Législatives 2022 : Jean-Luc Mélenchon « vraisemblablement pas » candidat, rappelant son score du premier tour

ANNONCE Revivez avec nous les dernières infos sur les élections législatives 2022, à moins de quarante jours du premier tour

Marion Pignot
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Jean-Luc Mélenchon s'exprime sur France 2.
Jean-Luc Mélenchon s'exprime sur France 2. — Lewis Joly/AP/SIPA

L’ESSENTIEL

  • Les 12 et 19 juin, les Français et les Françaises éliront les 577 députés de l’Assemblée nationale. 
  • L’ancien Premier ministre Manuel Valls a été investi par la majorité présidentielle sur la circonscription des Français de l’étranger, les ministres Jean-Michel Blanquer dans le Loiret et Gabriel Attal dans les Hauts-de-Seine, la ministre du Travail Elisabeth Borne dans le Calvados et le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin dans le Nord, selon ce document compilant la première vague de 187 investitures de la majorité. 
  • Le parlement du PS a adopté jeudi soir à 62% l'accord avec La France insoumise pour les élections législatives de juin, au terme de débats parfois tendus à propos de cette réorientation stratégique majeure pour l'ancien parti dominant de la gauche.

A VOIR

A LIRE

 

Ce live est désormais terminé, merci de l'avoir suivi. A très bientôt !
20h18 : « Ce n’est pas utile » d’être lui-même candidat, juge Jean-Luc Mélenchon

« Jean Castex tire sa légitimité de son mandat de maire de Prades, il avait eu 1.000 voix pour ça. Moi j’en ai eu 7,5 millions il y a un mois. »

20h16 : Chaque parti « aura son groupe à l’Assemblée », indique Jean-Luc Mélenchon
20h15 : « S’il y a une élection, c’est normal que des opposants comme nous soyons candidat à prendre le pouvoir »
20h11 : « Il a fallu régler en 13 jours ce qui était des sources de conflit depuis 10 ans »
20h10 : La NUPES est « un accord électoral » destiné à durer, indique Jean-Luc Mélenchon sur France 2
18h50 : Le père d’une victime du Bataclan investi par Reconquête !

Le parti Reconquête ! du polémiste d’extrême droite Eric Zemmour a investi Patrick Jardin, le père d’une victime des attentats du 13 novembre, aux législatives dans la 4e circonscription du Nord, a-t-on appris vendredi auprès du parti. « Depuis cinq ans je me bats pour que plus jamais il n’y ait d’attentat comme j’ai subi en France et je trouvais que c’était le moment d’apporter un peu ma contribution et d’essayer de faire changer les choses », a indiqué à l’AFP Patrick Jardin, père de Nathalie, régisseuse lumière tuée au Bataclan, confirmant une information de La Voix du Nord.

« Entre les idées qu’il développe et mes idées, il n’y a pas l’épaisseur d’une feuille à cigarette, c’est le seul qui ose dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas et ça faisait longtemps que j’attendais que quelqu’un de la trempe d’Eric Zemmour le fasse », a ajouté Patrick Jardin, 69 ans, ex-dirigeant d’une entreprise de location de voitures dont le siège était à Seclin. « Je veux qu’on soit suffisamment à l’Assemblée pour faire changer les choses », a poursuivi l’homme, habitué des discours vengeurs contre l’islam sur les réseaux sociaux.

15h51 : Le PS, « c’est fini »

Ce virage à gauche conduit le politologue (et ancien candidat LR aux régionales de 2015) Dominique Reynié à dire que le Parti socialiste, « c’est fini », du moins en tant que « formation de gouvernement, qui accède au pouvoir, qui gouverne, qui conduit les affaires publiques de façon raisonnable, qui peut mener des réformes ».



« Le Parti socialiste désormais se retrouve dans le sillage lointain d’une force qui est une force protestataire, La France insoumise », a-t-il estimé sur BFMTV, rappelant les différences au départ énormes entre PS et LFI, notamment dans leur « rapport à l’Europe, à l’universalisme, à la République ».

14h17 : Qui ressort gagnant de cette union de la gauche ?

Jean-Luc Mélenchon. « On le savait dès le premier tour de la présidentielle, où il a montré sa capacité de rassembler un large électorat de gauche et écologiste, plutôt volatile. A partir de là, M. Mélenchon a pu envisager les choses différemment comparé à 2017, en s’ouvrant à la conciliation avec les autres partis, et en s’ouvrant à un certain nombre de compromis, notamment sur son style. Il peut se le permettre, comme le score de la présidentielle a montré que les autres partis étaient moins menaçants qu’avant », explique Simon Persico, enseignant-chercheur à Sciences-Po Grenoble.

