Présidentielle 2022 : « Mon adversaire c’est l’injustice », affirme Anne Hidalgo lors de son meeting à Rennes

MEETING En meeting ce vendredi, Anne Hidalgo a appelé à « changer de politique », « changer de majorité » et surtout « changer d’avenir ! », le slogan de sa campagne

20 Minutes avec AFP
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Anne Hidalgo était ce vendredi 11 mars en meeting à Rennes. (Photo d'illustration)
Anne Hidalgo était ce vendredi 11 mars en meeting à Rennes. (Photo d'illustration) — GILLES MOREL/SIMAX/SIPA

Bloquer les prix de l’énergie, augmenter le Smic, maintenir la retraite à 62 ans : en meeting à Rennes, la socialiste  Anne Hidalgo a affirmé vendredi que son adversaire était « l’injustice », taclant un président sortant « et de droite et de droite ».

« Dans ce pays miné aujourd’hui par les inégalités dès le plus jeune âge, à l’école, puis dans le début de leur vie professionnelle, et tout au long de leur carrière, mon adversaire, c’est l’injustice ! », a déclaré la candidate à l’Elysée.

Devant quelque 800 personnes conquises, réunies dans la Halle Martinot sur la célèbre place des Lices, Anne Hidalgo, en grande difficulté dans les sondages, a appelé à « changer de politique », « changer de majorité » et surtout « changer d’avenir ! », le slogan de sa campagne.

« Si les Français me font confiance, dès le mois de mai, je bloquerai les prix de l’énergie, je baisserai à 5,5 % la TVA qui leur est appliquée, j’augmenterai le Smic de 15 % et je demanderai aux partenaires sociaux d’ouvrir des négociations salariales dans toutes les branches professionnelles », a expliqué Anne Hidalgo, créditée d’environ 2 % des intentions de vote.

Un projet « pas fait pour rejoindre les étagères »

En présence des maires de Rennes et Nantes Nathalie Appéré et Johanna Rolland, sa directrice de campagne, mais aussi de l’ex-maire de Rennes Edmond Hervé et du climatologue Jean-Jouzel, la candidate a taclé le président Macron : « quand on se dit "ni de droite, ni de gauche", nous le savons, c’est "et de droite et de droite" ».

Défendant un projet « crédible, sérieux, et pas fait pour rejoindre les étagères », Anne Hidalgo a prévenu : si Emmanuel Macron est réélu, « toutes ces réformes de régression tentées depuis cinq ans, nous les subirions sans rémission dans les cinq ans qui viennent », « en commençant par l’âge de la retraite à 65 ans » – proposition du candidat président confirmée cette semaine.