Présidentielle 2022 : Sur le chantier de Notre-Dame de Paris ce soir, Emmanuel Macron sera à Marseille demain...

ENTRE-DEUX TOURS Retrouvez par ici toutes les infos sur la campagne à neuf jours du second tour

X.R.
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Emmanuel macron à Notre-Dame de Paris, le 15 avril 2022.
Emmanuel macron à Notre-Dame de Paris, le 15 avril 2022. — Ian LANGSDON / POOL / AFP

L’ESSENTIEL

  • Le président sortant Emmanuel Macron l’emporterait au second tour de la présidentielle face à Marine Le Pen, avec un score de 54 % contre 46 % pour la candidate du RN, selon un sondage BVA pour RTL et Orange publié ce vendredi.
  • L’ancien président François Hollande a appelé jeudi « les Français à voter pour Emmanuel Macron » au second tour de la présidentielle le 24 avril, au nom de la « cohésion de la France » et de son « avenir européen ».
  • Marine Le Pen a tenu un meeting jeudi à Avignon, appelant les « patriotes de droite, patriotes de gauche » à « faire barrage » à Emmanuel Macron au second tour.
  • Retrouvez l’ensemble des résultats du premier tour à l’élection présidentielle 2022 par ville, département et région sur 20 Minutes.

EN VIDEO

A LIRE AUSSI

 

Ce live est maintenant terminé, merci de nous avoir suivis. Rendez-vous demain sur 20 Minutes pour suivre le meeting d’Emmanuel Macron à Marseille et tous les échos de cet entre-deux tours. Bonne soirée et à samedi !
17h40 : Manifestations contre l’extrême droite samedi

A Paris, une manifestation contre l’extrême droite partira samedi à 14 heures de la place de la Nation. Ce sera l’une des dizaines de manifestations prévues en France à l’appel de nombreuses organisations et de syndicats dont la Ligue des droits de l’Homme, la CGT ou le Syndicat de la magistrature. Ces organisations se retrouveront autour du mot d’ordre « Contre l’extrême droite et ses idées, pas de Marine Le Pen à l’Elysée ».

17h36 : Emmanuel Macron samedi à Marseille

Allez, on s’approche de la fin de journée et on vous rappelle donc que depuis le début de la semaine, Emmanuel Macron a considérablement allégé son agenda diplomatique. Il multiplie les immersions en région dans le Nord, en Alsace et en Normandie, avec des rencontres et échanges parfois vifs à l’occasion de longs bains de foule.

« Du terrain, du terrain, du terrain », explique un cadre de la majorité, avant le débat télévisé crucial de l’entre-deux tours prévu mercredi prochain. Et du terrain donc avant son grand meeting samedi à Marseille.


 

17h23 : C'est l'heure du sondage

Emmanuel Macron est crédité de 56% des intentions de vote au second tour de la présidentielle, contre 44% pour Marine Le Pen, selon un sondage Ipsos-Sopra Steria pour franceinfo et Le Parisien-Aujourd'hui en France

17h19 : Emmanuel Macron « battu à 61 % » ? Gare au fake !

« Macron battu à 61 %. » C’est le titre choc d’un journal, à quelques jours du second tour de l’élection présidentielle. La photo de l’article est très virale sur les réseaux sociaux, laissant croire à un sondage qui anticiperait une défaite du président sortant, Emmanuel Macron, face à Marine Le Pen.

Cet article publié dans un journal qui semble s’appeler Le Covidien Libéré a suscité de nombreuses réactions chez les internautes, parmi lesquelles l’ancienne députée et ministre Christine Boutin. 20 Minutes vous en dit plus.

 

17h03 : Emmanuel Macron est arrivé à Notre-Dame de Paris

Emmanuel Macron est arrivé à Notre-Dame de Paris, où il doit découvrir l'avancée du chantier de reconstruction, trois ans après l'incendie qui a en partie dévasté la cathédrale.

16h45 : De la transparence sur les livraisons françaises d’armes à Kiev

Jusqu'ici la France avait évoqué un soutien en carburant et en « armes défensives », sans plus de précisions ne voulant pas, dit-elle, apparaître comme partie au conflit c’est-à-dire cobelligérant. Mais ce jeudi, le ministère des Armées a affirmé dans un communiqué envoyé à Kiev des moyens de protection, des équipements optroniques, de l’armement et des munitions, ainsi que des systèmes d’armes. Des équipements pour un montant total de plusieurs centaines de millions d’euros. Ces livraisons d’armes de la part de la France devraient se poursuivre, des demandes additionnelles ukrainiennes continuant d’arriver.

