Législatives 2022 : Taha Bouhafs déjà hors course à Vénissieux, LFI confirme son retrait éclair

LEGISLATIVES Investi par la France insoumise dans le Rhône, Taha Bouhafs a laissé entendre ce mardi qu’il retirait sa candidature à Vénissieux

Caroline Girardon
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Taha Bouhafs s'est dit "écœuré et épuisé" par les attaques qui ont précédé son investiture.
Taha Bouhafs s'est dit "écœuré et épuisé" par les attaques qui ont précédé son investiture. — JOEL SAGET / AFP

« J’ai sous-estimé la puissance de ce système quand il veut vous broyer ». Dans un post, publié sur Twitter ce mardi matin, le journaliste Taha Bouhafs, investi par la France Insoumise dans le Rhône pour les élections législatives, a laissé entendre qu’il retirait sa candidature à Vénissieux, avant même d’être entré en campagne. Et sans, pourtant, le dire précisément.

« J’ai été soutenu, pas assez pour tenir, mais assez pour être reconnaissant (…) Continuez à vous battre, j’ai essayé mais je n’y arrive plus », conclut-il, déplorant avoir été victime d’une « tempête d’attaques sans précédent ». « Tous les jours, une nouvelle calomnie, une nouvelle insulte, une nouvelle menace de mort, une nouvelle accusation. Je n’ai même pas eu l’autorisation d’y répondre », se plaint-il alors qu’il n’a donné suite à aucune des nombreuses demandes d’interviews de médias.

« C’est un constat d’échec derrière tout ça »

Le retrait du candidat a néanmoins été confirmé par les cadres de la France insoumise. « C’est un constat d’échec derrière tout ça », regrette Adrien Quatennens, porte-parole du parti interrogé par Sud Radio. Et d’ajouter : « Par le passé il a pu commettre des erreurs dans ses expressions mais rien de tout cela ne justifie l’acharnement qu’il subit. »

« Cela me fait de la peine, a commenté Alexis Corbière sur France 2. Taha Bouhafs était l’exemple de ces milieux sociaux, loin de la politique, et qui s’engagent et qui ne sont pas toujours parfaits. Vous êtes parfait vous ? Moi non. »

Taha Bouhafs a été condamné à 1.500 euros d’amende, notamment pour injure publique pour avoir traité la syndicaliste policière Linda Kebbab d'« arabe de service » ; condamnation dont il a fait appel. Lundi, l’ancien candidat communiste à la présidentielle, Fabien Roussel, avait notamment demandé à la France insoumise de « revoir cette candidature », estimant par ailleurs que Michèle Picard, la maire PCF de Vénissieux, était plus légitime localement que le journaliste.