Présidentielle 2022 : Valérie Pécresse veut « radicalement » revoir le modèle des Ehpad

MAISON DE RETRAITE A la suite du livre « Les Fossoyeurs », sur les défaillances dans les établissements Orpea, la candidate LR a plaidé pour « un référentiel obligatoire » pour tous les établissements

20 Minutes avec AFP
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Un Ehpad en Côte-d'Or (illustration).
Un Ehpad en Côte-d'Or (illustration). — JC Tardivon

Dans le cadre de la campagne présidentielle, Valérie Pécresse continue de dérouler son programme. La candidate LR s’attaque cette fois au dossier des  maisons de retraite, sous les feux de l’actualité après la publication d’un livre dénonçant de graves défaillances dans les établissements privés du groupe Orpea. Elle a ainsi appelé mercredi à « radicalement changer le modèle des  Ehpad ».

« Bouleversée » par les révélations de cet ouvrage, la candidate a qualifié ces dysfonctionnements de « naufrage » et a plaidé pour « un référentiel obligatoire » auquel « tout établissement public ou privé devra se soumettre ». Il faut selon elle que les conditions de vie quotidienne soient « strictement contrôlées », de la qualité de l’alimentation​ et des soins à la taille des chambres, en passant par « le temps consacré individuellement à chaque résident par les soignants ».

« J’assume que les Ehpad qui ne respecteront pas ces indicateurs seront fermés et les exploitants qui mettent leur profit avant le sens de leur mission, en portant atteinte à la dignité humaine de leurs résidents, poursuivis », a ajouté Valérie Pécresse. Elle a également plaidé pour « donner la priorité au maintien à domicile, avec notamment un doublement des crédits d’impôt pour les services à la personne ».

Des repas « rationnés » pour plus de rentabilité

Dans un livre-enquête Les Fossoyeurs, le journaliste Victor Castanet décrit un système où les soins d’hygiène, la prise en charge médicale, voire les repas des résidents sont « rationnés » pour améliorer la rentabilité du groupe Orpea, alors même que les séjours sont facturés au prix fort.

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a qualifié mercredi ces révélations d'« absolument révoltantes » et estimé que « si ces faits sont avérés, ils devront évidemment être sanctionnés avec la plus grande sévérité ». La ministre déléguée chargée de l’Autonomie des personnes âgées, Brigitte Bourguignon, rencontrera d’ailleurs « dans les plus brefs délais » le directeur général d’Orpea, Jean-Christophe Romersi, « à la demande du ministre de la Santé ».