16h42 : Marine le Pen a aussi parlé foot (enfin, des Verts)

 

16h39 : Marine Le Pen visite une église à Lauris

Marine Le Pen a visité l’église Notre-Dame-de-la-Purification, dans la commune de Lauris, lors de son déplacement dans le Vaucluse. L'églis est située à une vingtaine de kilomètres de Pertuis. La candidate y a allumé un cierge :


 

16h34 : Julien Bayou pour un rapprochement

Le parti Europe Ecologie-Les Verts (EELV) souhaite pouvoir trouver un accord avec La France insoumise (LFI), « a minima sur un pacte de non-concurrence » pour les élections législatives et éventuellement par « un socle commun de propositions », a annoncé le secrétaire national du parti, Julien Bayou, lors d’une conférence de presse vendredi.

16h31 : « C’est comme si les Schtroumpfs votaient pour Gargamel »

Le RN Franck Allisio a été interrogé jeudi sur les déclarations de Jean-Luc Mélenchon (LFI) qui ne veut pas « donner une seule voix » à Marine Le Pen et estime que la candidate d’extrême droite et Emmanuel Macron (LREM) « ne sont pas équivalents ».

Conseiller de Marine Le Pen, Franck Allisio répond sur France Inter que « dieu merci, cela fait longtemps que les électeurs ne sont plus la propriété de leur vote de premier tour ». « En matière de politique sociale, un électeur qui veut aller vers plus de social, vers un virage social, voter pour Emmanuel Macron c’est comme si les Schtroumpfs votaient pour Gargamel. Ca n’a pas de sens », juge le vice-président RN au Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, par ailleurs cité par Mme Le Pen parmi ses potentiels ministres en cas de victoire.

16h28 : L'instant BG (notre analyse de l'actu politique c'est par ici)

Emmanuel Macron a défendu au Havre les éoliennes honnies par sa rivale Marine Le Pen... Et le photographe de l'AFP, Ludovic Marin, a ramené de ce déplacement des photos en mode BG de l'ex-duo Macron-Philippe


 

16h26 : Le quinquennat de la dernière chance pour le climat ?

Bien que l'Etat français soit déjà condamné pour son inaction climatique, les deux candidats restent mal notés sur le volet écologique de leurs programmes.

 

16h22 : A La Grande Borne, les Grignois hésitent entre abstention ou Macron

Avec 21,95 % des voix et sa troisième place sur le podium de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon se pose comme arbitre de cette élection. Que vont faire ses électeurs et électrices ? Vont-ils voter Emmanuel Macron, Marine Le Pen, ou s’abstenir ? A Grigny, qui a voté à 56,76% pour le leader de La France insoumise (LFI), la question est sur toutes les lèvres. Lire notre reportage : 


 

15h54 : « Il y aura une revalorisation du point d’indice » pour les fonctionnaires, assure Macron

 

15h40 : Sandrine Rousseau regrette « un énorme gâchis » et aurait aimé « l’union de la gauche » pour accéder au second tour

 

15h33 : … mais se défendant d’être radicale

« On a la possibilité de sortir d’un système qui se perpétue depuis 30 ans, il est assez normal que le système cherche à se défendre, y compris de la manière la plus brutale qui soit, à base d’anathèmes, de diffamations et d’injures », a estimé Marine Le Pen lors d’un point presse, au lendemain d’un meeting à Avignon, où elle avait appelé à « faire barrage » non pas contre elle mais contre son adversaire Emmanuel Macron et « la caste ». « Plus on est dans la marge d’erreur au second tour, plus le système se défend brutalement », a ajouté la candidate donnée entre 45 et 47 % contre 53 à 55 % pour son adversaire selon les derniers sondages.

« Ça suffit, on n’en peut plus », lance Marie, thérapeute en médecine chinoise à Pertuis, venue la saluer sur le marché de Pertuis. Cette militante RN veut d’abord « du renouveau », mais aussi du « pouvoir d’achat » et une « retraite ». Elle pense que Marine Le Pen « a un programme qui tient la route », alors que la retraite à 65 ans d’Emmanuel Macron « c’est plus possible on arrive fracassés ». « Faut mettre le paquet », l’encourage un retraité. « Je vote pour vous depuis longtemps » souligne sa voisine pendant que Marine Le Pen multiplie les selfies.

15h26 : Marine Le Pen chahutée à Pertuis...