14h15 : L’union de la gauche répond à « une très forte attente » des électeurs

L’union scellée à gauche en vue des législatives correspond à « une très forte attente » des électeurs et profite avant tout au chef de file Insoumis Jean-Luc Mélenchon, explique Simon Persico. « Que la totalité des partis de gauche dans l’espace politique français se mettent d’accord sur une stratégie en commun, ce n’était plus arrivé depuis 1997 et la gauche plurielle. Les partis ont mis du temps à s’en rendre compte alors qu’il existait une très forte attente du côté des électeurs. Quand on regarde le programme de Yannick Jadot, il n’y a pas de différence fondamentale avec celui de Jean-Luc Mélenchon sur les volets sociaux, économiques et écologiques. La seule différence était dans la manière de communiquer », précise l’enseignant-chercheur à Sciences-Po Grenoble.

14 heures : LR lance sa campagne des législatives pour oublier la présidentielle

En difficulté après l'élection présidentielle, Les Républicains lancent officiellement samedi à Paris leur campagne pour des législatives à hauts risques alors que certains pourraient être tentés de rallier la macronie.

Près de 400 personnes, dont une centaine de candidats aux législatives des 12 et 19 juin, sont attendues au Conseil national qui se tiendra à partir de 14 heures, à huis clos, au siège du parti.

13h03 : Dernière ligne droite pour s’inscrire sur les listes électorales

Il n’est plus possible de s’inscrire en ligne pour voter aux législatives mais ce vendredi il est encore possible de s'inscrire directement en mairie ou par voie postale

 

13 heures : Jean-Luc Mélenchon au « 20 heures » de France 2

Jean-Luc Mélenchon sera sur France 2 ce soir pour évoquer les alliances passées à gauche pour les élections législatives.



 

12h55 : Le boulanger Stéphane Ravacley investi par EELV dans le Doubs

Le boulanger Stéphane Ravacley, qui s'était illustré en menant une grève de la faim pour la régularisation de son apprenti guinéen et en organisant un convoi humanitaire vers l'Ukraine, a été investi par EELV dans le Doubs pour les législatives, a-t-il annoncé vendredi.


12h52 : Sarkozy présent samedi à l’Elysée

Selon les informations du Parisien, Nicolas Sarkozy sera présent à la cérémonie d’investiture d’Emmanuel Macron qui aura lieu ce samedi matin à l’Elysée. François Hollande avait déjà confirmé dès jeudi sa participation. « Pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, des ex-présidents participeront donc à un tel événement », note nos confrères.

12h36 : Coups de canon pour Macron

Sous les ors de la salle des fêtes de l’Elysée, Emmanuel Macron sera investi ce samedi matin pour son second quinquennat au cours d’une cérémonie sobre qui « s’enracine dans l’histoire de la République », a fait savoir l'Elysée. Pas de long tapis rouge dans la cour de l’Elysée, ni de remontée des Champs-Elysées : le moment sera moins spectaculaire qu’à l’arrivée d’un nouveau président accueilli par son prédécesseur. On fait le point.



 

12h12 : Photo de famille prévue samedi

Malgré de profondes divergences, Jean-Luc Mélenchon a accompli le tour de force de réunir les principaux partis de gauche sous la bannière de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale. Longtemps fantasmée et souvent qualifiée d’impossible, l’union des gauches est devenue une réalité dans la nuit de jeudi à vendredi.

Ce changement d’orientation historique consacre un grand vainqueur : Jean-Luc Mélenchon qui, fort de ses 22 % au premier tour de la présidentielle, a réussi son OPA sur la gauche.

La photo de famille est prévue pour samedi lors d’une Convention d’investiture de la « Nouvelle union populaire écologique et sociale » (Nupes) à Aubervilliers, près de Paris.

12h02 : Et mèmes alors

Et les détournements de la désormais célèbre photo de Renaissance se multiplient



 

11h45 : Mais, au fait, la cohabitation, c'est quoi ?



11h41 : L'analyse RGV




 

11h31 : Marine Le Pen en vacances

Marine Le Pen, qui a pris des vacances après « une campagne longue et éprouvante », « sera de retour probablement en début de semaine prochaine pour présenter aux Français les axes que nous allons mettre en oeuvre durant cette campagne législative », a précisé ce vebdredi Jordan Bardella, le président par intérim du RN. « Surtout, elle va être amenée à faire une grande tournée partout en France pour soutenir nos candidats », a-t-il ajouté.

