Législatives 2022 : Marine Le Pen veut empêcher Emmanuel Macron de « faire ce qu’il veut »

ELECTIONS La présidente du Rassemblement national, invitée du JT de « 20 heures », estime que la gauche est « complice » de la réélection d’Emmanuel Macron

20 Minutes avec AFP
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La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen.
La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen. — Francois Mori/AP/SIPA

Invitée sur le JT de « 20 heures » de TF1, Marine Le Pen a souhaité ce mardi « éviter » qu' Emmanuel Macron, qui obtiendra selon elle une majorité aux élections législatives, puisse « faire ce qu’il veut ».

« Le rôle d’une opposition ferme, efficace, convaincue, c’est d’éviter au président de la République précisément de faire ce qu’il veut, car ce qu’il veut va beaucoup nuire aux Français », a affirmé sur TF1 l’ancienne candidate à la présidentielle, lors de sa première interview depuis le second tour.

La NUPES, l’autre opposition

Désireuse que les candidats de son parti, le Rassemblement national, entrent « en nombre » à l’Assemblée nationale, elle a estimé que « la logique des institutions veut que le président de la République ait une majorité. Tous ceux qui racontent autre chose racontent des fables ». « La vraie question c’est quelle opposition pour pouvoir combattre la politique d’Emmanuel Macron », a poursuivi Marine Le Pen pour qui les Français « ont déjà un peu choisi » leur opposition « en (la) mettant au second tour de l’élection présidentielle » avec 41,5 % des voix.

Selon elle, « les Français ne veulent pas de cette opposition » réunie dans la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) conduite par l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon. C’est pour elle « l’extrême gauche alliée à la gauche », qui « va défendre le burkini à la piscine », « ouvrir les prisons », « régulariser les clandestins », « augmenter les impôts » et « désarmer la police ».

Elle a dénoncé les « mensonges » d’Emmanuel Macron qui a « défendu une croissance française qui était en hausse alors que nous sommes à 0 % de croissance » et qui « a caché des réalités aux Français ». Elle s’est présentée comme « la candidate de la vérité », qui veut « s’opposer à tout ce qui contribue à aggraver la situation de l’immigration, la situation de l’insécurité, le laxisme judiciaire mais également, encore une fois, tout ce qui touche au pouvoir d’achat ». Mais elle a dit que les députés RN voteraient en faveur de l’indexation des retraites sur l’inflation, une mesure proposée par les deux candidats.