« Marine casse-toi, la France n’est pas à toi ! » Les opposants à Marine Le Pen, en campagne à Petuis dans le Vaucluse, étaient nombreux pour l’accueillir. Foulard sur la tête, une Française d’origine algérienne, Malika Bounedjar, l’interpelle sur l’immigration. « Qui s’est battu pour la France ? » demande cette ancienne secrétaire âgée de 70 ans à Marine Le Pen, en lui racontant que son père a combattu pendant la Seconde guerre mondiale.

« La Crimée, c’est l’Ukraine », crie très fort un homme à côté des travées, en agitant un drapeau ukrainien. Rémy Barthomeuf, un Français revenu de Lviv avec sa compagne ukrainienne, est venu en courant, il a appris « en regardant les news » que Marine Le Pen arrivait sur le marché. « Honte à vous », ajoute-t-il à l’adresse de la candidate qui défend l’annexion de la Crimée par la Russie, jugée illégale par la communauté internationale. Marine Le Pen passe son chemin, accompagnée par le très russophile eurodéputé Thierry Mariani.

15h13 : Nabilla va voter Macron

 

15h02 : Le chèque alimentaire promis par Macron difficile à rendre vert

Un chèque destiné aux plus modestes, permettant d’acheter des produits alimentaires locaux, durables voire bio : cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron, dont les modalités restent floues, se heurte à des obstacles pratiques qui devraient amener à en réviser l’ambition écologique dans un premier temps.

Il faut en effet répondre à deux ensembles de questions : à qui adresser ce chèque ? Et comment veiller à ce qu’il soit dépensé conformément à l’esprit d’origine, c’est-à-dire dans des produits locaux, issus de l’agriculture durable ou bio ? Sur le premier point, « l’objectif est d’abord d’aller aider ceux qui sont les plus en difficulté : les personnes aux minima sociaux, les familles qui ont les revenus les plus faibles, les étudiants », résume le député LREM Grégory Besson-Moreau.

« Là où on a un débat », c’est sur « quels réseaux de distribution » s’appuyer, abonde Yannick Fialip, le président de la commission économique de la FNSEA. En évoquant « les réseaux des marchés, de producteurs, d’épiceries locales mais aussi de grande distribution à laquelle on demanderait de faire un effort pour matérialiser sur les plateformes de ventes les produits éligibles au chèque alimentaire avec un panier prédéfini ».

14h48 : Bataille entre Macron et Le Pen sur l’interdiction du voile

Emmanuel Macron et Marine Le Pen, interpellés à plusieurs reprises durant l’entre-deux tours sur l’interdiction du voile promise par la candidate RN, assument leurs divergences sur ce thème controversé qui s’invite à nouveau dans le débat. Dans la capitale alsacienne, M. Macron, interpellé sur son « féminisme » par une jeune femme voilée, a jugé « beau » que son interlocutrice qui déclare porter ce signe religieux « par choix », puisse lui poser une telle question. « C’est la meilleure réponse à toutes les bêtises que je peux entendre », a souligné le candidat taclant au passage Marine Le Pen.

Marine Le Pen propose de sanctionner d’une amende le port du voile dans l’espace public qu’elle assimile à un « uniforme » islamiste. « Les femmes qui ne le portent pas sont isolées, victimes de pression, insultées », égrène la candidate RN. Dans son propre camp, la mesure ne fait pas l’unanimité. « C’est une erreur » et « pas possible à mettre en œuvre », glisse Robert Ménard, maire de Béziers et soutien de Marine Le Pen.

14h42 : EELV souhaite « a minima un pacte de non-concurrence » avec LFI

EELV souhaite pouvoir trouver un accord avec LFI « a minima sur un pacte de non-concurrence » pour les législatives et éventuellement « un socle commun de propositions », a indiqué vendredi le secrétaire national du parti, Julien Bayou. Il a souligné que le parti de Jean-Luc Mélenchon, arrivé en tête de la gauche à la présidentielle, avait « une grande responsabilité » pour construire « un axe de résistance et d’alternance » au sein de l’Assemblée. Concernant la répartition des investitures, l’écologiste plaide pour « une proportionnelle, pondérée, lissée », qui tiendra compte du résultat de la présidentielle, mais aussi « des scrutins intermédiaires », comme les européennes ou les régionales, où les écologistes avaient fait de bons scores.

14h35 : La gauche appelle à manifester contre l’extrême droite

Le leader du NPA Philippe Poutou multiplie sur ses réseaux sociaux cette consigne : « Pas une voix pour Le Pen ». Des manifestations contre l’extrême droite sont prévues samedi.