11h28 : Pour Bardella (RN), « Macron va avoir sa majorité »

Le président par intérim du RN, Jordan Bardella, ne doute pas qu’Emmanuel Macron « va avoir sa majorité » lors des prochaines législatives et fixe pour objectif de son parti pour ce scrutin de ne pas lui « laisser les pleins pouvoirs pendant cinq ans ». « Nous dépassons les 40 % dans plus de 340 circonscriptions au second tour (de la présidentielle), ce qui veut donc dire que nous pouvons avoir un groupe puissant à l’Assemblée nationale pour éviter qu’Emmanuel Macron ait les pleins pouvoirs », car dans ce cas, « ça va être cataclysmique pour la démocratie », a assuré Jordan Bardella.



Le RN, qui compte actuellement 6 députés sur 577, ambitionne d’en avoir « le plus possible », a-t-il ajouté, sans se prononcer sur un chiffre car « c’est la cuisine politicienne de savoir si on a 15, 20, 30, 40, 50 députés » et « c’est le peuple français qui le décidera dans quelques jours ».

11 heures : On revient sur le désaccord NPA

Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a annoncé qu’il ne rejoindrait pas la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) avec LFI, le PS, EELV et le PCF pour les élections législatives de juin, estimant ne pas pouvoir signer « un tel accord incluant le Parti socialiste ».

Le NPA, qui a estimé « important de participer à cette dynamique d’union », a évoqué des discussions qui lui ont permis de trouver des accords sur certaines de ses mesures, mais a déploré qu’au « fur et à mesure des discussions avec les autres forces politiques, l’équilibre politique de la coalition s’est modifié progressivement, atténuant le caractère de rupture avec les politiques libérales qui faisait sa force ».

Il a qualifié l’accord noué avec le PS de « problématique », déplorant qu’avec « ces candidatures PS, les nombreuses candidatures d’EELV qui ne représentent pas une rupture avec le libéralisme, la marque de cette gauche, qui a gouverné à de nombreuses reprises contre les classes populaires et dirige aujourd’hui bon nombre de villes ou de régions, devient significative ».

10h05 : Le PS ne va pas « se déchirer »

Alors que plusieurs figures historiques du PS comme François Hollande et Jean-Christophe Cambadélis s’étaient opposées à cette alliance, Pierre Jouvet a assuré que le Parti socialiste n’allait pas se « diviser et se déchirer sur la question du rassemblement de la gauche ».

« Quand 90 % des sympathisants de gauche réclament l’Union, quel est l’autre chemin que de faire le rassemblement ? », a demandé le porte-parole du PS.

10 heures : Guerini vise 340 députés pour la majorité présidentielle

Stanislas Guerini, le patron de La République en marche qui va devenir Renaissance, a fixé vendredi pour les élections législatives « le bel objectif » de 340 députés pour une nouvelle majorité présidentielle « aussi large et solide » que celle du précédent quinquennat.

9h17 : « Rejoignez-nous »

C’est ce qu’on appelle ne pas perdre de temps. « Rejoignez-nous » a lancé Stanislas Guérini aux socialistes déçus de l’accord avec LFI. « Nous pouvons rassembler, notamment quand à droite et à gauche, les gens perdent un peu leur boussole. Je dis 'rejoignez-nous' aux socio-démocrates. Ceux qui font le choix de l’action, nos portes sont grandes ouvertes », a précisé le patron de Renaissance (ex-LREM) ce matin sur RTL.



 

9h12 : « C'est à eux de se demander où est leur camp»

Hollande, Cazeneuve, Le Foll… contre l’accord avec LFI ? «C’est à eux de se demander où est leur camp», a commenté ce matin sur Public Sénat Stéphane Troussel, président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, assumant le choix de sa famille politique.



 

9h07 : Petit rappel sur « Renaissance »

La République en Marche devrait changer de nom pour devenir « Renaissance ». C’est Stanislas Guérini, le secrétaire général du parti majoritaire, qui l’a annoncé hier après-midi lors de la conférence de presse au sujet des élections législatives de la majorité présidentielle. Ce choix doit encore être validé par les instances internes du parti. On vous en dit plus ici : 

 

9 heures : « Personne n’a été humilié »

Invite d’Europe 1 ce matin, Marc Fesneau a défendu l’accord aux législatives entre Renaissance, Horizons et le Modem assurant que personne n’avait « été humilié ». Alors que de fortes tensions sont nées entre Edouard Philippe et Emmanuel Macron autour des législatives, le ministre chargé des Relations avec le Parlement et de la Participation citoyenne a assuré que les négociations s’étaient déroulées dans de bonnes conditions. « Personne n’a été humilié, n’a eu à claquer des portes, personne n’a eu à renoncer à ce qu’il est, et c’est déjà pas mal », a-t-il précisé.



