Présidentielle 2022 : Fabien Roussel veut 30.000 policiers de plus et doubler le budget de la Justice

SECURITE En meeting dans le Nord, Le candidat communiste a promis « de vrais états généraux de la justice » et « une loi de rattrapage budgétaire sur cinq ans »

20 Minutes avec AFP
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Fabien Roussel, candidat communiste à la présidentielle, sur TF1 le 14 mars 2022.
Fabien Roussel, candidat communiste à la présidentielle, sur TF1 le 14 mars 2022. — LAURENT VU/SIPA

Fabien Roussel a profité mardi de son meeting près de Valenciennes, dans le Nord, pour développer ses propositions sur la justice et la sécurité. Le candidat communiste a ainsi promis le recrutement de 30.000 policiers et le doublement du budget de la Justice, et notamment celui du Parquet national financier qui enquête actuellement sur lui après des soupçons d’emploi fictif.

« Je veux une police et une justice qui puissent agir au plus près des citoyennes et des citoyens, qui répondent à leurs attentes, qui en aient les moyens », a-t-il déclaré, défendant « le droit à la tranquillité » pour « chaque citoyen, quel que soit son lieu d’habitation ».

Une justice « à bout de souffle »

Il a donc proposé « une refondation de l’organisation des forces de la police » et le « recrutement de 30.000 policiers », devant 1.200 personnes réunies à Anzin, non loin de sa commune de Saint-Amand-les-Eaux.

Dénonçant une justice « à bout de souffle à force d’être affaiblie par des politiques exclusivement comptables », il a promis « de vrais états généraux de la justice », et « une loi de rattrapage budgétaire sur cinq ans (…) pour arriver à un doublement du budget ».

Fabien Roussel a notamment promis de « doubler les moyens du Parquet national financier tout comme ceux de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions ». « Je leur fais une totale confiance pour s’attaquer aux délinquants en col blanc », a-t-il déclaré, souhaitant qu’ils puissent « éplucher les comptes des multinationales qui reçoivent de l’argent public et qui pratiquent la fraude fiscale ». Le candidat est lui-même visé depuis peu par une enquête du PNF pour « détournement de fonds publics », accusé d’avoir été payé entre 2009 et 2014 comme assistant d’un député, sans avoir réellement travaillé pour le Parlement. Le candidat affirme lui avoir des « documents » prouvant son activité.

Roussel fustige le salaire à vie des présidents

Voulant « mettre fin à l’enrichissement des responsables politiques qui cumulent les émoluments comme certains cumulent les jetons de présence dans les conseils d’administration », le prétendant à l’Elysée s’est par ailleurs demandé « comment certains candidats à l’élection présidentielle ont pu accumuler un tel patrimoine, au point d’être millionnaire ? ». « C’est pas chez nous qu’il faut regarder s’il y a de l’enrichissement », a-t-il affirmé.

Fabien Roussel a aussi promis de « mettre fin au salaire à vie des présidents de la République ». Si l’actuel président était battu, « il retrouverait vite un travail dans une banque », a-t-il argumenté, mais « ce serait gonflé qu’il touche un salaire de banquier et un salaire d’ancien président ».