 

14h10 : La « Blitzkrieg » de Macron

Bains de foule en série, visite de plusieurs villes en une journée, meetings en place publique, discussions du tac au tac avec des opposants, interviews médias quotidiennes : Emmanuel Macron se démultiplie pour la campagne du second tour, en total contraste après une première phase sous les radars. « Emmanuel Macron avait prévu de faire un Blitzkrieg d’entre deux tours », constate le politologue Stéphane Rozès auprès de l’AFP.

Durant les deux premiers jours, lundi et mardi, il se rend dans six villes du nord et de l’est qui avaient donné leur préférence soit à Marine Le Pen, soit à Jean-Luc Mélenchon. Pour des bains de foule à répétition où il répond longuement à toutes les questions des habitants comme des journalistes, souvent les deux à la fois. « A portée de baffes », comme il le répète souvent.

« On voit clairement qu’il s’agit de rattraper ce qui n’a pas été fait avant le premier tour, à savoir faire campagne », souligne Céline Bracq, directrice générale d’Odoxa. « En faisant ça, il prend le risque d’être à portée de baffe et d’aller se faire enguirlander sur le terrain et même plus que ça : le risque de gaffe qui est quand même très très fort chez Emmanuel Macron », développe-t-elle. « Il essaie aussi de corriger l’image de mépris qui lui colle à la peau », répondant à plusieurs électeurs mélenchonistes qui l’ont pris à partie à Strasbourg.

12h59 : Le casse-tête de Le Pen pour former un gouvernement

Avec qui Marine Le Pen va-t-elle pouvoir gouverner si elle est élue ? La candidate d’extrême droite affirme être capable de « former trois gouvernements » s’il le faut. Mais les noms qui circulent sont peu nombreux, dans un Rassemblement national organisé autour d’elle et son cercle restreint, d’autant que la possibilité Eric Zemmour a été rejetée des deux côtés. Sa nièce Marion Maréchal ne sera pas de la partie également. Et si Nicolas Dupont-Aignan avait été cité comme Premier ministre potentiel en 2017, son ralliement cette année n’a pas valu la même déclaration.

Parmi ses ministres potentiels, elle cite régulièrement deux ralliés récents en 2019. L’ancien magistrat et ex-député LR Jean-Paul Garraud à la Justice, en pointe dans la rédaction de son projet visant à « éradiquer les idéologies islamistes » et à interdire le port du voile dans la rue. Et Hervé Juvin, ancien conseiller de Raymond Barre, devenu le chantre d’une écologie civilisationnelle et identitaire. Son fidèle lieutenant Jordan Bardella, qui l’a remplacé bénévolement pour un intérim à la tête du RN, aurait aussi « parfaitement les qualités pour devenir ministre ».

Elle mise surtout sur son « gouvernement d’union nationale » susceptible de séduire des personnalités d’autres familles politiques qui partagent des points de convergence avec elle. Pendant la campagne, elle avait notamment cité le nom de l’ex-ministre socialiste Arnaud Montebourg, mais celui-ci appelle à voter Emmanuel Macron au second tour.

12h53 : EELV a déjà récolté plus de 1,2 million de dons

EELV, qui a lancé dimanche soir un appel aux dons pour rembourser la campagne présidentielle après l’échec de son candidat Yannick Jadot, a récolté plus de 1,2 million d’euros en une semaine, a annoncé le secrétaire national du parti Julien Bayou vendredi. Après un appel urgent aux dons pour récolter 2 millions d’euros d’ici 5 semaines, « nous avons déjà collecté 1,230 million d’euros », a expliqué Julien Bayou lors d’une conférence de presse, évoquant « un immense soulagement » et « un immense effort de solidarité ».

L’échec de la présidentielle, où Yannick Jadot n’a pas réussi à atteindre le seuil des 5 % de voix nécessaires pour se faire rembourser par l’Etat ses frais de campagne, « nous prive au total de 5 millions d’euros », a rappelé M. Bayou, mais il y a d’abord une première échéance de 2 millions à rembourser d’ici fin mai. « Après le vote utile, le chèque utile », a-t-il souligné en précisant que les dons venaient d’électeurs ayant voté Jadot, mais aussi de ceux qui se sont tournés au dernier moment vers Jean-Luc Mélenchon, le candidat LFI arrivé en tête de la gauche, avec près de 22 % des voix.

