Troisième tour : Les présidents des départements élus ce jeudi, la droite domine

POLITIQUE Après le second tour des élections départementales de dimanche, quelques incertitudes persistent notamment en Seine-Maritime et dans le Vaucluse

20 Minutes avec AFP
Le conseil départemental de la Haute-Garonne (illustration).
Le conseil départemental de la Haute-Garonne (illustration). — SIPA

Même si quelques incertitudes doivent encore être levées, la droite va confirmer ce jeudi son assise locale. Après des élections marquées par une abstention historique, les présidents des conseils départementaux vont en effet être désignés.

La droite, qui disposait d’une très large majorité de 70 départements contre 33 pour la gauche (avec les Outremer) depuis les élections de 2015, pourrait en gagner jusqu’à trois de plus si certains de ses candidats sont élus présidents lors des réunions des nouveaux conseils départementaux.

La plus grande incertitude concerne la Seine-Maritime, département présidé par Bertrand Bellanger, proche d’Edouard Philippe, qui est susceptible de rebasculer à gauche. Tout dépend du choix d’un élu centriste, Dominique Métot, ex DVG réélu dimanche et qui revendique son indépendance, même s’il a voté les budgets de la dernière mandature.

L’Ardèche vire à droite

Autre département où la droite et la gauche n’avaient pas réussi à se départager dimanche lors du second tour avec six cantons chacune : le Vaucluse qui devrait toutefois rester à droite. Le binôme élu dans le canton de Bollène, dont le maire de la ville, un ancien socialiste, a annoncé en effet qu’il voterait pour la candidate LR, Dominique Santoni.

L’Ardèche, bastion de la gauche depuis 23 ans, va basculer à droite. Olivier Amrane devrait devenir le nouveau président du département aux mains de la gauche depuis 1998, grâce au soutien d’un binôme indépendant, en rupture avec la majorité sortante, qui a annoncé lundi qu’il le soutiendrait.

La droite a par ailleurs créé la surprise dimanche en remportant une victoire historique dans le Puy-de-Dôme, un bastion de la gauche qui n’a connu que deux alternances à droite depuis 1945 : entre 1973 et 1976 puis entre 1992 et 1998. Elle a aussi ravi les départements des Alpes-de-Haute-Provence et le Finistère, tous deux à gauche depuis 23 ans et conquis le Val-de-Marne, le dernier fief du Parti communiste, qu’il dirigeait depuis 1976, après la perte surprise de l’Allier en 2015. Pour sa part, la gauche a récupéré la Charente et les Côtes-d’Armor qui étaient passées à droite en 2015.