Présidentielle 2022 : Marine Le Pen sera candidate à sa réélection aux législatives dans le Pas-de-Calais

POLITIQUE Une information confirmée ce jeudi à Fréjus par le président du parti, Jordan Bardella

20 Minutes avec AFP
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Marine Le Pen a voté à Hénin-Beaumont le 24 avril 2022.
Marine Le Pen a voté à Hénin-Beaumont le 24 avril 2022. — Michel Spingler/AP/SIPA

Marine Le Pen, finaliste à la présidentielle avec le RN, sera bien candidate à sa succession aux législatives dans le Pas-de-Calais, a confirmé jeudi à Fréjus le président du parti, Jordan Bardella, précisant qu’il ne briguerait pas lui-même de mandat de député.

En tête dans le Var

« L’objectif est clair, envoyer le maximum de députés patriotes à l’Assemblée », a-t-il annoncé, sans toutefois donner d’objectif chiffré, à l’occasion de la présentation des députés du parti d’extrême droite investis dans le département du Var, où Marine Le Pen est arrivée en tête avec 55 % des voix au second tour de la présidentielle.

« On part de six députés, nous avons une marge de progression importante », a-t-il souligné depuis la terrasse d’une piscine municipale à Fréjus, ville du maire RN David Rachline, rappelant qu’au second tour de la présidentielle, le Rassemblement national a dépassé les 40 % de suffrages dans 339 circonscriptions, et est arrivé en tête dans 30 départements.

Un « groupe puissant à l’assemblée »

Si le parti sera présent au premier tour dans les 577 circonscriptions, avec « des candidats issus du RN ou soutenus par le RN », Jordan Bardella a assuré que des alliances seraient possibles ensuite : « Au second tour, nous sommes parfaitement disposés à apporter notre soutien au candidat patriote qui défendrait le plus possible les convictions qui sont les nôtres », y compris des candidats Reconquête !, « s’il pouvait y en avoir ».

« Nous ambitionnons et souhaitons la constitution d’un groupe puissant à l’Assemblée nationale », a-t-il poursuivi, en annonçant la tenue d’un grand meeting « de mobilisation » le 4 juin, dans un lieu encore indéfini.

Contre le « dirigeant autoritaire »

Pour le président du Rassemblement national, la question sera de savoir « si la France à l’issue de cette élection sera encore une démocratie ou non ». « Si Emmanuel Macron devait avoir 450 députés à l’Assemblée nationale, alors je crois que ça serait cataclysmique pour la démocratie », a-t-il estimé, évoquant même une potentielle reprise du mouvement des « gilets jaunes ».

Si Emmanuel Macron devait avoir « les pleins pouvoirs », « on s’éloignerait de l’idée d’une démocratie mature, il ne faudra pas ensuite venir porter des critiques sur des régimes où la démocratie est peut-être moins développée, je pense à la Russie par exemple », a ajouté Bardella, qualifiant Emmanuel Macron de « dirigeant autoritaire » qui a « confisqué une grande partie des libertés au peuple français ».