Présidentielle 2022 : Pécresse réaffirme « détester et combattre » la théorie « du grand remplacement »

MISE AU POINT Sur « France 2 », la candidate LR a expliqué voir dans cette polémique « un jeu malsain entre Emmanuel Macron et Eric Zemmour et Marine Le Pen » pour la priver de second tour

20 Minutes avec AFP
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Valérie Pécresse devant les bureaux de Nicolas Sarkozy, s’apprête à rencontrer l'ancien président, à Paris le 11 février 2022.
Valérie Pécresse devant les bureaux de Nicolas Sarkozy, s’apprête à rencontrer l'ancien président, à Paris le 11 février 2022. — WITT/SIPA

L’objectif de Valérie Pécresse était clair : éteindre la polémique sans faire de rétropédalage, ni même un mea culpa, mais simplement par une explication de texte. La candidate LR à la  présidentielle, critiquée pour avoir évoqué dimanche la théorie complotiste du « grand remplacement », a dénoncé mardi une « polémique montée » par ses adversaires sur ce qu’elle a qualifié de « théorie de la haine et de la peur ». Selon elle, depuis qu’elle est désignée candidate, « il y a un jeu malsain entre  Emmanuel Macron et  Eric Zemmour et  Marine Le Pen pour essayer de faire en sorte qu’ils se retrouvent face à face ».

« Soyons très clairs, je suis le vrai rempart républicain à la théorie du "grand replacement". (…) Je la déteste, je la combats », a déclaré la candidate sur France 2. C’est une « polémique montée avec une expression que j’utilise depuis des mois pour dire que je lutte contre ce "grand remplacement" » supposé de la population européenne par une population non européenne. « Je ne le légitime pas puisque je dis que je n’en veux pas », a-t-elle insisté.

Sarkozy « reste une référence très forte »

« L’immigration​ incontrôlée et l’intégration ratée » peuvent « disloquer une nation. Je veux l’ordre et la concorde », a-t-elle en outre réaffirmé. « Cette ligne que je défends est la même » avec « ordre, liberté, République ». « Je veux laver cette chose publiquement : c’est moi qui seule ai la solution » et « elle est républicaine. Sans quotas migratoires comment arrivera-t-on à réguler les flux, à contrôler l’immigration incontrôlée ? ».

Enfin, sur Nicolas Sarkozy, qui l’avait critiquée dans des propos rapportés par le Figaro, Valérie Pécresse a dit sa « conviction qu’il (la) soutiendra ». « Je suis une femme totalement libre, je trace ma route, mais Nicolas Sarkozy reste une référence très forte et je souhaite qu’il me soutienne, (…) tout le sépare d’Emmanuel Macron ».