Résultats des départementales : Les Côtes-d'Armor basculent à gauche, le Finistère vire à droite

ELECTIONS Le scrutin départemental a encore été marqué par une très forte abstention dimanche

C.A. avec AFP
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Illustration d'une carte d'électeur dans un isoloir lors du premier tour des élections régionales en Bretagne.
Illustration d'une carte d'électeur dans un isoloir lors du premier tour des élections régionales en Bretagne. — C. Allain / 20 Minutes
  • En Bretagne, deux départements ont basculé dimanche soir au deuxième tour des élections départementales. Le Finistère vire à droite quand les Côtes d’Armor passent à gauche.
  • L’Ille-et-Vilaine devrait rester à gauche mais les écologistes ont poussé à Rennes. Le Morbihan reste fidèle à la droite.
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La gauche a perdu un bastion. Mais elle en a gagné un autre. Dans l’ombre du scrutin régional, les élections départementales ont parfois eu du mal à exister en Bretagne comme ailleurs. Dans la région, le scénario de cette élection fonctionnant par système de canton était pourtant plus palpitant que son homologue régionale. Les principaux enseignements ? La gauche perd le Finistère mais gagne les Côtes d’Armor. En Ille-et-Vilaine, la majorité socialiste sortante va devoir négocier avec EELV. Quant au Morbihan, il reste fidèle à la droite.

Seuls deux des quatre départements bretons – Morbihan et Ille-et-Vilaine – ont conservé dimanche leur majorité sortante à l’issue des élections départementales, la droite ayant remporté le Finistère sur le fil, tandis que les Côtes-d’Armor virent largement à gauche.

Fin d’un règne de vingt-trois ans dans le Finistère

Le Finistère, à gauche depuis vingt-trois ans, repasse à droite de justesse avec 28 sièges contre 26 à gauche. Le département était dirigé par Nathalie Sarrabezolles (PS). L’abstention a atteint 63,24 % contre 64,45 % au premier tour.

Dans les Côtes-d’Armor, l’union de la gauche a en revanche largement ravi à la droite et au centre la majorité qu’elle avait perdue en 2015 avec 38 des 54 sièges à pourvoir et 19 cantons sur 27. C’est dans ce département présidé par Romain Boutron (LR) que l’abstention a été la moins forte (59,69 %). Elu depuis 2008, Christian Coail est candidat à la nouvelle présidence.

Le Morbihan dirigé par le président DVD François Goulard, qui ne se représentait pas, a gardé le cap dimanche, avec 32 sièges à droite sur les 42 à pourvoir. La gauche a résisté, notamment à Lorient. C’est le patron de l’Union cycliste internationale (UCI) et maire de Sarzeau David Lappartient qui devrait prendre la présidence.

Les départementales en Bretagne

Pas de changement non plus en Ille-et-Vilaine, où la gauche conserve la majorité de ce département présidé par le PS depuis 2004, avec 34 sièges sur les 54 à pourvoir. A noter la forte poussée des écologistes, qui remportent cinq des six cantons rennais, souvent face à des ténors du PS local. En dehors de Rennes, une forte majorité des cantons sont restés fidèles à leurs choix des précédentes élections. Le président sortant Jean-Luc Chenut (PS), réélu dans son canton, devra négocier avec les Verts pour garder la main.