12h45 : Les positions contre les droits des femmes de Marine Le Pen remontent à la surface

L’image a fait le tour des réseaux, déjà en ébullition après les déclarations de Marine Le Pen estimant qu’elle « décidait qui était journaliste et qui ne l’était pas » pour être accrédité à son QG. En pleine conférence de presse, une manifestante était violemment mise à terre puis sortie de la salle. Cette jeune femme est une militante EELV, qui a alerté sur les votes contre les droits des femmes de Marine Le Pen lorsqu’elle était députée. « C’est faux de dire "Marine Le Pen on n’a jamais essayé" », ajoute-t-elle sur Twitter.


 

12h37 : Politicdle, le nouveau jeu qui va aspirer votre temps libre

Après Wordle, Worldle et Cémantix, fini de jouer avec les mots. On passe à un mix de géographie et de connaissance en politique, avec Politicdle, un jeu où vous devez retrouver une ville française de plus de 10.000 habitants en fonction du résultat du premier tour. A chaque essai, on vous indique la distance qui vous sépare de la bonne ville, et la direction où aller. Le jeu se met à jour toutes les trois heures, histoire de vampiriser vos pauses café.

12h23 : Un fichage des délinquants sexuels voulu par Macron

S’il est réélu, Emmanuel Macron veut mettre en place un fichage administratif des personnes ayant « fait l’objet de dépôts de plainte ou qui a un casier lié à des violences intraconjugales », avant la condamnation comme pour les personnes fichées S.


 

12h09 : Emmanuel Macron dénonce « l’aberration » de Marine Le Pen sur les éoliennes

En visite au Havre jeudi, le candidat a axé sa campagne sur l’écologie, voulant « convaincre » en particuliers les électeurs de gauche. L’occasion de tacler le programme tout nucléaire de son adversaire Marine Le Pen. « Dans le projet de Madame Le Pen, avec stupeur, j’ai en effet découvert (…) qu’on dépenserait des centaines de millions d’euros à démonter des éoliennes existantes, ce qui, je dois le dire, est un usage de l’argent du contribuable qui m’interroge », a-t-il attaqué sur France Bleu.

« Sortir du renouvelable est une aberration complète, nous serions le seul pays au monde à le faire », s’est-il insurgé. « La stratégie de l’extrême droite du tout nucléaire est irréaliste et à mes yeux totalement folle », a-t-il renchéri en visitant le site de Siemens Gamesa qui fabrique des éoliennes offshore.

12h04 : Marine Le Pen pour le maintien du régime des intermittents

Marine Le Pen a déclaré vendredi que si elle était élue présidente, elle maintiendrait le régime spécifique d’assurance chômage des intermittents, affirmant plus globalement que le monde de la culture n’avait « pas de raison de s’inquiéter ». « Je ne compte pas le changer », a déclaré la candidate du Rassemblement national, questionnée sur le régime des intermittents par Radio Vaucluse, à l’occasion de son déplacement dans ce département.

Pour bénéficier d’une indemnisation par l’Assurance chômage, les intermittents du spectacle doivent justifier d’au moins 507 heures de travail dans les métiers du spectacle durant les 12 mois précédant leur dernière fin de contrat. « C’est un régime qui coûte cher, c’est vrai, mais c’est un choix, parce que sans ce régime-là, il n’y a plus d’offre culturelle possible, il n’y a plus de création culturelle possible, donc je maintiendrai ce système », a-t-elle précisé. « Il n’y a aucune inquiétude à avoir. Et de manière globale je voudrais dire au monde de la culture qu’ils n’ont pas de raison de s’inquiéter », a-t-elle ajouté, assurant que dans les villes remportées par le RN, « jamais l’offre culturelle n’a été aussi importante ».

11h49 : Petit point référendum

Inutilisé depuis 2005, le référendum est l’une des stars du second tour. Emmanuel Macron a évoqué un possible recours au référendum pour sa réforme des retraites, Marine Le Pen veut une « révolution référendaire » et modifier la Constitution par référendum… Que disent les textes, qu’est-il véritablement possible de faire ?

- Référendum « classique », à l’initiative du président de la République, qui « pose une question » aux citoyens. Défini par l’article 11 de la Constitution, il peut porter sur l’organisation des pouvoirs publics (par exemple abaisser le nombre de parlementaires), des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale (les retraites par exemple), la ratification d’un traité international (le « non » au traité constitutionnel européen en 2005).

- « Référendum d’initiative partagée », avec le même champ d’action prévu par l’article 11, à l’initiative de parlementaires (au moins 1/5) et qui doit être soutenu par au moins 1/10e du corps électoral (4,7 millions de personnes). La procédure a déjà été enclenchée pour s’opposer à la privatisation des aéroports de Paris, mais n’a pas abouti faute de signatures suffisantes.

