Présidentielle 2022 : L’eurodéputée Maxette Pirbakas, figure ultramarine du RN, part chez Zemmour

MERCATO Maxette Pirbakas siège au Parlement européen depuis 2019. Lors des régionales de 2021, elle avait mené la liste RN en Guadeloupe mais n’avait recueilli que 3,42 % des voix au 1er tour

20 Minutes avec AFP
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Marine Le Pen et Maxette Pirbakas au Salon de l'Agriculture, à Paris le 25 février 2020 (illustration).
Marine Le Pen et Maxette Pirbakas au Salon de l'Agriculture, à Paris le 25 février 2020 (illustration). — Alain ROBERT

A l’approche de la présidentielle, la guerre fratricide continue à l’extrême droite. L’eurodéputée RN Maxette Pirbakas, élue de Guadeloupe, a à son tour annoncé son ralliement à Eric Zemmour mardi soir dans Le Figaro. Elle imite ainsi les eurodéputés Jérôme Rivière et Gilbert Collard ou encore l’ancien identitaire Damien Rieu, transfuges eux aussi du parti de  Marine Le Pen.

Eric Zemmour, « c’est quelqu’un qui n’est pas politicien. Je me retrouve en lui. Il est à l’écoute, il ne prétend pas parler à la place des Ultramarins », estime l’élue guadeloupéenne, âgée de 46 ans.

La charge de Mariani

Des remous ont également eu lieu chez les élus RN de Paca, depuis que Sophie Grech, conseillère régionale et élue municipale des quartiers nord de Marseille, a annoncé donner son parrainage au candidat Reconquête ! plutôt qu’à Marine Le Pen. Elle a pour cela été tancée par Thierry Mariani dans un tweet : « comme les 39 élus au Conseil Régional sur la liste que je conduisais en PACA, elle avait signé un engagement sur l’honneur de parrainer Marine Le Pen. Étonnant cette conception de l’honneur qui ne dure que 8 mois ».

Le sénateur RN des Bouches-du-Rhône et conseiller municipal, Stéphane Ravier, a préféré temporiser : « Après les événements d’hier, je réunis ce soir les élus de mon groupe municipal où tous les patriotes marseillais ont leur place. Sophie Grech, comme les autres, peut compter sur mon amitié. Le rassemblement contre le macronisme se fera par la discussion ».

Stéphane Ravier « n’est pas sur le départ »

En revanche, Stéphane Ravier a nié formellement tout départ imminent dans le camp Zemmour : « il n’en est pas question une seule seconde », a insisté son entourage. « Stéphane n’est pas sur le départ. A défaut de partager le départ de Sophie Grech, il la comprend. Depuis le début il dit qu’il faut arrêter de s’envoyer des pavés car chacun aura besoin de l’autre au second tour. Stéphane veut jouer le rôle de casque bleu ».

« Ce que je n’admets pas, c’est la dissimulation, le moment et la volonté de saboter ma campagne beaucoup plus que de porter la campagne de quelqu’un d’autre », a fustigé Marine Le Pen, mardi à Brest, sans donner de nom. La veille, elle avait demandé à l’eurodéputé Nicolas Bay de clarifier sa position.