Régionales : Christian Jacob demande le retrait des listes de Fesneau, Rugy et Thuriot

ELECTIONS REGIONALES Christian Jacob veut tout faire pour éviter les victoires « de l’extrême gauche et de l’extrême droite »

J.-L.D. avec AFP

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Christian Jacob, chef de file des Républicains
Christian Jacob, chef de file des Républicains — GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Le président des Républicains (LR) Christian Jacob a demandé ce lundi « le retrait des listes de la majorité présidentielle » de Marc Fesneau, François de Rugy et Denis Thuriot pour éviter « un risque de gouvernance avec l’extrême gauche » dans trois régions.

« Nous souhaitons éviter partout que l’extrême droite ou l’extrême gauche arrivent au pouvoir. Or il y a un risque de gouvernance avec des équipes de l’extrême gauche ou des Verts extrémistes dans un certain nombre de régions », a fait valoir le patron de LR à l’issue d’un Conseil stratégique du parti.

« Il faut que demain pas une voix ne manque à Renaud Muselier »

C’est pourquoi « dans les Pays de la Loire, nous demandons à François de Rugy de se retirer » et « en Centre-Val-de-Loire nous demandons à Marc Fesneau de se retirer également », ainsi qu'« à Denis Thuriot en Bourgogne-Franche-Comté », a-t-il ajouté.

Le Conseil stratégique a par ailleurs « rappelé un soutien unanime à Renaud Muselier face au Rassemblement national » en Paca, a ajouté Christian Jacob qui fera un déplacement « avec Gérard Larcher et François Baroin » cette semaine dans la région où le RN devance LR de 4,5 points. « Il faut que demain pas une voix ne manque à Renaud Muselier », a-t-il martelé.

Premier parti de France

Au lendemain du premier tour marqué par un bon score des sortants de droite, le président de LR a estimé que les régionales avaient été un « échec cuisant et cinglant » pour le RN « qui s’effondre » et pour le président de la République « qui montre son incapacité a s’implanter dans les territoires ».

« On nous a expliqué à longueur d’antenne que LR était explosé, déchiré entre le RN et Emmanuel Macron » mais « nous sommes, et de très loin, le premier parti de France », a-t-il affirmé. « Nous avons gagné sur la clarté, la transparence et compétence de nos équipes » et la performance du premier tour « est un très bon résultat, mais les choses ne sont pas terminées » avant le second tour, a-t-il ajouté.

En Ile-de-France il n’y a selon lui « aucun risque que l’extrême gauche arrive » au pouvoir tant Valérie Pécresse (ex-LR) a « une très nette avance ». Alors que le bon score de Valéry Pécresse, tout comme celui de Laurent Wauquiez en Auvergne-Rhône-Alpes et de Xavier Bertrand dans les Hauts de France, risque de raviver le débat sur le choix du candidat de la droite pour 2022, Christian Jacob a exclu d’accélérer le tempo. Le calendrier prévoyant de désigner un candidat à novembre est « calé » et « ne bougera pas », a-t-il martelé.