- Révision de la Constitution, encadré par l’article 89. La procédure comporte trois étapes : le président dépose un projet de révision de la Constitution, celui-ci est approuvé « dans des termes identiques » par l’Assemblée nationale et le Sénat, puis le président convoque les parlementaires en Congrès ou décide de soumettre sa réforme à un référendum constitutionnel. C’est ainsi que Jacques Chirac a proposé l’abaissement de la durée du mandat présidentiel de sept à cinq ans. Contrairement à l’article 11, l’article 89 ne « liste » pas de domaines de réformes autorisées. « Cas extrême, on peut imaginer un président proposer la suppression de la Déclaration des droits de l’Homme », prévient Philippe Blacher, professeur de droit public à l’université de Lyon 3.

11h42 : Chez LR, le vote Macron ne va pas toujours de soi

En dépit d’un large appel au vote pour Emmanuel Macron, porté dès dimanche soir par Valérie Pécresse, tous les membres des Républicains ne sont pas d’accord sur la position à adopter. D’une coalition pour les législatives après une élection catastrophique au refus de voter pour le président sortant, le grand écart politique menace autant le parti que ses problèmes financiers.


 

11h25 : Pourquoi Anne-Sophie Lapix a pu être écartée du débat ?

Pour rappel, on vous remet cet article expliquant comment s’organise le débat d’entre-deux tours, notamment sur le choix des journalistes qui l’animent.

 

11h16 : Marine Le Pen à Petuis, dans le Vaucluse

Au premier tour, la candidate RN était arrivée deuxième au coude-à-coude avec Emmanuel Macron (25,45% contre 25,79% des voix) dans cette commune de moins de 20.000 habitants.


 

11h10 : Macron va quand même se frotter à Anne-Sophie Lapix

Ecartée du débat de l’entre-deux tours à la demande des deux candidats, ce qui avait provoqué un certain émoi, la journaliste Anne-Sophie Lapix va tout de même avoir son quart d’heure de gloire dans cette fin de campagne. Elle recevra Emmanuel Macron dans le 20 Heures de France 2 le lendemain du débat, indique Libération.

10h57 : Joachim Son-Forget votera Macron

Retour au bercail pour Joachim Son-Forget. Le député des Français de Suisse, qui avait quitté la République en Marche peu de temps après son élection, avait soutenu Eric Zemmour pour le premier tour de l’élection présidentielle. Mais voilà qu’il annonce dans le journal Blick vouloir voter Emmanuel Macron au second tour, face au risque de « trahison nationale » que représente Marine Le Pen selon lui. Il place cette réflexion principalement dans le contexte de la guerre en Ukraine, où il s’était rendu il y a quelques semaines, expliquant que la candidate RN pourrait faire alliance avec Moscou.

10h39 : LFI propose aux écologistes et aux communistes de former une coalition pour les législatives

Les Insoumis proposent aux écologistes et aux communistes de former une coalition pour les législatives, dont la base serait « un programme commun partagé » établi « à partir de » celui de Jean-Luc Mélenchon, dans deux lettres rendues publiques vendredi. Pour eux, « la base de répartition pourrait être celle établie par les électeurs au premier tour de l’élection présidentielle, dans l’application du principe proportionnel commun à nos programmes respectifs ». Le PS n’a pas été invité à rejoindre cette coalition.

10h13 : Le PS va faire le point

Après une seconde défaite cuisante à l'élection présidentielle, le Parti socialiste va réunir mardi son conseil national pour réfléchir à la stratégie des législatives. On vous en dit un peu plus juste ici.

 

10h01 : N’enterrez pas trop vite Mélenchon

Sur LCI, le député LFI Alexis Corbière a été interrogé sur la succession à la tête du parti de Jean-Luc Mélenchon, dont c’était la dernière campagne présidentielle. « Faites mieux », avait conclu le tribun lors de son discours au soir du premier tour avant de quitter la tribune. Derrière, les leaders de LFI sont nombreux, de Clémentine Autin à Adrien Quatennens en passant par Manuel Bompard, mais aucun n’émerge naturellement. S’il s’est « évidemment » dit intéressé pour prendre la suite, Alexis Corbière a tenu à « ne pas enterrer Jean-Luc Mélenchon trop vite ». Le mouvement avait déjà souligné que le candidat serait impliqué dans les législatives.


