Elections régionales dans le Grand-Est : Que proposent les quatre candidats pour les jeunes ?

POLITIQUE Rottner, Jacobelli, Romani, Klinkert, les candidats présents au second tour des élections régionales débordent d’idées pour les 18-24 ans

Gilles Varela

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Illustration. Un jeune homme tenant une carte d'électeur en main.
Illustration. Un jeune homme tenant une carte d'électeur en main. — GILE Michel/SIPA
  • Le deuxième tour des élections régionales dans le Grand-Est verra une quadrangulaire s’affronter pour occuper le siège de son actuel Président Jean Rottner (LR).
  • Face au fort taux d’abstention du premier tour, notamment celui des moins de 25 ans, et fort des compétences des régions qui les concernent, les jeunes sont naturellement très courtisés par les candidats.
  • 20 Minutes a demandé à chacun quelle sera leur première mesure en faveur des 18-24 ans, une fois élu.

Une fois encore, l’abstention des jeunes lors du premier tour des élections régionales s’est révélée particulièrement forte. Alors autant dire que les propositions des candidats à leur adresse abondent. Tous se disent conscients des difficultés que les jeunes rencontrent, « les plus fortement impactés par les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire » et leurs programmes oscillent entre mobilités, formations, subventions, aides directes…. 20 Minutes a demandé à Jean Rottner (LR), Laurent Jacobelli (RN), Eliane Romani (EELV) et la ministre Brigitte Klinkert, quelle sera, une fois élu, leur première décision en faveur des 18-24 ans.

Jean Rottner (LR) joue le combo mobilité/formation

Sans trop de surprise tant il l’a annoncé, la première mesure qui sera mise en place par Jean Rottner est le Pass Mobilités/Formation. Car la rentrée scolaire et universitaire approche, « il faut donc être prêt le plus rapidement possible pour soutenir et accompagner nos jeunes, pour les encourager à la fois à s’engager dans un parcours de formation, mais aussi à élargir leurs perspectives géographiques », explique l’actuel président du Grand-Est. Conscient que certains jeunes « se refusent à certains secteurs parce que la formation dispensée est trop loin de leur lieu de vie initial », le candidat compte faciliter leurs déplacements, « un facteur-clé pour l’insertion ». Pour rappel, le Pass Mobilités/Formation revient à proposer 1.000 euros à 10.000 jeunes entrant en formation pour leur permettre de financer leur permis de conduire, une voiture, ou de combiner un abonnement TER avec l’acquisition d’un vélo.

Laurent Jacobelli (RN), un permis de conduire « gratuit » sous condition

Pour Laurent Jacobelli, candidat du Rassemblement national, aider les jeunes passe également par favoriser leur mobilité. « Une mesure forte du programme porte sur le permis de conduire. Beaucoup, notamment en milieu rural, en ont besoin pour se déplacer, pour leurs études ou accéder à leur premier emploi. Malheureusement aujourd’hui, la desserte en train, en car, n’est pas toujours idéale. » Le candidat propose donc à ceux âgés de moins de 25 ans et qui veulent passer leur permis, que la région le prenne en charge, sous réserve d’heures limitées. Un permis pas vraiment gratuit puisqu’en échange il leur sera demandé 40 heures au profit de la collectivité, ou de leur commune si c’est une commune rurale, « car beaucoup d’entre elles n’ont pas les moyens d’employer des gens pour des petites missions. » Un « avantage pour l’emploi, un retissage des liens intergénérationnels, de désenclavement et de participation à la vie de la collectivité », assure Laurent Jacobelli.

Eliane Romani (EELV) vise « un revenu de transition écologique »

« Difficile de sortir une mesure du programme en particulier », souligne avant tout Eliane Romani. « Mais une des plus importantes, ce sont les 100.000 projets d’avenir, soutenus par un revenu de transition écologique », explique l’écologiste. Un soutien, un accompagnement « pour les jeunes qui veulent s’engager dans un projet entrepreneurial, une formation, dans une association, qui a une visée de transition écologique et sociale, poursuit la candidate. Nous voulons que les jeunes puissent avoir une vision à long terme, avoir les moyens de prendre leur juste place dans la société, de se projeter dans l’avenir, ce sont eux qui feront la transition écologique. » Un revenu de combien ? « Cela pourrait être en complément d’autres choses, c’est encore à affiner car on va mettre en place une coopérative pour gérer ça. Mais ça pourrait aller jusqu’à 1.000 euros par mois, c’est à voir au cas par cas mais avec l’objectif qu’ils puissent vivre enfin. »

Brigitte Klinkert (majorité présidentielle) pour un pack à un euro

Si l’actuelle ministre de l’Insertion est forcément sensible à la formation, l’apprentissage et l’accompagnement des jeunes, « de nombreuses mesures qui font partie de son programme », la première pour les jeunes que prendra Brigitte Klinkert sera « la mobilisation d’un budget de 60 millions d’euros pour la création de Packs lycéens à un euro. Ce pack comprend le prix du transport et du repas, sous condition de ressources, pour ne laisser aucun jeune au bord de la route. »