Pour rappel, allié de la majorité présidentielle, Horizons, le parti d'Edouard Philippe, a obtenu 58 candidats pour les législatives de juin, a -t-on appris ce jeudi de sources au sein des deux mouvements.

8h52 : « C’est un rassemblement historique »

« Je suis soulagé, ce que nous sommes en train de construire est une grande espérance dans le pays. C’est un rassemblement historique. Les Françaises et les Français désespéraient de cette désunion », a fait savoir ce matin sur France Info Pierre Jouvet, le porte-parole du PS.



 

8h43 : Le NPA pas d’accord avec la Nupes

« Nous aurions pu nous mettre d’accord avec l’Union populaire, le PCF, et même EELV, mais nous ne pouvons valider un tel accord incluant le Parti socialiste et sur la base des propositions qui nous ont été faites », a expliqué le Nouveau parti anticapitaliste jeudi soir.

8h15 : Manon Aubry se félicite de cette nouvelle alliance

La députée européenne, invitée des 4 Vérités (France 2) vendredi matin, a estimé que l’accord avec les socialistes était « une opération de clarification pour le PS et une réponse à un espoir qui s’est levé ». Et d’ajouter à propos des remous provoqués par cet accord du côté des cadres socialistes : « les éléphants se trompent énormément »



 

8h10 : Et des soutiens de poids

Malgré des « réserves concernant l’Europe », la maire de Lille Martine Aubry, figure historique du PS, a soutenu l’accord, estimant que « les électeurs de gauche ont exprimé lors du premier tour des élections présidentielles une forte aspiration au rassemblement et à l’unité ».

Plusieurs maires de grandes villes ont également appelé à le soutenir. Parmi eux Johanna Rolland (Nantes) qui a dirigé la campagne d’Anne Hidalgo à l’Elysée, Benoît Payan (Marseille) ou encore Mathieu Klein (Nancy).

 

8 heures : Accord et désaccords

La direction socialiste fait face à la fronde de personnalités du parti.

L’ancien président François Hollande a « récusé l’accord sur le fond et les circonscriptions », tandis que son ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve a mis sa menace à exécution en quittant le parti. Un autre ex-chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, a déploré un « rafistolage » et une « forme de démission » qui risque de fracturer le PS.Ils s’offusquent tous d’une alliance avec un Jean-Luc Mélenchon antagoniste historique du PS. Mais aussi de l’inclusion dans l’accord de la « désobéissance » aux traités européens en cas de blocage pour appliquer le programme, ou encore de nombreuses mesures sociales qu’ils estiment impossibles à financer.

7h53 : Des détails sur l’accord PS-LFI

L’accord a été adopté par 167 voix pour, 101 contre, et 24 absentions. Les débats ont duré quatre heures et ont fait alterner partisans et opposants de l’alliance LFI, EELV et PCF pour les législatives des 12 et 19 juin. Plusieurs dizaines des 303 membres du Conseil national étaient présents - les autres ont participé en visioconférence.

« C’est un moment de clarification, ce vote dit à quel espace politique nous appartenons », « à gauche » et pas avec Emmanuel Macron, a conclu le premier secrétaire Olivier Faure depuis le siège d’Ivry-sur-Seine.

7h45 : Le tweet qui nous a bien fait rigoler


 

7h40 : Si vous n'avez pas tout suivi de la journée politique de jeudi

Notre récap est par ici :

 

7h30 : Le parlement du PS adopte à 62% l'accord avec LFI

La Nupes (Nouvelle Union populaire écologique et sociale) est officiellement actée après le ralliement du PS... Le parlement du Parti socialiste a adopté jeudi soir à 62% l'accord avec La France insoumise pour les élections législatives de juin, au terme de débats parfois tendus à propos de cette réorientation stratégique majeure pour l'ancien parti dominant de la gauche.

Sur 292 votants du Conseil national, 167 ont voté pour l'accord, 101 contre (38%) et 24 se sont abstenus, a annoncé le PS. Un événement d'investiture de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), avec LFI, EELV et le PS, doit se tenir samedi à Aubervilliers près de Paris.

 

Bonjour et bienvenue sur ce nouveau live de la rédaction de 20 Minutes consacré aux élections législatives 2022. Au programme : toutes les news sur les tractations entre les partis, les candidats déclarés, les programmes et les petits tacles bien sentis (ou pas). Pour ne rien louper de ces nouvelles échéances électorales (et des suites de l'accord entre le PS et LFI), restez connectés avec nous jusqu’au 19 juin !