 

9h42 : Plus de référendums, mais pas sur la peine de mort, juge Marine Le Pen

Si la candidate du Rassemblement national déclare souhaiter « une utilisation plus fréquente et plus normalisée du référendum », qu’elle veut pouvoir laisser à l’initiative citoyenne, elle juge en revanche impossible de revenir sur l’abolition de la peine de mort. « C’est anticonstitutionnel », tranche-t-elle, or le RIC ne peut pas réviser la constitution.


 

9h36 : Marine Le Pen tacle les étudiants occupant la Sorbonne

La candidate du RN a estimé que les étudiants manifestant contre son accession au second devraient « respecter la démocratie » et le résultat des élections, tout en soulignant la « chance » que les Français ont de vivre dans un tel système. « Ils ont séché le cours "démocratie" ? », interroge la candidate.


 

9h29 : Emmanuel Macron promet de « bouger » sur l’allocation adulte handicapée

« On doit bouger sur ce point », a admis le président sortant à une femme handicapée qui lui demandait si son mariage allait lui coûter son indépendance financière, puisque l’AAH n’a pas été déconjugalisée. Emmanuel Macron a par ailleurs reconnu des situations « aberrantes », tout en invitant son interlocutrice à choisir « l’amour ».

En octobre, la majorité présidentielle avait rejeté l’individualisation de l’allocation adultes handicapés des personnes en couple, au terme d’un débat mouvementé, alors que de LR à LFI, l’opposition réclamait à l’unisson cette « déconjugalisation » de l’allocation, c’est-à-dire de la calculer sans tenir compte des revenus du conjoint.


 

9h20 : Le salaire de du patron de Stellantis est « choquant et excessif » pour Macron

Emmanuel Macron a jugé vendredi « choquant et excessif » le montant « astronomique » du salaire du directeur général du groupe automobile Stellantis, Carlos Tavares, qui devrait toucher 19 millions d'euros pour l'exercice 2021, et s’est prononcé pour des « plafonds » de rémunération, au niveau de l’UE. « Il faut mener le combat en Européen pour qu’on ait des rémunérations qui ne peuvent pas être abusives », a ajouté sur Franceinfo le président de la République, candidat à sa réélection.

9h14 : Macron livre son programme pour l’éducation

Au micro de France Info, Emmanuel Macron est revenu sur la polémique de l’apprentissage dès la 5e, précisant qu’il voulait seulement que les élèves puissent « connaître » les métiers plus tôt avant de se décider, et a annoncé vouloir mettre des moyens sur l’entrée au collège et au lycée.


 

9h05 : Marine Le Pen affirme qu’elle va « régler le problème de l’immigration et du communautarisme » si elle est élue

« Ce n’est pas un tabou, tous les Français savent que je veux limiter l’immigration », admet la candidate du RN sur BFMTV, qui souhaite aussi interdire « les uniformes islamistes » et le port du voile.


 

8h46 : LFI ne met pas à égalité Emmanuel Macron et Marine Le Pen

Sur Europe 1, la députée LFI Clémentine Autain a affirmé ne pas « tirer un trait d’égalité entre le projet de l’extrême droite et la macronie » et met l’accent sur les mesures d’exclusions prévues dans le programme de Marine Le Pen.


 

8h40 : Anne Hidalgo à Kiev

Rien de tel qu’un petit voyage à l’étranger pour oublier une grosse déception. Après la gifle du premier tour, où elle n’a récolté que 1,7 % des voix, Anne Hidalgo s’est rendue en Ukraine à l’invitation du maire de Kiev, Vitali Klitschko, à qui elle a remis la citoyenneté d’honneur accordée par le Conseil de Paris. La maire socialiste en a profité pour évoquer « un plan pour accompagner » les maires d’Ukraine « dans la reconstruction ».

Arrivée jeudi matin à Kiev, elle s’est par ailleurs entretenue avec la procureure générale d’Ukraine Irina Benediktova sur les crimes de guerre dont l’Ukraine accuse la Russie, ainsi qu’avec les députés ukrainiens venus à Paris début avril et qu’elle avait reçus, a précisé son entourage.

8h34 : La Dordogne, traditionnellement à gauche, a glissé vers Le Pen

Terre ancrée à gauche, la Dordogne qui avait placé Jean-Luc Mélenchon en tête au 1er tour de la présidentielle 2017, a cette fois voté Marine Le Pen, une « surprise » pour les politiques locaux, mais pas forcément pour les habitants des périphéries pavillonnaires et rurales en colère. Sur l’ensemble du département, la candidate du Rassemblement national a glané 25,70 % des suffrages, soit 11.400 voix de plus qu’il y a cinq ans dans ce département parmi les moins abstentionnistes de France. En Dordogne, département et mairie de Périgueux sont socialistes.

