « partage » avec Emmanuel Macron. « Je lui ferai face », a promis Noé Gauchard sur Twitter.





 

8h42 : L’opposition est prête à « combattre » Elisabeth Borne

Invité de France Info ce matin, Patrick Kanner promet que l’opposition est prête à « combattre » Elisabeth Borne « si sa politique, telle qu’elle est pressentie, se met en place ». « Elisabeth Borne a travaillé pour des patrons de gauche. Elle travaille aujourd’hui pour un patron de droite. (…) Cela veut dire qu’elle a une forme de souplesse idéologique qui est tout à son honneur diront certains », ajouté le président du groupe socialiste au Sénat.

8h39 : LR et ex-LR ravis

« Toutes mes félicitations républicaines à@Elisabeth_Borne. Elle a incontestablement le parcours d’engagement nécessaire pour devenir la 2e femme Premier ministre de notre pays. Je lui souhaite le meilleur pour la France », a tweeté Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France et ancienne candidate à la présidentielle. De son côté Christian Estrosi a souligné « La grande connaissance des territoires d’Elisabeth Borne » qui « sera précieuse à la conduite des affaires de notre pays ». « Dans ses responsabilités antérieures et dans ses 5 années au gouvernement, elle a su se montrer très à l’écoute des élus locaux. Je lui souhaite une pleine réussite », a ajouté le maire de Nice (ex-LR). Enfin, selon Renaud Muselier, « la nomination d’Elisabeth Borne à Matignon est une excellente nouvelle pour la France ». « Pendant cinq ans, sur les thématiques des transports, de l’environnement comme de l’emploi, j’ai pu mesurer sa compétence et son engagement pour la France », a détaillé le président ex-LR de la région Provence Alpes Côte d’Azur.

8h37 : « Première ministre, c’est moche à l’oreille »

Eric Zemmour (Reconquête !), ancien candidat à la présidentielle : « 2022 sera donc l’année de la soumission à la gauche. Macron nomme à Matignon un Premier ministre de gauche. Mélenchon unit la gauche. Le Pen drague la gauche. LR se soumet à la gauche. Seul Reconquête ! résiste et assume d’être le grand mouvement populaire de droite », a réagi hier soir sur Twitter Eric Zemmour.



Et ce matin sur RTL, le président de Reconquête ! a fait savoir qu’il saluait « l’arrivée du nouveau Premier ministre ». « Première ministre, c’est moche à l’oreille. Le français, ça doit avant tout être beau », a-t-il ajouté pour justifier l’utilisation du masculin.

8h33 : Licencier Borne

«Après l'assurance chômage, #Borne a bien l'intention de vous faire souffrir encore avec la retraite à 65 ans. Pour l'empêcher, c'est simple: la licencier en votant pour les candidats de la nouvelle union populaire aux législatives !», a lâché sur Twitter Manuel Bompard, responsable LFI des négociations pour les législatives.

Et ce matin, dans les Quatre vérités :



 

8h32 : #BorneOut

« Point positif, une femme PM. Pour le reste… Nomination de la ministre des Transports qui a démantelé le service public ferroviaire, de l’Ecologie condamnée pour inaction climatique, du Travail qui a spolié les chômeurs avec la réforme de l’assurance chômage #BorneOut », a tweeté Olivier Faure, patron du PS.

8h30 : « Tout changer pour ne rien changer »

Au tour de Christian Jacob, patron de LR



 

8h29 : « Pas d’ombre au Président »

Sur Twitter Nadine Morano a enchaîné les tweets critiques :



 

8h27 : Un échec pour le climat

Pour Julien Bayou, secrétaire national d'EELV, le parti «ne peut que se réjouir de voir, pour la seconde fois dans l'histoire de la cinquième République, une femme accéder à Matignon» mais «Elisabeth Borne, que ce soit en tant que ministre de l'Ecologie ou Ministre des Transports, a échoué à mettre la France sur la trajectoire nécessaire pour respecter l'Accord de Paris. Elle partage, avec d'autres, la responsabilité de ces cinq ans de perdus pour le climat», et «en tant que ministre du Travail, elle a perpétué une politique brutale à l'égard des personnes les plus vulnérables dans le pays»

8h26 : « Macron a trouvé sa Mme Thatcher »

Fabien Roussel, député PCF du Nord et ancien candidat à la présidentielle : « Privatisation et mise en concurrence de la SNCF et de la RATP, réforme de l’assurance chômage au détriment de plus d’1 million d’allocataires, fossoyeuse de Fessenheim : avec Elisabeth Borne, Macron a trouvé sa Mme Thatcher. La technocratie au service de l’argent roi ». (sur Twitter)

8h25 : Macron « poursuit sa politique » de « saccage social »

L’ancienne candidate RN à la présidentielle Marine Le Pen a dénoncé lundi la « poursuite de la politique de mépris, de déconstruction de l’État, de saccage social » d’Emmanuel Macron avec la nomination de l’ex-ministre du Travail Elisabeth Borne comme « Premier ministre ».

