Mantes-la-Jolie : L’ancien maire démissionnaire Raphaël Cognet réélu dès le premier tour

MUNICIPALE PARTIELLE Raphaël Cognet a facilement gagné son duel contre son ancien mentor Pierre Bédier, actuel président du département des Yvelines.

20 Minutes avec AFP
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Raphaël Cognet, à Mantes-la-Jolie le 24 mars 2021.
Raphaël Cognet, à Mantes-la-Jolie le 24 mars 2021. — ISA HARSIN

Les électeurs ont tranché dans la guerre politique qui secoue le sommet de la mairie de Mantes-la-Jolie. Raphaël Cognet (DVD), ancien maire démissionnaire, a été réélu dimanche dès le premier tour, comme en 2020, de l’élection municipale partielle. Il remporte ainsi son duel avec son ex-mentor Pierre Bédier, actuel président du département des Yvelines.

Avec un score d’environ 51 %, Raphaël Cognet a devancé la liste de Jean-Luc Santini qui était adjoint à l’urbanisme (30,74 %) et sur laquelle figurait Pierre Bédier, ancien maire de Mantes-la-Jolie. Ce résultat marque donc un tournant politique pour cette ville située à l’ouest de Paris qui était aux mains de l’homme fort des Yvelines depuis 1995.

La droite locale fracturée

La guerre ouverte entre Raphaël Cognet, élu une première fois maire en 2017, et Pierre Bédier, qui dure depuis cet automne, a conduit à la démission en janvier du premier, ancien poulain du second, et a fracturé la droite locale. « Le peuple a toujours raison, c’est le principe de l’élection (…). Seul l’avenir nous dira si un ambitieux sans scrupule et dont la nouvelle équipe découvrira l’égoïsme peut faire un élu jouant collectif et dévoué au bien public », a réagi sur Twitter Pierre Bédier.

En tout, six listes étaient en concurrence au premier tour avec notamment ces deux listes à droite. Celle qui aurait pu se démarquer était celle de Guillaume Quévarec, soutenue par LFI, le Parti socialiste, Europe Ecologie-Les Verts, le Parti communiste et qui se présentait comme « une alternative au système clientéliste et communautariste ». Guillaume Quévarec arrive en troisième position avec environ 10,74 % des voix. Au premier tour de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon avait remporté 54 % des voix.

Cognet agressé pendant la campagne

Dans cette ville qui compte 45.000 habitants, le taux de participation a atteint 42,52 %, 9.577 électeurs s’étant déplacés aux urnes. Quelques jours avant l’élection, Raphaël Cognet avait été agressé en pleine campagne électorale dans le quartier populaire du Val-Fourré qui a toujours majoritairement voté pour Pierre Bédier.