« Je savais que ça allait être Le Pen », glisse pourtant Sandra Bochaton, gérante du café-tabac-presse Le Brabant, à Bassillac-et-Auberoche, une commune de 4.500 habitants où « sans voiture, t’es mort », issue de la fusion de plusieurs bourgs à 20 minutes à l’est de Périgueux. « Après le Covid, les "gilets jaunes", les retraites, les grèves, il y a un ras-le-bol général… et les gens pensent qu’elle remettra tout en ordre », observe cette patronne de café, sans en partager l’idée. Elle l’observe, dit-elle, sur la base des « engueulades » régulières entre clients « propriétaires qui cherchent à rembourser leur crédit » et anciens fonctionnaires ou cheminots de la SNCF, aux retraites parfois plus élevées et prises plus tôt que la moyenne du privé.

8h27 : Macron en chef d’Etat à Notre-Dame

Le candidat Emmanuel Macron va reprendre sa casquette, ou plutôt son casque de chantier, de chef de l’Etat, le temps d’inspecter le chantier de reconstruction de Notre-Dame de Paris, trois ans jour pour jour après l’incendie de la cathédrale le 15 avril 2019. Une manière de marquer la différence avec sa rivale grâce à son statut de chef d’Etat, toujours aux commandes.

8h08 : Brigitte Macron pas lassée de l’Elysée

« Le jour du vote, au Touquet, en 2017, un homme m’a affirmé : "vous allez subir la malédiction de l’Élysée !" », raconte Brigitte Macron. « Mais je n’ai pas vécu ce qu’on m’avait dit, ce n’est pas l’enfer ». « Même si, bien sûr, il y a des contraintes (…) je suis prête » à rester cinq ans de plus en cas de victoire le 24 avril, ajoute l’épouse d’Emmanuel Macron à l’AFP.

« Elle a accepté et je la remercie infiniment », s’est félicité le président-candidat début avril sur RTL, en reconnaissant que cela représentait « beaucoup de sacrifices pour les proches ».

7h55 : Poutou sympa avec Pécresse

Après Jean Lassalle, qui a fait un chèque de 10€ pour aider Valérie Pécresse à rembourser sa campagne, c'est au tour de Philippe Poutou de proposer son aide à la candidate LR. Depuis lundi, les blagues sur l'appel aux dons de la présidente de la région Ile-de-France fleurissent sur Twitter.


 

7h42 : Robert Hue aussi

L’ancien candidat communiste à la présidentielle en 1995 et 2002 Robert Hue sort de son silence politique pour appeler à voter Emmanuel Macron au second tour, comme il confie l’avoir fait dès le premier tour, ainsi qu’en 2017, dans une déclaration transmise à l’AFP. « L’abstention entraîne sans équivoque le risque majeur de favoriser l’extrême droite », écrit-il. « Des millions de Français qui se situent à gauche ne sont-ils pas aujourd’hui dans un cas de figure où l’intérêt supérieur de la France et de la démocratie appelle – sans se renier – à prendre en conscience leur responsabilité en votant Emmanuel Macron ? »

7h30 : François Hollande appelle à voter Macron

« L’essentiel, c’est la France et sa cohésion » et « son avenir européen » alors que la candidate du RN Marine Le Pen « remettrait en cause nos principes » et « nos valeurs », a déclaré l’ancien dirigeant socialiste, invité du 20 Heures de TF1. Selon l’ancien chef de l’Etat, au pouvoir de 2012 à 2017, Marine Le Pen « envisage de changer le quart de la Constitution française » sur les questions de « nationalité, de discriminations » et « d’identité ».

Dans une allusion à l’insoumis Jean-Luc Mélenchon, François Hollande a estimé que « dire simplement "pas une seule voix pour Marine Le Pen" est insuffisant » . « Quelles que soient les réticences, les colères et les réserves que beaucoup peuvent avoir, c’est le vote Macron qui permet que madame Le Pen ne gagne pas », a insisté l’ancien président, qui a souvent critiqué la politique de son ancien ministre.

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Comme tous les jours, on va suivre avec vous tous les détails de la campagne présidentielle en attendant le second tour. Déplacement d'Emmanuel Macron, interview de Marine Le Pen, mais aussi l'actu des candidats battus, rien ne nous échappera !