Législatives 2022 en Dordogne : Des candidats PS dissidents face aux prétendants investis par la Nupes

ELECTIONS Des candidats PS se présenteront dans les quatre circonscriptions de la Dordogne, face aux prétendants investis dans le cadre de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes)

20 Minutes avec AFP
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Le président du conseil départemental de la Dordogne, Germinal Peiro (PS), soutient les candidats dissidents face à ceux investis par la Nupes
Le président du conseil départemental de la Dordogne, Germinal Peiro (PS), soutient les candidats dissidents face à ceux investis par la Nupes — THIBAUD MORITZ / AFP

Ils iront jusqu’au bout, sans tenir compte des accords nationaux. Des candidats du PS se présenteront aux élections législatives dans les quatre circonscriptions de la Dordogne, face aux postulants investis par la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), trois LFI et un Génération.s.

L’ancien Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve, qui a quitté le PS après cet accord scellant l’union de la gauche, a participé vendredi soir à Périgueux à une réunion publique pour soutenir ces quatre dissidents, à l’invitation de Floran Vadillo, candidat dans cette circonscription.

« Nous avons été rayés de la carte », déplore le candidat PS à Périgueux

« Nous avons été rayés de la carte » électorale par l’accord de la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (Nupes), au programme « insoutenable », a dit Floran Vadillo, 36 ans, qui a démissionné cette semaine de sa fonction de secrétaire national du PS. Avec Christophe Cathus, Christian Teillac et Martial Peyrouny, investis comme lui par le PS avant la présidentielle, il se maintient pour « envoyer des députés de gauche réformiste à l’Assemblée nationale ».

Floran Vadillo dénonce aussi « la mise en œuvre [par LFI] de la disparition du PS de ses bastions en Nouvelle-Aquitaine et Occitanie ». Dans cette dernière région, la présidente socialiste Carole Delga, opposante résolue à un accord qui n’a réservé que 6 circonscriptions sur 49 au PS, ne ménage pas son soutien à des socialistes dissidents, notamment dans l’Hérault.

Anne Hidalgo n’a récolté que 2,17 % des voix dans ce département

La Dordogne, présidée par un socialiste depuis 28 ans, a toujours envoyé au moins deux députés socialistes à Paris entre 1997 et 2017, où quatre « Marcheurs » avaient été élus. En 2020, le PS avait repris la mairie de Périgueux, sa principale ville.

Mais la candidate PS à la présidentielle, Anne Hidalgo, n’a récolté que 2,17 % des voix dans ce département qui avait placé Marine Le Pen en tête au 1er tour et Jean-Luc Mélenchon en 3e place (20,3 %) avec un score un peu plus faible qu’au national.

Pour le président de la Dordogne, cet accord est une « capitulation »

Pour le président socialiste du département, Germinal Peiro, qui soutient les quatre dissidents, l’accord Nupes « n’est pas une union mais une capitulation, une soumission, un effacement ». « Il y a une volonté d’écraser le PS » en Dordogne, assure-t-il à l’AFP. « Nous sommes des insoumis à la soumission aux Insoumis » a-t-il rajouté lors de la réunion de vendredi soir, rapporte Sud Ouest.

Selon lui, le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon « a intégré le fait qu’il n’avait aucune chance d’être Premier ministre et il veut régler le sort de ses partenaires. S’il voulait une majorité de gauche, il aurait pris en compte l’ancrage local. Il a rétréci la gauche ! »