Résultats des régionales en Centre-Val de Loire : Le président sortant François Bonneau (gauche) remporte le second tour

POLITIQUE Arrivé ce dimanche en tête du premier tour des élections régionales (24,81 %), il avait annoncé la fusion de sa liste PS-PCF avec celle EELV-LFI

F.F. avec AFP
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François Bonneau, président de région
François Bonneau, président de région — ALAIN JOCARD / AFP

Le président sortant de la région Centre-Val de Loire François Bonneau (PS), a remporté le second tour des élections régionales ce dimanche. Le socialiste a été largement réélu à la présidence de la région Centre-Val de Loire, profitant de la désunion de la droite et de la majorité présidentielle, a-t-il annoncé dimanche soir à Orléans.

Avec un peu plus de 80 % des suffrages dépouillés à 21 heures, le président sortant est crédité 36,99 % des voix, largement devant le candidat RN Aleksandar Nikolic (24,35 %). Les deux autres candidats de la quadrangulaire du second tour, Nicolas Forissier (LR) et le ministre Marc Fesneau (majorité présidentielle), sont crédités respectivement de 22,75 % et de 15,92 %.

Fusion avec la liste EELV-LFI

« C’est un moment de bonheur. (…) Les forces de la gauche et de l’écologie ont su converger. Nous faisons un score supérieur à l’addition des deux listes. (…) Nous sommes très nettement devant les autres forces politiques de la région », s’est réjoui François Bonneau. Le socialiste, qui s’était allié avec les communistes dès le premier tour, avait fusionné entre les deux tours avec la liste EELV-LFI, pour reconstituer l’actuelle majorité régionale.

« Notre projet a une grande ambition sociale. C’est une victoire et c’est un engagement pour la transition écologique », a-t-il lancé. Représentant de la majorité présidentielle, le ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, a lui regretté « l’abstention » et l’impossibilité d’alliance avec la droite entre les deux tours.

« Je pense que l’on doit tous être inquiets »

« Ce n’est pas moi qui dois regretter, c’est Nicolas Forissier. On peut regretter, mais c’est fait et on ne va pas pleurer sur le lait renversé », a-t-il commenté. Interrogé sur son avenir au gouvernement, le ministre a estimé qu’il « ne lui appartient pas de décider de son sort ».

De son côté, le candidat RN Aleksandar Nikolic a fustigé l’acheminement défaillant, selon lui, de la propagande électorale. Il s’est aussi inquiété du faible taux de participation au scrutin (32,34 %).

« C’est un problème de voir à quel point les électeurs ne s’intéressent pas aux élections locales. Je pense que l’on doit tous être inquiets », a estimé Aleksandar Nikolic. « Ce n’est pas représentatif pour les présidentielles », a-t-il insisté.