Présidentielle 2022 : Le parti autonomiste Femu a Corsica appelle à ne pas voter Le Pen

CONSIGNE Le parti du président de la Collectivité de Corse, Gilles Simeoni, ne demande pas pour autant explicitement de voter pour Emmanuel Macron

20 Minutes avec AFP
— 
Le président de la Collectivité de Corse Gilles Simeoni en 2018.
Le président de la Collectivité de Corse Gilles Simeoni en 2018. — Ludovic Marin

Femu a Corsica ne veut pas voir la candidate du Rassemblement national prendre les clefs de l’Elysée. Le parti autonomiste du président de la Collectivité de Corse Gilles Simeoni a ainsi appelé lundi « à ne voter en aucun cas en faveur de Marine Le Pen », lors du second tour de la présidentielle.

« Concernant Marine Le Pen, son programme, sa vision de la société, les orientations qu’elle propose pour la Corse sont aux antipodes de nos valeurs, de notre vision de la société, de nos choix politiques et du combat historique mené par le peuple Corse pour la reconnaissance de ses droits », écrit Femu a Corsica sur les réseaux sociaux.

« C’est au candidat Macron qu’il appartient de convaincre les Corses »

Le parti qui n’appelle pas pour autant à voter pour le président sortant Emmanuel Macron, demande à ce dernier « de dire publiquement, pendant les derniers jours de campagne, s’il est favorable à une solution politique globale, à un statut d’autonomie de plein droit et de plein exercice, à la reconnaissance du peuple corse ». « C’est au candidat Macron qu’il appartient de convaincre les Corses qui se reconnaissent dans les idées que nous portons qu’ils ne seront pas une nouvelle fois trompés et méprisés s’ils décident de lui accorder leur suffrage », poursuit le parti.

« En l’état du silence ambigu et inquiétant du candidat sur ces choix essentiels (…) il ne peut donc être question pour Femu a Corsica de donner une consigne de vote en faveur d’Emmanuel Macron », conclu Femu a Corsica.

La Corse a été secouée par des manifestations émaillées de violences après l’agression mortelle en prison du militant indépendantiste Yvan Colonna qui purgeait une peine pour l’assassinat du préfet de Corse Claude Erignac. Face aux heurts, un processus de dialogue politique annoncé par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a été suspendu.