Présidentielle 2022 : Anne Hidalgo ne créera « pas une nouvelle loi pour diminuer le temps de travail »

PROPOSITIONS Pour la candidate PS, cette réduction du temps de travail pourrait se faire sur la base du volontariat des entreprises et des organisations syndicales

M.F avec AFP
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Anne Hidalgo, candidate PS à la présidentielle 2022.
Anne Hidalgo, candidate PS à la présidentielle 2022. — ROMAIN DOUCELIN/SIPA

Anne Hidalgo le répète : si elle est élue à l’élection présidentielle de 2022, elle ne décrétera pas « une nouvelle diminution du temps de travail ». « Je laisserai les partenaires sociaux en décider », a affirmé la candidate PS sur BFMTV et RMC. « Les organisations syndicales pourront se saisir de ce sujet dans la grande négociation interprofessionnelle de branches et ensuite d’entreprises que j’ouvrirai (…) et elles s’en saisiront volontairement », a détaillé la maire de Paris.

Début octobre, Anne Hidalgo avait assuré sur France 3 que « reposer la question du temps de travail » était une évidence, en émettant l’idée de passer de la semaine de 35 à 32 heures. A cette époque déjà, elle avait rappelé que cette décision ne revenait pas à un président, mais qu’il était tout de même « là pour donner une impulsion ».

« C’est la marche inéluctable du progrès social »

« Je regarde ce que fait Pedro Sanchez [président du gouvernement espagnol] en Espagne. Il a dit que les entreprises et les organisations syndicales qui ont envie de se saisir de ce sujet y aillent et on les accompagnera. Donc moi, c’est comme ça que j’envisage les choses : s’ils ont envie d’y aller, on les accompagnera, mais je ne créerai pas une nouvelle loi pour diminuer le temps de travail », a poursuivi la candidate.

Elle a toutefois souligné que « c’est la marche inéluctable du progrès social que d’avoir eu ces grandes conquêtes » comme « la diminution du temps de travail », rappelant qu’elle vient « d’un milieu ouvrier » et qu’elle a « vu ses oncles mourir à 60 ans juste après leur vie professionnelle ».