Présidentielle 2022 : A Rennes, la permanence de Fabien Roussel visée par des tags

DEGRADATIONS Des messages injurieux accusent le candidat communiste à l'élection présidentielle de traîtrise. Une plainte a été déposée

Camille Allain
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A Rennes, le siège départemental du Parti communiste français avait fait l'objet de tags injurieux à destination du candidat à l'élection présidentielle Fabien Roussel.
A Rennes, le siège départemental du Parti communiste français avait fait l'objet de tags injurieux à destination du candidat à l'élection présidentielle Fabien Roussel. — PCF 35

« Roussel, traître du prolétariat ». Ce mardi matin, les responsables du Parti communiste d’Ille-et-Vilaine ont découvert des tags insultants inscrits sur les volets de leur permanence départementale. Ces bureaux situés dans le quartier Bréquigny, au sud de Rennes, servent actuellement de QG pour la campagne de Fabien Roussel à l’élection présidentielle. Les tags inscrits sur le bâtiment s’en prennent directement au candidat communiste et à la direction du parti, qu’ils accusent de traîtrise. Une voiture aux couleurs du PCF garée devant la permanence a également fait l’objet de dégradations : trois pneus ont été crevés et des vitres ont été brisées.

Dans un communiqué, les responsables locaux dénoncent « une volonté d’intimidation manifeste » et condamnent ces actes de violences. Une plainte a été déposée par les responsables départementaux du parti. « La violence et l’intimidation n’ont pas leur place dans le débat politique », préviennent-ils. Un rassemblement en présence de plusieurs partis politiques locaux est prévu ce jour à 17h45. 

Soupçons d’emplois fictifs

Crédité de 3 % d’intentions de vote selon les derniers sondages, Fabien Roussel est chahuté depuis les révélations de soupçons d’emplois fictifs révélés par Mediapart au sujet de son poste d’assistant parlementaire entre 2009 et 2014. Une enquête a été ouverte et confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF). Après les accusations du média en ligne, Fabien Roussel avait affirmé qu’il avait des « documents » prouvant son activité d’assistant parlementaire de Jean-Jacques Candelier (ex-député du Nord).