« En nommant Elisabeth Borne comme Premier Ministre (sic), Emmanuel Macron démontre son incapacité à rassembler et la volonté de poursuivre sa politique de mépris, de déconstruction de l’État, de saccage social, de racket fiscal et de laxisme », a tweeté la finaliste de la présidentielle, faisant notamment allusion à la réforme de l’assurance chômage durant le précédent quinquennat.

8h24 : A peine nommée, déjà taclée

La nouvelle Première ministre Elisabeth Borne est « parmi les figures les plus dures de la maltraitance sociale » dans la macronie, a dénoncé lundi Jean-Luc Mélenchon, qui espère être nommé à Matignon si la Nouvelle union de la gauche (Nupes) remporte les législatives de juin.

« Sa nomination commence dès les premiers instants par une tentative de tromperie, Mme Borne serait une femme de gauche », mais « nous ne lui accordons pas ce label », a affirmé Jean-Luc Mélenchon dans une déclaration à la presse.

8h23 : Si vous avez loupé la journée politique de lundi

Voici notre récap, enfin notre live de la journée. Vous y trouverez tous les échos de la campagne des législatives et surtout, le direct de la passation de pouvoir entre Jean Castex et Elisabeth Borne.

 

8h22 : « Agir plus vite et plus fort » pour le climat

Elisabeth Borne, nommée lundi Première ministre, a fixé sa priorité lors d’une cérémonie de passation de pouvoirs à Matignon en fin de journée, après avoir rendu un hommage appuyé à son prédécesseur, Jean Castex, qui a quitté ses fonctions sans dissimuler son émotion.

Face « au défi climatique et écologique sur lequel il faut agir plus vite et plus fort, je suis convaincue que nous pourrons le faire en associant encore davantage les forces vives de notre territoire, parce que c’est bien au plus près des Français qu’on trouvera les bonnes réponses », a lancé la nouvelle Première ministre.

Elisabeth Borne a également rendu hommage à sa seule prédécesseure à ce poste, Edith Cresson, et a dédié sa nomination « à toutes les petites filles », qu’elle a invitées à « aller au bout de (leurs) rêves ».

8h15 : Allez, on fait le point sur l’agenda des législatives

La date limite pour le dépôt des candidatures ?

Les candidats peuvent déposer en préfecture un double exemplaire de leur déclaration de candidature entre 16 et le 20 mai, à 18 heures. Une déclaration similaire doit être remplie pour le suppléant, qui est la personne qui serait appelée à lui succéder en cas de vacance du siège. Pour pouvoir accéder au second tour, il faut avoir rassemblé au moins 12,5 % des électeurs inscrits lors du premier tour. Les dossiers de candidatures sont à déposer en préfecture avant le mardi 14 juin, à 18 heures.

La date de l’ouverture de la campagne officielle ?

C’est le deuxième lundi qui précède la date du scrutin, soit le 30 mai pour le premier tour. En France métropolitaine, elle se terminera le vendredi 10 juin, à minuit.

La date du premier tour pour les Français de l’étranger et de Polynésie ?

Les Français de l’étranger sur le continent américain, ainsi que ceux des Caraïbes, se rendront le samedi 4 juin, dans l’isoloir. Pour les autres ressortissants français de l’étranger, ainsi que pour les habitants de Polynésie française, le premier tour aura lieu le dimanche 5 juin, selon le site de site de la diplomatie française.

Les dates des deux tours ?

Près de 48 millions de Français seront appelés aux urnes, dimanche 12 juin, pour le premier tour des législatives et le dimanche 19 juin, pour le second tour. Certains territoires d’Outre-mer voteront la veille des premier et second tours, les 11 et 18 juin.

La date du début de la nouvelle législature à l’Assemblée nationale ?

L’Assemblée nationale entrera en fonction le 22 juin. Le mardi 28 juin, les nouveaux députés commenceront à siéger dans l’hémicycle. Ils éliront alors le président de l’Assemblée nationale, qui succédera à Richard Ferrand. Et c’est seulement le 29 juin que la composition des huit commissions permanentes et du bureau de l’Assemblée nationale sera connue.

Bonjour et bienvenue sur ce nouveau live de la rédaction de 20 Minutes consacré aux événements politiques 2022. Au programme : toutes les news sur les tractations entre les partis à l'approche des législatives, les candidats déclarés, les programmes, les petits tacles bien sentis (ou pas) et les premiers pas d'Elisabeth Borne au poste de Première ministre. Pour ne rien louper des échos politiques, restez connectés avec nous jusqu’au 19 juin !